Au fil de l'eau

"Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants."

20 novembre 2009

Les cordonniers et nous

Quand on me demande ce que je fais comme boulot, je réponds comptable.

Ca va plus vite.

Pour certain, c’est comme si je leur disais que je travaille aux impôts : soit ils m’évitent tout le restant de leur vie, soit ils me demandent de les aider à faire leur déclaration.

Pour d’autres, c’est vraiment LE boulot sans intérêt. Ils cherchent les petites lunettes rondes, l’attaché-case, et le tailleur strict. Sur que vu le style déjanté que je me traîne, je perturbe un peu leur idée de base. Ils m’imaginent toute la journée à saisir des factures et les règlements correspondant et il m’arrive de leur expliquer que ce n’est pas QUE ça, être comptable. Ce qu’ils imaginent, c’est une aide-comptable. Les gens qui occupent le même type de poste que moi se contentent de saisir les pièces compliquées.

En même temps, je ne jette la pierre à personne. Je pensais la même chose avant d’être comptable. (Oui parce que j’ai été comptable avant d’être ce que je suis). Et dans ce boulot, on est capable de passer une tonne d’écriture comptable pour une petite opération de merde qui s’élève à quelques centimes d’€uros.

Donc voilà, je continue à dire que je suis comptable, alors que ce n’est qu’une petite partie de mon boulot. Et j’ai même poussé le vice à laisser ce terme sur ma fiche de paie (de toute façon, c’est moi qui fais les paies).

En bonne comptable qui se respecte, je tiens mes comptes parfaitement à jour. Aheum ! Ca fait un peu plus de trois ans (4 ? 5 ?) que j’ouvre tout juste mes relevés bancaires, (et encore, pas tous) je m’extasie en découvrant le solde qui me reste en banque et je range mon relevé dans un coin. Au début, j’ai eu honte. Mais comme ça n’a rien changé, j’ai fini par assumer mon manque total de sérieux. Moi, les rapprochements bancaires, ça me gave.

Il y a un proverbe qui dit que ce sont les cordonniers les plus mal chaussés et je n’aime pas contrarier les proverbes moi.

Rahan non plus.

Ceux qui s’achètent un bateau par passion, pour y vivre et qui n’ont pas encore gagné au loto, ils ont intérêt à être multitâches. Outre la navigation, faut savoir faire de la menuiserie, de la plomberie, être bricoleur, connaître divers matériaux …. Etc.. mais il faut aussi toucher sa bille en électricité.

Parce que sur un bateau, si tu y vis et si tu navigues avec, il te faut le 220 comme à la maison et le 12 pour être indépendant. Il faut savoir qu’une mauvaise installation électrique peut causer de l’électrolyse ce qui est très gênant : ton bateau, il peut finir par couler.

Moi j’étais tranquille, Rahan touche sa bille dans à peu près tout. Il est doué, ingénieux et il bosse bien.

Quand nous avons acheté notre bateau, il y avait donc un tableau électrique et des tas d’appareils branchés dessus. A peine installés, Rahan a démonté le tableau électrique pour vérifier toute l’installation et débrancher des fils inutiles. Parce que le proprio d’avant, il s’installait un pilote automatique, puis il en changeait mais il ne retirait pas l’ancienne installation électrique. Je ne vous dis pas le bordel que ça a donné.

Ca fait 7 ans que nous vivons sur cette petite merveille. Sept ans que le tableau électrique est comme ça :

tableau__lectrique

Si je n’ai pas honte de ne pas faire mes comptes … là, je te le dis tout net : la TE-HON !

Surtout que tu rentres chez nous, tu regardes à droite vers la table à carte, et hop tu tombes sur ce … truc. Le tableau, il tient par la seule vis que Rahan a daigné laisser.

A l’origine, l’ancien propriétaire avait collé des étiquettes pour préciser à quoi correspondaient les mini-interrupteurs. Rahan a tout laissé en l’état.

L’autre jour, un ami était avec nous et comme la nuit tombait, il a voulu allumer la lumière du cockpit. Bien entendu, il n’a pas trouvé l’interrupteur correspondant. Et moi de lui répondre le plus naturellement possible

-          Ah mais non mais si tu veux allumer la lumière, c’est « feux de pont ».

Interloqué, il est resté pétrifié devant le truc qui nous sert de tableau électrique puis a demandé

-          Ah ? et feux de pont c’est quoi ?

-          Instruments (de navigation)

-          Euh … c’est original … et instruments ?

-          Pilote … de toute façon, il est mort.

-          Ah ah ! et avant, pilote c’était quoi ?

-          Feux de navigation

-          Certes …. Et feux de navigation tu les trouves comment ?

-          Pompe de douche

-          Whaaaaaaaaaa ! et quand tu veux vider l’eau de la douche ?

-          Laisse tomber, on a viré l’étiquette, y’a du scotch dessus comme ça on repère de suite.

-    Ah ben oui c’est plus facile Et pour l'eau c'est quoi ?

-     Ben c'est eau ! tu nous prends pour qui ?

-          … et la pompe de la douche à l’avant alors ?

-          Ah oui, cette étiquette aussi a disparu, faut compter le 7ème interrupteur en partant du bas

-          Ah y’a pas, ça fait travailler la mémoire…. Mais dis moi … c’est quoi le boulot de Rahan déjà ?

Devinez …

Posté par Kaliuccia à 11:21 - Nous - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 novembre 2009

Du rire aux larmes.

Hier soir, j’ai visionné pour la millième fois quelques épisodes du docteur Maison.

Oui ben ça va hein, je vois venir les critiqueurs, moi je l’aime parce qu’il est immonde ce type. Et puis je suis comme ça, une accro des séries télévisées.

Alors c’est sur que quand je cause avec la haute société, je vais parler du dernier reportage sur Arte parce que ça le fait. Sauf qu’en vrai, dans ma vie à moi, je déteste les reportages. Je ménage mes neurones. De manière générale, j’évite les images de toute façon, je préfère lire des articles de presse que me laisser traumatiser par des images qui n’auront jamais chez moi l’impact des mots que je lis.

Pour moi, une bonne soirée télé en solitaire (vu que tout le monde ronflait hier soir) c’est une série, de préférence américaine, mon nouveau nom c’est beaufette. M’en cogne, j’assume complètement.

Tu peux les compter sur les doigts d’une main, les séries télé américaines que je n’aime pas. C’est dire qu’il faut vraiment que ça dépasse le niveau navet de série Z pour me dégouter.

Donc hier, je regardais docteur Maison. Et pendant les pubs, je reprenais mon livre pour le dévorer. Merci Seashell, je m’éclate.

Grosse parenthèse ouverte.

Quand on sait qu’avant, je regardais emergency …. Que j’ai arrêté au bout de quelques années parce que j’en avais un peu marre de terminer un lot de trois séries avec les yeux bouffis, le nez bouché et des cadavres de kleenex un peu partout autour de moi.

Quand on sait qu’après j’ai regardé l’anatomie de gray …

D’ailleurs un soir, Rahan sort de sa léthargie ordinatesque et s’interroge sur mon choix télévisuel.

-          Mais ??? c’est encore ton truc là que tu regardais sur les urgences avec tous les médecins là ?

-          Ah non, ça c’est mieux. C’est presque le même principe à la base, mais c’est mieux parce que tu rigoles bien et y’a pas trop d’images dégueu. L’autre, je passais mon temps à pleurer. Là, au moins, je rigole du début à la fin.

Sauf qu’il arrive que ce soit triste. A la moitié de l’épisode, Rahan lève un œil perplexe vers moi. M’énerve quand il fait ça.

-          Tu pleures ?

Putain m’énerve quand il fait ça ! Nooooooooooon bien sur que non ! je suis morte de rire là tu vois pas ?

M’énerve quand il fait ça ! Je fais tout pour renifler en silence (essaie un peu, tu vas voir comme c’est facile) j’essuie mes larmes aussi vite que je peux (mais bon y’en a tellement que j’ai du mal à suivre le rythme) j’ai les yeux explosés d’une droguée et le nez d’une ivrogne ET TU ME DEMANDES SI JE SUIS EN TRAIN DE PLEURER ???? Merde alors !

Alors je ne réponds pas. Rahan se laisse à nouveau happer par son ordi puis lève un nouvel œil perplexe vers moi. M’énerve quand il fait ça.

-          Effectivement, elle a vraiment l’air plus drôle que l’autre cette série là, vraiment.

Il m’énerve quand il fait ça !!!!

Quand on sait que maintenant, je suis accro au docteur maison et qu’en plus, pendant les pubs, je lis un livre qui s’appelle les trois médecins et qui n’est que la suite logique de la maladie de Sachs (même si l’histoire se passe avant mais ça j’en causerais quand vous aurez moins mal au crâne et puis on va encore dire que mes notes sont soit disant trop longues).

Quand on sait tout ça, on pourrait penser que je suis accro à l’univers médical. Comme chacun sait, on est un con. Je tourne de l’œil si je vois une seule goute de sang, je suis persuadée d’avoir la maladie dès qu’on me cause d’un de ses symptômes, j’ai la phobie des hôpitaux au point qu’il faut me menacer pour que j’aille voir une copine qui vient d’accoucher. Donc il ne faut pas se fier aux apparences, même sur un blog. C’est une coïncidence.

Grosse parenthèse fermée.

J’en étais où ? Ah oui. Hier soir, je regardais donc docteur Maison. Eh vous avez remarqué que j’attaque déjà le 690ème mot et que j’en suis toujours à la première phrase ? Dingue ça.

J’étais donc littéralement morte de rire même si je connaissais déjà par cœur les épisodes. Sérieux. Tu croise un type comme lui, il te dit un dixième de ce qu’il balance aux familles des malades, le type il est mort. Et plus c’est immonde, plus je suis hilare.

Arrive ce qui devait arriver, l’un de mes éclats de rire réveille Rahan. Le voilà qui sort de son lit, hirsute, l’œil hagard et la marque du drap sur sa joue mal rasée.

-          Qu’est ce que tu fais ?

-          Rien (secousse de rire) je regarde juste docteur Maison (secousse de rire), pardon mais c’est trop drôle (double secousse de rire).

-          Humpf !

Rahan s’éclipse quelques minutes et je reprends ma lecture en attendant que la page de pub termine.

Passage troublant, émouvant, je fonds en larmes. Rahan reviens, l’œil toujours aussi peu vif mais tout de même assez pour …

-          Tu pleures ?

M’énerve quand il fait ça !!!! Il m’énerve !

-          Ah oui effectivement, ça a l’air très drôle !

IL M’ENERVE QUAND IL FAIT CA !

Posté par Kaliuccia à 16:13 - Nous - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 novembre 2009

Un Tag à ma façon

Et voilà que notre jolie Pakita vient de me tagguer ….

LE BLOG A TOI QUE T’AS

-          Et pourquoi ce nom ?

Parce que je vis sur l’eau toute l’année depuis environ 15 ans et que j’aime ça. Même si ce n’est pas quelque chose que j’annonce dès que je rencontre quelqu’un. Parce que je veux que la chose soit considérée comme « normale ». En tout cas qu’elle ne déclenche pas de hurlements d’horreur. Ca me gave ça. Est-ce que moi je vous dis « tu vis en appartement ????? jaaaaaaaaaaamais je ne pourrais vivre en appartement !!!!». Parce que vous-même, quand vous vous présentez, vous ne dites pas « salut, je m’appelle Bidule et je vis au 15ème étage dans un F5. »

-          Et pourquoi ce pseudo ?

Avant, j’avais un blog et j’étais Caliméro. J’ai fermé ce blog parce que des amies l’avait découvert (oui je sais, je raconte ma vie à des étrangers et je ne supporte pas que mes proches le lisent …) sur le suivant, j’étais Kali. Comme la déesse yeah ! J’ai fini aussi par le fermer parce que je voulais passer à autre chose, mais comme au fond de moi je restais un caliméro … j’ai décidé d’ajouter à mon pseudo ce petit qualificatif qu’on utilise chez nous pour rendre un mot plus mignon. «Petit dans le sens affectif et mignon ». Uccia. Et voilà, Kaliuccia est née.

-          Et pourquoi ce look ?

Parce que je suis ultra nulle et que le peu de fioritures que j’ai collé sur mon blog, je le dois à des copines qui se sont occupé de tout pour moi….. et que je n’ai pas vraiment envie d’en faire plus.

-          Et pourquoi ce genre ?

J’ai une vie pleine de galères et un vécu qui traine plusieurs casseroles comme grand nombre de ceux qui viennent sur la toile, ouvrir un blog « intime ». Sauf que je n’ai pas envie de me lamenter sur mon petit sort de petite pleurnicharde. Parce que j’ai besoin de tourner en dérision les trucs du quotidien qui pourraient me rendre malade. Parce que je pense que rire un bon coup de nos mésaventures ou de nos drames familiaux rend la vie plus facile. Parce que j’ai tout de même besoin de parler de ce qui me ronge à l’intérieur sans en dire trop. Parce que malgré les horreurs qui ont jalonné ma vie, j’ai envie de garder le sourire et de rester optimiste, de montrer à d’autres que c’est possible. De vivre avec tout ça. Et de vivre bien.

-          Et pourquoi cet hébergeur ?

J’aimais bien psycho et son côté très intime mais le site a vraiment trop merdé à une période. Parce que j’ai besoin de me perdre dans la masse aussi, comme si j’avais vraiment déménagé et que je rencontrais de nouvelles têtes qui ne connaissent pas toutes mes casseroles.

-          Et à propos des commentaires ?

Ils sont la raison de ce blog. Je mentirais si je disais que je m’en cogne. Ca touche à mon égo surdimensionné. Sur les autres blogs, j’en avais beaucoup plus. Faut dire que j’ai perdu une très grande partie de mes lecteurs. Parce que j’ai déménagé sans donner le nouveau lien, parce qu’ils n’ont plus envie de me lire, parce qu’ils ont fini par quitter la toile … les raisons sont assez variées. Mais à côté de ça, j’ai rencontré de nouvelles personnes …. Alors ça me remonte le moral. Par contre, je suis super fière d’avoir des lecteurs masculins qui interviennent régulièrement. J’aime quand certaines notes transforment mon blog en mini forum de discussion, j’aime quand ça bouge et que ça vit, j’aime quand on me dit « moi aussi !!! moi aussi j’ai exactement ressenti ça ! » j’aime quand on vient se révolter avec moi, j’aime quand on me soutient dans ma colère lorsque je ressens une injustice, j’adore quand j’arrive à faire passer mon ressenti et quand les autres comprennent ce que je dis. J’aime aussi les pas-d’accord qui expriment leur avis sans agression, juste pour lancer un débat qui parfois peut tous nous enrichir. Mais bon, c’est pas non plus un blog qui vole très haut en matière de réflexion alors faut pas non plus demander l’impossible …

ET SI TU POUVAIS CHANGER KIKCHOSE ?

-          Le nom ?

Non. De toute façon, on ne m’appelle jamais par le nom de mon blog (même moi je l’oublie d’abord …)

-          Le pseudo ?

Non plus, je m’y suis habituée.

-          Le look ?

J’ai déjà du mal à m’occuper de mon propre look, alors celui de mon blog restera ce qu’il est.

-          Le genre ?

Je voudrais être capable d’aborder plus de sujets généraux, de commenter une actualité. Je voudrais trouver le temps de participer plus souvent à des ateliers d’écriture …. Mais bon, je ne suis pas très douée pour tout ça alors j’y vais plus que tout doucement.

-          L’hébergeur ?

Tout va bien, même si l’ambiance de psycho me manque.

-          Les commentaires ?

J’en veux toujours plus, toujours plus de nouveaux lecteurs qui me permettent de découvrir de nouveaux blogs, je veux garder ceux qui me lisent depuis le début et je voudrais qu’il soit possible de les lire plus facilement parce que souvent, ils sont plus parlants qu’une note.

Et donc il faut que je tague….

Jath’ (parce qu’elle va avoir une nouvelle raison de m’envoyer bouler) Gilsoub (parce que c’est un mec bien, il le fera pour me faire plaisir) Etoile (parce qu’elle aussi a toujours des trucs à dire) Blog de psy (parce que j’étais sa première commentatrice) Mon psy blog (parce que j’aime bien cette nana qui arrive à raconter l’essentiel en peu de mots) Sophissime (parce que je viens de la découvrir et que ce sera un moyen de la connaître un peu plus) Le refuge (parce que lui aussi c’est un mec bien mais c’est pas dit qu’il veuille me faire plaisir.) Et puis tous ceux qui veulent voilà.

Posté par Kaliuccia à 11:00 - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 novembre 2009

Ingrats

Je suis en train de faire une overdose d’ado.

Particulièrement d’ado-nombrilisto-susceptibilo-parano.

Ado aurait suffit me direz vous. Oui, je généraliste, oui oui oui oui oui, je généralise, j’ai un putain de besoin de généraliser là, vous n’avez pas idée à quel point ça me fait du bien !

Mon ado à moi a le don de me trouer le gruyère qui me sert de derrière à coup de remarques/réflexions ha-ll-u-ci-nantes.

-          Tu me/nous vires alors qu’il pleut dehors.

-          Tu ne veux plus me/nous voir.

-          Tu me/nous mets dehors.

Tu l’écoutes, je la martyrise.

Au début, je l’ai rassurée Boudeuse.

-          Mais nooooooooooon je ne te vire pas ! je veux juste que tu arrêtes de passer tout ton temps libre avec scooter bout de ponton chez nous.  Si encore vous vous isoliez …

-          Ah ben c’est ça ! tu ne veux plus me voir !

-          Mais noooooooooooooooooon je n’ai pas dit ça mais bon, vous êtes au milieu là, je ne peux plus rien faire, vous prenez toute la place

-          Ah ben c’est ça, tu dis qu’il est gros !

-          Mais nooooooooooooooooooon je n’ai pas dit qu’il était gros ! m’enfin bon, vous vous étalez là et vous restez sur l’ordi ou jouez à la Wii pendant des heures alors que vous seriez mieux dehors …

-          Ah ok ! alors tu nous mets dehors !

-          Putain Boudeuse là tu commences à me faire sérieusement caguer ! Tu vois pas comme c’est tout petit chez nous ???? la chambre de scooter bout de ponton fait deux fois la pièce dans laquelle on vit !

-          Ah tu voudrais que je sois tout le temps chez lui c’est ça ? que j’y vive ?

Maintenant, je ne rassure plus personne.

Désolée, je n’ai pas envie. Surtout qu’en plus, je sature sévère, particulièrement les journées pluvieuses, de les avoir dans les jambes. Ils s’installent, ils sont chez eux, limite je les emmerde d’y vivre. Le week-end dernier, ça a explosé, scooter bout de ponton est parti (je dérange, je vois bien que je dérange, je m’en vais) après avoir attendu une demi-heure dès fois que je me jette à ses pieds en le suppliant de rester (je dérange, je vois bien que je suis de trop) mais comme je n’ai rien dit, il est parti.

-          Tu as gâché mon après midi ! à cause de toi, il ne viendra plus jamais !

-          Ben toi, c’est un après midi qui est gâché, moi ce sont tous mes après midi de week-end. Alors j’ai presque envie de te répondre TANT MIEUX !

Ok, je sais, j’ai eu son âge, j’ai été excessive comme elle. Sauf qu’aujourd’hui, j’ai l’âge qu’avait ma mère. Et je suis la mère.

-          En plus, je suis sage comme ado quand même ! je ne fume pas (je fume pour toi va !), je ne bois pas (tu devrais pourtant, de temps en temps, c’est rigolo. Ca va ! je déconne !), je ne sors pas (hélas !!!!!!) je me suis mise à bosser (c’est pour toi que tu bosses ma belle) je ne vole pas (ben non, pas besoin, t’as tout ce que tu veux), je ne me drogue pas (t’as pas besoin, tu planes naturellement), je ne …

-          Et alors ???? Sous prétexte que tu n’es pas une délinquante que je dois aller chercher au poste à 3 heures du matin, je vais te laisser me virer de chez moi ?????? J’étouffe ! là tu as compris ??? je rentre du boulot le soir, il est là au milieu. Le mercredi après midi, il est là. Le samedi et le dimanche, il est là. Les jours fériés et les jours de vacances, il est là. J’ETOUFFE !

Et la toute dernière en date :

-          C’est pas parce que je vais avoir 18 ans dans quelques mois qu’il va falloir en profiter pour me mettre à la porte.

Dans les familles NORMALES, ce sont les parents qui balancent à leur ado futurement majeur des remarques genre « c’est pas parce que tu vas avoir 18 ans que tu pourras faire ce que tu veux » ou alors « 18 ans ça te donnera juste le droit de voter » ou encore «même tant que tu vivras sous mon toît, 18 ans où pas, tu feras tout ce que je te dis de faire quand même … »

Ben non. Chez nous, c’est Boudeuse qui se fourre toute seule dans le crâne que le jour où elle va souffler ses 18 bougies, nous lui offrirons en guise de cadeau un baluchon avec toutes ses petites affaires (quoi qu’il faudrait plutôt un camion de déménagement vu que tout ce qui est à nous est à elle dans son esprit) avec un billet de train aller-simple pour Tombouctou.

Elle me fatigue.

Lundi matin, j’étais encore agacée par l’attitude adoesque de Boudeuse et Timousse le sentait bien.  Nous marchions vers la voiture, et j’ai fait un grand geste de la main. L’ongle de mon pouce a croisé le coin de l’œil gauche de Timousse et … Aïe ! Bon, il n’avait rien. Ouf ! A l’article de la mort, se tenant la tête dans une main, Timousse me rassurait

-          Arrrrrrrrr ça va maman, ça va aller c’est pas grave Arrrrrr je sais que tu es énervée mais ça va aller t’en fais pas.

Sur ce, il s’installe sur le siège arrière et comme je rabats le siège avant, il se redresse à ce moment là et Vlaaaaaaaam ! il se prend le siège sur la tempe droite et Aïe !

Sérieux, on le sait si on vient de leur dévisser la tête où s’ils ont juste un peu cogné. Donc j’ai consolé Timousse complètement agonisant, il n’avait rien, mais je me suis quand même fait engueuler parce que je trouvais tout ça très amusant finalement. Pauvre Timousse !

On arrive devant l’école, on voit sa maîtresse et Timousse se présente devant elle. Cartable sur le dos, une main qui empêche son œil gauche de tomber et l’autre qui recolle les morceaux de sa tempe.

-          Ben alors Timousse ? qu’est ce qui t’arrive ?

-          Oh c’est rien ! Ma sœur elle dit qu’elle va avoir 18 ans et que maman va la mettre dehors parce qu’elle étouffe quand son amoureux vient chez nous et que Boudeuse dit que maman dit que scooter bout de ponton il est gros. Et que Boudeuse, elle a dit que heureusement qu’elle ne se drogue pas et que maman a dit que de toute façon, elle ne se lèverait pas à 3h du matin pour aller la chercher à la police. Alors ça a énervé maman tout ça, alors maman elle m’a griffé et elle a zeté le siège de la voiture sur ma tête.

Y’a pas, mon fils est aussi nul que moi en résumé. Puis voyant le regard légèrement inquiet de la maîtresse, il attrape ma main et ajoute

-          Mais c’est pas grave hein, elle a pas fait exprès maman, elle était zuste énervée. Sauf qu’elle s’est quand même moqué de moi alors que z’avais mal !

Vous voyez ces films qui nous agacent parce que le héros se retrouve dans une situation pas possible et qu’il est trop con pour réussir à empêcher le quiproquo de s’installer, que c’est sensé être comique mais que c’est trop énorme pour nous faire rire … ben j’étais exactement dans ce cas là, devant la maîtresse, en ce jour de reprise des cours.

J’ai risqué un timide

-          C’est pas tout à fait ce qui s’est passé

Ce à quoi m’a répondu la maîtresse, non sans poser une main rassurante sur mon épaule

-          J’ai une fille de 17 ans moi aussi.

Ca faisait très alcoolique anonyme.

Bon en même temps, si avec ça j’évite la visite d’une assistante sociale ….

Posté par Kaliuccia à 16:55 - Nous - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 novembre 2009

Souvenirs d'auto école

J’ai eu mon permis relativement tard. Pour tout dire, j’avais dépassé la trentaine. Il faut savoir qu’avant, je n’avais pas du tout l’utilité de ce petit bout de papier. Si j’étais restée à Paris, je n’aurais d’ailleurs certainement jamais cherché à l’avoir.

Sauf que sur notre belle petite île, si t’as pas une voiture par adulte, tu es dans une sacrée merde.

Ce matin, en abordant un rond point, alors que je mettais sagement mon clignotant pour informer le motard que j’apercevais dans mon rétroviseur que ce n’était pas le moment de me doubler par la droite, j’ai repensé à mes cours de conduite.

C’était un calvaire pour moi, mon moniteur était un hystérique qui passait sa journée à avaler des pastilles pour les brûlures d’estomac. Paraît qu’il était stressé.

Si notre moniteur était stressé, c’était à cause de nous. Paraît qu’on ne faisait que des conneries. En même temps, je reconnais que j’étais particulièrement mollassonne : il me fallait un maximum de concentration pour penser à enfoncer la pédale d’embrayage avec un pied tandis qu’une main passait la vitesse … vous imaginez d’ici les réflexes que je pouvais avoir.

Et dans ces moments de haute activité cérébrale, il avait le chic pour se mettre à hurler toute une série d’ordres que je n’avais même pas le temps d’analyser le premier qu’il en était déjà au dixième.

Ton clignotant (ben il y est !) A droite ! Mets ton clignotant à droite (oups !) ! Freine ! Accélère ! (ah mais faut savoir) Attention la vieille sur le passage piéton (ça va ! on ne voit qu’elle !) Le panneau là (quel panneau ?) trop tard ! T’as froid là ? (euh non) ben accélère (ah ! ah !) Rétrograde ! Rétrograde ! Non tu n’arrives pas à un feu en 3ème ! Lâche cette putain de pédale d’embrayage (« putain de pédale » étant arrivé dès le troisième cours) passe tes vitesses ! on ne va pas se payer le rond point en première ! (réfléchir à tourner tout en passant une vitesse, tout ce que j’aimais à l’époque) T’as priorité là ! tu avances ! (mais si je veux le laisser passer moi ?) NON TU AVANCES (Tain mais avale une pastille ! dix même !)

Eh oh ! merde alors ! merde-merde-merde-merde-merde ! Ras la casquette de me faire engueuler comme ça pendant une heure de cours ! Non mais ce mec était un grand malade ! Et plus il me hurlait dessus, plus je bloquais, plus je faisais de conneries, plus il s’avalait de pastilles contre les brûlures d’estomac.

Un jour où j’étais un peu plus sensible que les autres, j’ai garé (non sans difficultés) la voiture sur le côté et j’ai littéralement fondu en larmes. Genre gros chagrin du bébé d’amour à sa maman qui vient de laisser tomber sa boule de glace à la vanille splatch ! sur le bitume, et qui regarde son cornet vide, hébété. Entre deux hoquets, morte de honte de me laisser aller ainsi mais espérant tout de même que mes larmes l’amadoueraient, je lui ai expliqué que déjà j’étais stressée d’apprendre à conduire mais que plus il vociférait, plus je perdais mes moyens.

Ce à quoi il m’a répondu avec tout le tact qui le caractérisait :

-          Oh mais si tu veux, je ferme ma gueule et je te laisse te démerder.

Ok. Mon charme naturel n’avait donc aucun impact sur son cœur de pierre. J’aurais pu, me direz-vous, demander à changer de moniteur. Mais il y a toute une éducation derrière qui m’interdisait de franchir ce pas. J’ai donc suivi mes trente heures de cours (marrez-vous, je m’en cogne, j’étais nulle et puis c’est tout) avec ce monsieur.

Il y avait un truc que me gonflait particulièrement avec lui, c’était le rétro.

-          Regarde dans ton rétro avant de tourner

-          Mais j’ai regardé !

-          Non ! tu dois me montrer que tu regardes !

Alors j’étirais mon cou telle une girafe, je marquais bien le fait que j’avais bien regardé dans son putain de rétro extérieur, j’étirais mon cou dans l’autre sens je marquais bien le fait que j’avais bien regardé dans son putain de rétro intérieur…. Et je me faisais engueuler parce que pour se faire, il me fallait trois plombes et que pendant ce temps, je ne regardais pas ce qu’il y avait devant moi !

Eh oh ! merde alors ! merde-merde-merde-merde-merde !

Ce matin, en regardant le motard dans mon retro sans me dévisser le cou, vu que j’emmerde le moniteur maintenant et je regarde COMME JE VEUX dans mon rétro, j’ai repensé à ce qu’il me disait toujours.

-          Vérifies dans ton rétro que le type derrière, il a bien vu que tu freinais (ou au choix, qu’il a bien vu ton clignotant)

Alors celle-là, je l’ai toujours aimée celle là. Non parce que j’aimerais bien qu’on me dise comment je peux voir si le type derrière, il a bien vu que je freinais ! Y’a un signe distinctif pour ça ? Si encore il existait dans le monde automobile, un langage gestuel genre le mec lève le pouce pour me dire « ok, j’ai compris, tu freines » ou lève l’index et le majeur en forme de V pour me dire « ok, j’ai vu ton clignotant » là encore, j’aurais compris.

Mais vu qu’il n’existe aucun langage en ce sens (à part le majeur tout seul m'enfin ça c'est pour autre chose) et que tu dois quand même regarder un peu la route devant toi histoire de ne pas emboutir le couillon devant toi qui lui n’a pas vérifié que tu avais bien vu qu’il freinait …. Je fais comment moi ? hum ? A moins d’être dotée d’un quelconque don de perception des pensées, je ne vois vraiment pas.

Je vous jure, j’ai tout essayé pourtant. Je me suis dit que peut être une lueur d’intelligence traversait alors le regard du conducteur et que je devais trouver un moyen de la capter dans mon rétro. Sauf que si le mec porte des lunettes de soleil, t’es mal.

Je me suis dit que peut être une expression sur son visage serait perceptible dans le rétroviseur, mais en général, si on change de tronche brutalement en voiture, c’est que c’est déjà trop tard.

Je me suis exercée, quand Rahan conduisait, à regarder la tronche des gens dans le rétro pour capter la moindre petite chose qui me permettrait de voir que l’autre derrière avait compris que Rahan allait tourner …. Rien. Nada, le vide le néant.

M’enfin en même temps, dans mon malheur, j’ai eu une chance inouïe. J’ai décroché mon permis du premier coup. Faut dire que je ne m’imaginais pas repasser trente heures de conduite à nouveau aux côtés d’un hystérique à pastille contre les brûlures d’estomac. Mais peut être que c’était lui qui avait payé l’inspecteur pour ne plus avoir à passer trente heures de conduite à mes côtés, qui sait …

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04 novembre 2009

Célibataire, sans enfant.

Célibataire sans enfant depuis vendredi. C’était une grande première pour moi. Ca fait du bien, une semaine sans devoirs, sans bataille pour le choix de la musique à écouter, les banquettes pour moi toute seule, sans repas à préparer ….

Mais bon c’est un peu trop silencieux. A tel point que je vais finir par me causer toute seule histoire d’avoir la sensation que je raconte encore quelque chose.

La nuit, avant de me coucher, je fais le tour de mon chez moi minutieusement. Je vérifie partout si un satyre en mal de sadisme ne s’est pas planqué dans un coin. Je sais, j’ai trop d’imagination.

Je pensais faire une cure de sommeil pour commencer. Ca a merdé dès le premier jour. Après une super soirée filles chez moi le jour du départ de ma petite famille, autre grande première pour moi, je me suis couchée vers 3h30. Du matin. Yeux grands ouverts à 6h, j’avais la haine. Je me suis obligée à rester au lit parce que bordel, j’ai pas à me lever pour bosser, j’ai pas à me lever pour les gosses, alors je dors !

Ben je n’engueulerai plus jamais mes gosses qui n’arrivent pas à s’endormir le soir. C’est vrai quoi ! tu débarques dans sa chambre, y’a école le lendemain, il est pas loin de 22h et tu vois bien à sa façon de fermer les yeux qu’il est en train de faire tout ce qu’on veut, sauf dormir. Alors après mille et une tentatives douces et compréhensives, tu pètes un câble et tu quittes leur chambre dans une froide et sèche injonction (la tienne) MAINTENANT TU DORS ! Et même que tu es persuadée que ça va fonctionner.

Que hop ! coup de baguette magique, le môme il se dit que là, faut arrêter de chercher des poux dans la tête à maman et hop ! le môme s’endort. Ben ça, c’est dans les films. Les tiens. En vrai, tu peux lui dire sur tous les tons de s’endormir, s’il n’y arrive pas, il n’y arrive pas.

Même que j’ai essayé sur moi-même ce fameux samedi matin. Et de guerre lasse, à 8h, je me suis levée. En plus, il faisait un temps de merde. Et je reçois un appel breton qui me parle de grand soleil, de jardin en tee-shirt alors que chez nous, le ciel commence à pleurer.

Lundi, je bosse alors que j’ai des courbatures, des frissons, mal de gorge latent …. Je me couche avec un bon bouquin et ne le referme que vers 3 heures du mat’.

Je dois être abonnée à cette heure là. Eh oh ! j’ai lu jusqu’à 3 heures du mat’ DANS MON LIT ! avec la grande lumière éblouissante, personne pour grogner à côté que le bruit que je fais en tournant les pages le dérange …. Le pied. Sauf qu’il fait froid dans un grand lit vide. Je me disais que pas grave, le lendemain j’avais posé ma journée, j’allais rattraper mes heures de sommeil. Doit y avoir un petit rigolo là-haut, qui attend juste que je me propose de m’offrir une grasse mat’ sans la moindre petite culpabilité. A 5h30, un bruit énorme me réveille en sursaut. J’ouvre les yeux, m’attendant à voir un homme armé d’une hache dressée au-dessus de moi, un bon gros sadique sanguinolent qui tient à ce que ses victimes le voient les découper, je m’apprête à hurler comme la folle de massacre à la tronçonneuse (mais si, tu sais, la nana à la fin du film qui court partout en hurlant que toi t’as qu’une envie, c’est que l’autre malade qui lui court après l’achève pour qu’elle arrête de hurler) bon en fait, je crois bien que j’ai hurlé …. Mais je ne vois que l’annexe du bateau, et son moteur. Oui parce que au-dessus de mon lit, y’a un capot qui me permet de voir le beau ciel bleu ou étoilé, suivant l’heure à laquelle j’y suis.

Rassurée, ce n’est pas maintenant que je vais faire la une des journaux, je me recouche.

L’annexe du bateau … et son moteur … au-dessus de moi. Pas banal ça. Enfin au moins, c’était pas un malade avec une tête de porc sur la figure. L’annexe du bateau. Et son moteur. PUTAIN MAIS QU’EST-CE QU’ELLE FOUTAIT LA ????

Là, j’en oublie toutes les précautions d’usage et je me précipite au dehors comme une malade, en petite tenue pieds nus. Des rafales de vent comme on en a jamais ici, des trombes d’eau qui n’en finissaient pas de tomber et moi couchée sur l’annexe pour l’empêcher de s’envoler à nouveau. Au bout d’un moment, je me dis quand même que je ne vais peut être pas passer la nuit là, trempée et grelottante, à prévenir les rafales de vent. Alors je retourne à l’intérieur, j’en oublie de vérifier que personne n’en a profité pour s’introduire chez moi, je m’habille plus chaudement, j’enfile un ciré et des bottes, je ressors … bon je fais quoi ? Putain mais pourquoi il faut toujours que ça arrive quand il n’est pas là ????

Il me faut un bout’ (ou une corde, mais vous avez interdiction de dire corde sur un bateau). Bien entendu, Rahan le maniaco a tout viré sur le pont, tout est bien ficelé et rangé. Je retourne à l’intérieur, cherche les clés du coffre extérieur, fouille pour trouver une amarre (ou une corde, mais vous avez interdiction de dire corde sur un bateau) n’importe laquelle m’en fou. J’en trouve une, je repars sur le pont, je me jette juste à temps sur l’annexe pour qu’elle ne s’envole pas à nouveau, putain de nuit de merde, et je commence à saucissonner l’annexe pour qu’elle reste plaquée au pont …. Sauf qu’en fait, elle est en suspens au-dessus du pont, l’annexe. Ben oui, c’est comme ça qu’on la laisse quand on est au port. Légèrement en suspens et tenue à l’avant pour qu’elle ne se balade pas.

Merde merde merde merde merde. Je cherche la drisse (ou la corde, mais vous avez interdiction de dire corde sur un bateau) qui maintient l’annexe en hauteur, je déroule tout ce que Rahan a bien lové autour du winch, je lâche tout doucement histoire que l’annexe ne se viande pas non plus sur le pont et entre temps une nouvelle rafale, mon saucissonnage est maintenant lâche et ne sert plus à rien, je me jette sur l’annexe pour qu’elle ne s’envole pas encore une fois, putain de nuit de merde !

Je reprends l’amarre, re-saucissonne cette putain d’annexe que bordel, il aurait pu prévoir ça Rahan …. Et là je t’entends t’offusquer mais étant donné que c’est moi qui me retrouve trempée en pleine nuit sur le pont à me battre avec une annexe alors que je voudrais DORMIR, j’ai le droit d’accuser les absents même si j’aurais pu moi aussi prévoir ça. Merde alors ! … Je retourne à l’intérieur, trempée jusqu’aux os parce que bien sur, j’avais oublié d’attacher la capuche du ciré et que bien sur, à la première rafale, elle s’est abaissée et que j’avais autre chose à foutre à ce moment là qu’à penser à me la remettre correctement. Je vire mon ciré dégoulinant et en cherchant une serviette pour me sécher les cheveux, je croise malencontreusement le réveil … 6h30.

Je suis maudite.

Sinon, tout va bien. Eux ils ont beau temps, ils ont arpenté la Bretagne sud et sa super côte sauvage, ils vont à la piscine et au hammam de l’hôtel, ils se sont fait un ciné, ils s’offrent des repas gargantuesques, Timousse découvre les merveilles de l’océan (marée, petits ports à marée basse, pêche à pied, petits villages typiques, tempêtes …) Boudeuse confirme ses talents de photographe et affiche une bonne humeur épatante, tandis que Rahan me noie de photos sur leur périple.

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27 octobre 2009

Je suis exceptionnelle

Je pense sincèrement que j’ai loupé un truc. Fut un temps où je leur laissais porter le poids de leurs dérapages.

T’as un grain, t’es pas fini, t’as pas le gaz à tous les étages, tu yoyotes du bulbe, t’es pas clair …

Mais bon je dois bien y être pour quelque chose. C’est moi qui les aie faits.

Ca ne peut pas être que de leur faute, j’ai du louper un truc au cours des 9 mois de conception (oui, parce qu’ils ont été du genre à se laisser porter 9 mois … voire un peu plus) et les petites années d’éducation qui ont suivi.

Le petit encore, ça reste sur des trucs basiques très terre à terre genre va te coucher et non tu ne regardes pas un film avant, termine ton assiette (ou plutôt ce qu’il y a dedans parce qu’une assiette n’est pas très digeste) et non tu ne refiles pas tes carottes à ta sœur ou encore arrête de courir sur ce t’ain de ponton en regardant derrière toi bordel !

Mais la grande, oh là là, la grande, dans le genre experte à me balancer des trucs qui me trouent sévère, elle se pose là.

Comme l’an dernier alors que je lui demandais comment se faisait-il qu’elle passait toutes ses soirées, mercredi après midi et week-end avec scooter bout de ponton CHEZ NOUS en plein centre de notre chez nous que après tout je suis chez moi, mais que lorsqu’ils sont là je ne peux même pas trouver un coin pour m’assoir, et qu’elle me répondit

-          Oui mais j’ose pas trop m’incruster comme ça chez ses parents, tu comprends, les pauvres, ils travaillent.

-          ????????? ……………….. ?????????????????? ……………. Ils travaillent ? ILS TRAVAILLENT ????? Et tu crois qu’on fait quoi toute la journée Rahan et moi ????????? on va faire bronzette au club Med ???????

-          C’est pas pareil.

C’est pas pareil. Je n’ai jamais compris en quoi ce n’était pas pareil, mais tenez-le vous pour dit, c’est pas pareil. Eux ils bossent, et nous on bosse. Mais c’est pas pareil.

La semaine dernière, j’ai rencontré ses professeurs. Pour la première fois depuis des années, je n’ai entendu que des éloges et croyez moi, ça FAIT DU BIEN !

« Boudeuse ? ah elle est volontaire, Boudeuse (..). Je suis très content d’elle (…) Excellente moyenne … elle navigue entre 17 et 19 (...) Si je devais miser sur quelqu’un pour son exam’, ce serait elle (…) Elle est excellente Boudeuse (…) Je m’entends très bien avec Boudeuse cette année…. » Là voyez-vous, à ce stade de la conversation, j’avais un sourire tellement immense que j’en avais mal aux zygomatiques.

« C’est vrai que l’an dernier c’était plus difficile. Toujours son téléphone à la main …. »

Toujours son téléphone à la main …. En cours ? Ma mâchoire s’est viandée sur le bureau de sa prof vlam !

Et l’explication de Boudeuse,

-          Je ne jouais pas avec mon téléphone, je regardais l’heure.

-          Et le truc là que tu trimballes à ton poignet, c’est un GPS peut être ?

-          Ah ben non mais c’est plus discret.

Alors là ma fille, pour la discrétion tu repasseras. Et me voilà partie dans de grandes explications sur le respect que l’on mérite qui commence par se donner, sur le fait qu’un portable, ça doit rester éteint en cours, que même moi, quand je vais en réunion, je le coupe mon portable, que si j’étais prof je me sentirais doublement en boule après elle. Déjà, on ne fait pas mumuse avec son téléphone en cours, (sinon ledit téléphone va rester au chaud près de son lit pendant les heures de cours) et ensuite, on ne regarde pas l’heure sous le nez de son prof. Ca fait genre je m’emmerde quoi. Que même moi, je ne me permets pas ça, même moi à 44 ans, je ne …

… intervention intrusive de Timousse totalement paniqué

-          QUOIIIIIIIIIIII ????? T’AS QUA-RANTE-QUATR’ANS ?????

Je suis fatiguée de ces mômes !

Ce week-end, Boudeuse est rentrée en crise de sa petite promenade en ville que ras-le-bol ce ces bas biiiiiiiiiip qui tiennent rien du tout et qu’elle passe son temps à les remonter.

Vrai qu’on n’a pas de bol elle et moi, la taille -2 n’existe pas, vu les cuisses de grenouilles qu’on se trimballe. Quoi que les miennes sont bien plus musclées que les siennes.

-          Maman ! faut absooooooooolument que TU me trouves de nouveaux bas ou des collants qui tiennent.

-          Euh …. Dis voir ? t’as des jambes ? des pieds au bout ? de l’argent de poche ? un porte monnaie pour le mettre dedans et des mains pour manipuler ton fric si je n’m’abuse ? Alors tu te débrouilles.

-          Mais tu te rends pas compte ????????

-          Nan nan, je sais, me rends jamais compte.

-          Mais j’ai pas le temps MOI !

Franchement, je me demande ce que ma fille pense que je fabrique de mes journées. Franchement hein. Je me demande. Entre les pauvres parents de scooter bout de ponton qui travaillent, EUX, les pauvres, et ma fille qui n’a pas le temps ELLE, la pauvre, je me demande.

-          T’as pas le temps ? t’es en vacances et t’as pas le temps ? Mais tu crois que je fais quoi de mes journées moi ? tu sais à quoi elles ressemblent mes journées à moi ? je suis pas encore levée le matin que je cours déjà dans tous les sens, MOI ! Je bosse ma belle, je bosse. Et d’ailleurs, le fait de bosser me permet entre autre de te filer ton argent de poche, figure toi. Je bosse 12 heures par jour ma belle, les bonnes journées. Je mange un sandwich quand j’ai le temps, au-dessus de mon ordi (demande à l’informaticien ce qu’il en pense, quand il doit pianoter sur mon clavier) et quand je ne bosse pas, je passe mon temps à courir pour faire des courses et faire cuire les courses que je viens de faire ET TU ME DIS QUE T’AS PAS LE TEMPS ?????

-          Oui mais toi, tu as une voiture, toi.

Allez, soyons cool, on peut mettre à son actif pour ce coup là, qu’elle a eu la présence d’esprit de me regarder et de se rendre compte assez vite qu’elle se mettait en danger. Elle a donc terminé sa phrase dans un souffle, nourrissant certainement le secret espoir que je n’ai pas tout saisi.

-          Là où tu peux trouver tes bas biiiiiiip ou tes collants, c’est au biiiiiiiiip en plein centre ville. Et au centre ville, je n’y vais pas en voiture. J’y vais à pied. Donc, tu te trouves un moment entre la Xee et l’ordinateur et tu y vas comme une grande.

-          Pfffffffff mais j’ai pas …

-          Ah non hein ! ne me dis pas ENCORE que t’as pas le temps où je te jure que …

-          Mais non mais toi, tu as plus l’habitude que moi, tu sauras trouver toi.

Et oui. Parce que je ne vous l’avais pas dit, mais pour Rahan je suis venue au monde avec un fer à repasser dans une main et sa notice dans l’autre. Pour ma fille, non seulement elle reste toujours persuadée que je suis venue au monde à 40 ans, donc déjà vieille, mais en plus que je suis venue au monde en sachant et pouvant faire tous les trucs qui la gonflent. Y’a pas, je dois être quelqu’un d’exceptionnel à leurs yeux.

On se rassure comme on peut non ?

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23 octobre 2009

'aciste !

J’ai une vie palpitante.

Si si, je vous jure. Mais avant de vous en parler, je commence tout d’abord par la fin de ma dernière note pour débuter celle-ci. Fermer mon blog, je l’ai dit comme ça, comme on dit au boulot qu’on va se casser pour se planquer sous la couette, comme on dit à ses gosses qui nous prennent le chou gravissime à être puni pour cause de bagarre qu’on va se tirer sur une île déserte, comme on dit à son mec qu’on retourne chez notre mère.

Parce que le jour où j’aurais décidé de fermer ce blog, je ne l’annoncerais pas comme ça.

Voilà. Alors je ne dis pas que c’était des mots en l’air, je n’ai pas envie de mentir. C’est le même type d’envie que le coup de la couette, l’île déserte ou maman. Ca me turlupine depuis quelques mois, je me force parfois à pondre une note, je me rends compte qu’il m’arrive de ne rien trouver à répondre d’intelligent aux commentaires et je m’aperçois que je peux rester des jours sans lire un seul blog. Pas que je me lasse. Je crois que je suis fatiguée. Mon cerveau a bien trop de choses à gérer ces derniers temps et il n’est pas très grand, le pauvre.

Enfin bon, je ne suis pas tombée dans le questionnement sur la réelle valeur des relations virtuelles mais tout de même. Il y a de quoi se poser des questions sur le pourquoi on continue pourquoi on arrête, pourquoi on laisse ouvert ocazou. Et je me les pose.

Maintenant que j’ai expliqué ce ressenti actuel, je vais vous confier un petit morceau de ma palpitante vie. A midi, au lieu de rester enfermée dans mon bureau comme tous les jours, j’ai décidé de prendre l’air à la grande surface du coin. Eh oh ! il ne fait que 20° aujourd’hui et je caille ok ?

Je n’avais que deux trois bricoles à prendre et pour une fois, je me suis contentée des deux trois bricoles. Ce qui n’est pas bon signe chez moi. Ca rime avec fatigue, lassitude. Enfin bon, on s’en cogne. Je quittais le centre commercial d’un pas vif et décidé avec un seul sac dans les mains et vous l’aurez compris, l’autre main libre. Un petit bonhomme de quelque chose comme trois ans pas plus, échappe à la vigilance de maman sous mon nez. Faut dire que la pauvre maman, elle a du rentrer dans le magasin avec l’idée de ne prendre que deux trois bricoles et qu’elle en est ressortie comme je le fais d’habitude : avec la moitié des rayons du magasin dans son caddy.

Le petit bonhomme passe tout droit devant moi au pas de course genre sa vie en dépend si sa mère le rattrape. D’ordinaire, je n’interviens pas. Pas envie d’avoir à affronter le regard noir d’un minus qui me décroche un coup de pied pour se libérer. Mais là, alors qu’il n’y avait pas de danger en soi puisque les portes vitrées s’ouvraient, qu’on arrivait sur un large trottoir, que la mère était à deux pas derrière et à deux doigts de le récupérer, allez savoir pourquoi, j’ai rattrapé le petit bonhomme en stoppant net sa course et la mienne.

Et là, sur le trottoir large comme une autoroute, j’ai cru un moment que le vent s’était levé. Qu’il m’attendait pour balancer une bourrasque tiède. Mais ce n’était pas le vent. J’ai vu un truc sombre me passer sous le nez, à grande vitesse, au ras de mes chaussures. Un pas de plus et il me roulait sur les pieds. Un pas et demi de plus et il me percutait. C’est mon sac qui a prit. Je dois avoir une démarche militaire quand je suis pressée. Sous la surprise, le petit bonhomme en est tombé sur le derrière. Et il a commencé à hurler.

Tandis que sa mère se précipitait sur lui et que je ramassais mon sac tombé à terre, le connard en scooter a pilé. Parce que c’était un connard en scooter. Je n’ai rien contre les deux roues, j’adore les motards et la façon qu’ils ont de me dire merci en levant le pied, mais les connards en scooter, je les rayerai volontiers de la planète. Ces types, ils n’ont aucun permis, et s’ils ont le permis voiture, ils ont oublié que le code se respecte AUSSI en scooter. Ces types, ils ne lèvent jamais le pied pour me dire merci quand je les laisse passer.

Et dans la catégorie connard en scooter, celui-ci détenait une putain de palme. Je peux y aller, s’il passe par là, Monsieur Bleck ne lira cette note qu’en diagonale vu la longueur, il ne pourra pas repérer toutes mes grossièretés.

Il a pilé me direz-vous, c’est déjà ça. Il a pilé surtout parce qu’après, y’avait un mur mais il a pilé. Un peu tard. Et connard en scooter, il me regarde, et il me dit

-          Vous pourriez le tenir votre môme !

J’aurais pu lui répondre que c’était pas mon môme et qu’il en cause avec la mère affolée à côté de moi, m’est avis qu’en la poussant un peu j’aurais réussi à la transformer en serial killer de connard en scooter.

-          On est sur un trottoir ! t’as pas vu que c’était un trottoir ???

Oui oui, je sais, je passe facilement au tutoiement. Surtout quand je suis en crise.

-          Ben je m’attendais pas non plus à voir un gosse débouler !

-          Mais putain c’est un trottoir ! c’est plutôt nous qui ne devrions pas nous attendre à voir un connard en scooter débouler !

Oui oui, je sais, je passe facilement au langage grossièrement gromoteux. Surtout quand je suis en crise.

-          Je vais quand même pas me faire engueuler alors que vous ne tenez pas votre gosse !

Eh oh ! sans dèc ? il n’en tient pas une couche le mec là ? Remarquez tout de même que lui, il est resté poli et dans les mots et dans l’emploi de la personne.

-          Mais c’est pas la question de tenir ou pas son gosse ! t’as rien à foutre sur un trottoir et qui plus est à la vitesse où tu allais !!!!!

-          Mais d’habitude, y’a pas de gosses qui déboulent comme ça quand j’arrive !

Il n’en était donc pas à son premier test, ce type est hallucinant.

-          Et ta connerie ? tu te lèves avec le matin ou elle déboule comme ça dès que tu montes sur ton scooter de merde ?

-          Raciste !

Ouaich ! le type m’a traitée de raciste. Je ne sais pas de quoi je suis raciste vu que je n’ai pas entendu d’accent particulier et que derrière son casque j’avais du mal à deviner ses traits. Mais il m’a traitée de raciste et il est parti. Ou alors, je suis raciste anti-connard-en-scooter.

J’en ai perdu mon latin et mes mots. Je l’ai regardé partir hébétée. Y’a un moment où j’ai beau essayer, je ne comprends plus les gens. Je me suis alors retournée vers la dame, toujours avec son petit bonhomme dans les bras. Il me lançait un regard noir entre ses larmes et j’étais heureuse qu’il soit dans l’impossibilité de réaliser son rêve : me décrocher un coup de pied. La dame me remerciait, que si je n’avais pas été là …. oh non elle ne voulait même pas imaginer ce qui aurait pu arriver.

Ce à quoi j’ai rétorqué que tout compte fait, son petit bonhomme m’avait certainement évité un accident en courant à côté de moi. Je ne me serais pas arrêtée alors et … PAF !

-          Hein petit bonhomme ? lui dis-je avec mon plus beau sourire.

Et là le petit bonhomme durcit plus encore son regard et me crache un mot, un seul :

-          ‘aciste !

Posté par Kaliuccia à 15:04 - Coup de gueule - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2009

Q-A-L-C

Découvert chez jath'

Qui répond à un questionnaire pondu ici : http://tippie.canalblog.com/archives/2009/10/02/15289140.html#comments

(Les premières questions, c'est pour se mettre en bras jambe... )

...

1/Quelle heure est-il ?
J’évite de regarder l’heure. Sinon je panique en hurlant « putain !!!! j’ai encore rien foutu ! »

2/Où es-tu ?
Dans mon bureau, à me geler.

3/Que faisais-tu avant de te mettre à répondre à ce questionnaire con et inutile ?

Pause déjeuner.

4/Pourquoi y réponds-tu puisqu’il est con et inutile ? (Et interdit de dire : “Pour te faire plaisir")

Pour essayer de me réchauffer

5/L’injure/insulte/mot grossier que tu dis le plus souvent ?

Putain. Mais je ne vise personne en particulier

6/Un titre de chanson ? (Le premier qui te vient à l’esprit)
With or without youuuuuuuuuuuuuuuu BONO ! BONO ! BONO !

7/Etire ton bras gauche en pointant ton index. Regarde dans la direction vers laquelle pointe ton doigt, que désigne t-il ?

Plein de photos de mes enfants.

8/Garde ton bras tendu et maintenant regarde tes pieds… Tu sais que t’as l’air complètement con comme ça ?
Ben non parce que j’ai lu avant de le faire.

9/Le premier mot anglais qui te passe par la tête ?

Love


10/Es-tu marié(e) ?
Yes. Tu ne veux pas savoir combien de fois ?

10bis/Pourquoi (pas) ?

Parce que je l’aiiiiiiiiiime et que lui, il l’a fait par amour pour moi (vu qu’il s’en cogne de la bague au doigt)

11/Question pour les hommes : t’es plutôt slips, strings, boxers, caleçons ou adepte du “go commando” ?

Je ne réponds pas, je suis une femme.

11bis/Version femmes : t’es plutôt slips, strings, boxers/shorties ou adepte du “go commando” ?
Shorties.

12/Un titre de livre ? (Le premier qui te vient à l’esprit)
Et que le vaste monde poursuive sa course folle (je suis en train de le lire et je manque de sommeil à cause de lui).

13/C’est la danse des canards… ?
Ralala … toute mon adolescence ça !

14/Un prénom de fille ?

Fleur. Si si, c’est un prénom !

15/Un prénom de garçon ?

Quentin et non, ce n’est pas le prénom de Timousse. Mais je l’aurais bien refilé à Boudeuse si elle avait été un mec.

15bis/Encore un prénom de garçon ?
Ethan

15ter/Encore un prénom de garçon ?

Damien parce qu’il était l’enfant de l’antéchrist gniark gniark

16/Enco… Euh oui, non, pardon, je déconnais…question suivante : Fruits rouges, fruits verts ou fruits jaunes ?
Euh …. Faudra que je regarde la couleur des fruits que je mange, mais je crois que je les aime tous.

17/Le premier mot allemand qui te passe par la tête ?

Ach so ! c’est ce le seul que j’étais capable de sortir en cours d’allemand.

18/Connais-tu l’histoire de tchac-tchac tchic-tchic la girafe (© Ardalia) ?

Nan. Je devrais ?

19/Un titre de film ? (Le premier qui te vient à l’esprit)

Quand Harry rencontre Sally

20/Tippie… ?
Un blog que je viens de découvrir via Jath’

21/Les légumes : bouillis, au wok, au beurre ou cuits à la vapeur ?

Tous. Surtout vapeur.

22/Chien ou chat ?
Chat, sans hésiter. Le chien, ça pue quand il pleut.

23/Le premier mot espagnol qui te passe par la tête ?

Te quiero que je sais même pas si ça s’écrit comme ça.

24/Du tac-au-tac, à quoi penses-tu si je te dis :
a-bleu :
les yeux de mes hommes
b-mou : du bulbe

c-sucré :
café
d-pur :
amour
e-poilu : beurk

f-vénus :
planète

25/Quand as-tu allumé la TV pour la dernière fois ?
Hier soir

25bis/Pour voir quoi ?
Rien, je lisais.

26/Tes pieds : égyptiens, grecs ou carrés ?
Moches. Très. C’est d’ailleurs la seule chose que je déteste l’été : je dois les montrer.

27/Un des mots français que tu aimes le plus ?

Rendez-vous parce que j’adore quand les étrangers le disent avec leur accent, c’est magique.

28/Chantal Goya, Annie Cordy ou Dorothée ?

Annie Cordy je l’adorais quand j’étais gamine

28bis/Henri Des, les Musclés ou Carlos ?

Euh … Henri Des ?

29/Tu trouves une mouche dans ta bière au café. Que fais-tu ?
M’en fou, j’aime pas la bière.

30/Approximativement et à vue de nez, combien font 54-26+49 le tout divisé par 11??
A vue de nez, aucune idée. Excel m’a dit que c’était 7. Je crois toujours Excel.

31/A quel département correspond le numéro 23 ?
Je dois connaître trois départements à tous casser alors le 23 ….

32/Missionnaire, rider ou doggy-style ?

C’est une question cochonne ça ????? mais c’est quoi ce questionnaire là ?

33/La confiture… ?
Ca dégouline. Acidulées, ce sont les meilleures.

34/Bon ça suffit là, non ?
Ah merde je m’amusais moi.

35/Quoi, t’as un truc à ajouter ? Ben vas-y…

Je crois que je vais fermer ce blog.

Posté par Kaliuccia à 12:33 - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2009

Grande première

C’est quand les vacances ?

C’est une question que me posent souvent mes enfants, les mamans que je vois devant l’école le matin, mes copines ou même mes collègues de boulot, à tel point que je soupçonne tout ce beau monde de penser que je bosse pour l’éduc’nat’ pour être aussi persuadé que j’aurai obligatoirement la réponse.

De tout le monde, oui mais Rahan, jamais.

Rahan, il va me demander TU as du beurre ? TU as de l’aspirine ? TU as des enveloppes ? à tel point que je soupçonne ce beau mâle d’oublier que nous vivons ensemble depuis 15 belles années et qu’il pourrait tout aussi bien utiliser le NOUS à la place du TU. Voir à lever son joli petit derrière de temps à autre pour vérifier par lui-même si NOUS avons du beurre, de l’aspirine, ou des enveloppes.

Mais là n’est pas le sujet du jour.

-          C’est quand les vacances ?

Que Rahan me pose la question, ça m’a trouée sur place. D’ordinaire, je déteste ceux qui se prennent pour des Jésuites, à répondre à mes questions par des questions. D’ordinaire, je réponds aux questions avec des réponses. Mais là, j’étais tellement trouée que pas une seconde, je n’ai pensé répondre tout simplement à la question de Rahan.

-          Pourquoi tu me demandes ça ?

-          Comme ça.

Comme ça ????? toi ? vouloir savoir quand arrivent les vacances des enfants comme ça ? pardon mais mon cul oui ! Toi, tu as une idée derrière la tête et tu n’iras pas te coucher tant que je ne la connaîtrais pas.

-          Le 24 pourquoi ?

-          T’es sure ?

-          Oui. C’est affiché dans le cahier de texte de Timousse, tu peux vérifier

-          Et jusqu’à quand ?

-          Bon ok, t’as pas envie de vérifier. Jusqu’au 6. Pourquoi ?

-          T’es sure ?

-          Tu me cherches là ? t’as qu’à vérifier. Pourquoi tu veux savoir ça ?

-          Comme ça.

Y’a un tas de truc que n’importe qui pourrait me faire gober, parce que je suis comme ça moi, niaise et naïve, parce que je crois avant tout que les gens disent la vérité, mais personne ne me fera croire que Rahan veut connaître les dates des vacances scolaires …. Comme ça.

Rahan qui ne se donne même pas la peine d’ouvrir l’enveloppe du courrier que nous envoie le centre aéré, tous les deux mois, pour l’inscription de Timousse.

Rahan qui ne sait même pas à quelle heure Timousse va jouer aux échecs, encore moins à quelle heure il termine. Qui ne connait aucun des horaires pour les activités de Timousse, pas même celle qu’il est sensé gérer le vendredi soir.

Rahan qui n’a tellement pas envie de savoir qu’il me téléphone régulièrement pour me demander à quelle heure Timousse quitte l’école, à quelle heure il commence, à quelle heure il doit aller à son cours d’arts martiaux le vendredi soir. RAHAN QUI A ETE EN RETARD AU PREMIER COURS DU VENDREDI SOIR, Rahan qui a poussé le vice, vendredi dernier, pour m’appeler à 18h30, alors que je suis encore au boulot, alors qu’il est avec son fils …

-          Il termine à quel heure son cours Timousse ?

-          Ben maintenant, à 18h30. (là, une seconde, j’ai eu peur qu’il ne me dise un truc genre meeeeeeerde ! je suis à l’autre bout de la ville, j’avais oublié ! Là, j’ai eu peur pour Rahan. Pour sa vie. Parce que là, Rahan était foudroyé direct par mes soins si c’était le cas.)

-          Ah. Ben c’est pas terminé, ils n’ont même pas fait le salut

-          Ah.

Je fais quoi ? je me propulse ? je traverse l’espace enveloppée dans la jolie cape de supergirl je viens casser la gueule au prof de Timousse parce que merde quoi ! IL EST 18H30 ET T’AS TOUJOURS PAS FAIT LE SALUT QUI PROCLAME LA FIN DU COURS ?????

Voilà, ça c’est du Rahan tout craché. Alors qu’il me demande les dates des vacances qui arrivent là … ben pardon mais ça me troue. Il a une idée derrière la tête, Rahan et je dois la connaître.

Rahan a décidé de poser une semaine de congés sans solde pour partir en Bretagne. Pendant les vacances scolaires. Et Rahan me demande

-          Ca t’embêterait que j’y aille avec Timousse ?

Il faut savoir qu’il y a …. Deux ans ? un an ? j’aurais sacrément été triste de me retrouver toute seule. Je suis de ces mamans qui ont du mal à être séparée de leurs enfants. Je suis de ces compagnes qui n’aiment pas dormir dans un lit vide.

Là, j’ai retenu un hurlement de joie. Parce que ma joie, ce n’était pas seulement que Timousse parte enfin avec son père découvrir la région dont il est de moitié originaire. Ma joie, ce n’était pas seulement que mon demi-breton de fils allait enfin savoir à quoi ressemblait une marée. Ma joie, c’était aussi de me dire oh putain !!!! une semaine pour moi ! Oui parce qu’en plus, Boudeuse a absolument tenu à y aller. Une semaine !!!! Ca ne m’est jamais arrivé !

Ces jours ci, je suis tellement surmenée, fatiguée de tout gérer  à la force de mes bras musclés, certes, mais minus tout de même, fatiguée de courir dans tous les sens pour tout le monde, qu’une pause (même en bossant) ne pourrait pas me faire de mal.

Alors j’ai retenu mon hurlement de joie, j’ai même payé les billets moi-même. Pour être certaine qu’ils partent. Et en même temps, je trouve ça génial que Rahan ait envie d’offrir une semaine de vacances et de promenades à ses enfants. Et quelque part, ça me fait quand même chier de ne pas y être, mais ce sera pour une autre fois.

Alors j’ai retenu mon hurlement de joie. Et dès le lendemain, tandis que Rahan dépliait sous les yeux excités des enfants la carte de Bretagne pour leur montrer où ils iraient, tandis que Timousse notait les kilomètres à parcourir en s’écriant « oh ben ça va ! c’est gagné, là c’est sur que ze vais dégobiller si on fait tout ça en voiture ! » j’appelais discrètement toutes mes copines pour leur annoncer la nouvelle. ILS PARTENT LE 30 !!!! T’IMAGINES ?????????? UNE SEMAINE MON CHEZ MOI RIEN QUE POUR MOI ! Ils partent le 30 !!!! On se fait une soirée fille  ???? CHEZ MOIIIIIIIIIIII !!!!!!!! LE 30 ! OUI ! OUI !

C’est seulement lorsque j’ai raccroché que j’ai surpris le trio de regards posés sur moi. Rahan s’est alors fendu d’une phrase plus longue que celles dont il est d’ordinaire friand.

-          Ca va, tu perds pas le Nord !

Posté par Kaliuccia à 12:25 - Nous - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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