Au fil de l'eau

"Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants."

30 décembre 2007

Dans la série ça n'arrive qu'à moi ...

Ce matin, en me réveillant, je réalise que mon frère s’en va ce soir. Bouh ! je suis triste. J’ai réussi à réunir toute ma famille pour les fêtes de Noël, et ça fait déjà une semaine. Pourquoi le temps s’écoule t-il à deux vitesses ?

Je me souviens donc qu’ils ont besoin de moi, nous devons nettoyer à fond la maison que nous avons louée et ce avant midi. Mais avant tout, j’ai une petite course à faire. Un truc tout con qui devrait me prendre cinq minutes.

Le truc tout con me prend effectivement cinq minutes, c’est ce qui arrive après qui ne va plus du tout.

Pour faire mon petit truc tout con je m’étais garée en double file. Ne commencez pas à hurler, tout le monde fait ça ici. D’ailleurs la plupart du temps, ils ne se garent même pas sur des places libres, ils se garent devant les places libres, sur la route pour être certains de ne pas être bloqués alors hein !

Je m’engouffre donc dans mon véhicule, j’ai mon portable à la main, puisque je compte appeler mon frère pour le prévenir qu’il ne panique pas, J’ARRIIIIIIIIIVE ! Je me dis à ce moment là que non, je vais attendre d’être bloquée à un feu et mettre le kit main libre pour se faire. Je démarre en vitesse. Et là, qui me dépasse ? hein hein ? qui me dépasse avec la putain de chance que j’ai moi ?

Et oui. La police. Hum hum j'ai vraiment pas de bol !

Donc, je me fais houspiller.

Ils m'engueulent que je suis en double file ; oui oui Monsieur l’agent (comme tout le monde hein !)

Et que je suis partie sans mettre ma ceinture ; oui oui Monsieur l’agent (mais bon je suis en train de le faire, j’ai la ceinture dans la main gauche ça se voit non ?)

Et que j'ai mon téléphone à la main droite oui bon ok je tournais le volant quand même hein et puis je le rangeais justement.

Bon. Ils avancent. Ouf, je m’en sors bien. Ils sont donc devant et s'arrêtent à un feu

Et non, je n’ai pas oublié de freiner !

Je suis soulagée. Vous voyez, quand on stresse un maximum (oui je sais, c’est mon quotidien mais là j’ai passé un mois particulièrement stressant) et que tout semble rentrer dans l'ordre.

Et je m'appuie un peu sur mon volant comme ça. Je me laisse aller quoi. Bon ok, je m’affale complètement dessus.

Sauf que dans ces putains de voitures, le klaxon se trouve au centre de leur putain de volant. Sur lequel je viens tout juste de m’affaler.

Ca a fait un BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP énorme, que je suis certaine que la ville n’a entendu que ça, pire qu’un plastiquage qui vous réveille à deux heures du matin. Juste quand le feu passait au vert.

Et là, je vous avoue que je ne comprends pas du tout pourquoi ils n’étaient pas contents, mais alors pas du tout. Et ils m'ont fait signe de me mettre sur le côté.

Et ils sont venus me voir. Glups !

- C'est quoi votre problème ?

Glups bis. Un problème ? Mais je n’ai pas de problème moi !

Sur un ton légèrement saccadé, parce qu’il ne faut pas oublier que le temps me filait entre les doigts, je leur ai dit que j’avais oublié de faire un petit truc tout con et que j'étais en retard pour retrouver mon frère and Co et l'aider à nettoyer la maison qu'il quittait à midi pour prendre le ferry, et qu’on devait encore passer à la laverie pour … bon ça ne doit pas les passionner ce que je dois faire à la laverie.

Donc m'ont prise pour une folle. Enfin c’est ce que j’ai pensé dans un premier temps.

- Vos papiers !

Bien sur, m'a fallu une plombe pour les trouver, j'ai eu un sac à noël et euh je n'ai pas l'habitude de fouiller dedans. Ce que j’ai aussi tenté de leur expliquer, pour les occuper tandis que je retournais ledit sac, mais ça non plus ça ne les passionnait pas.

Ils ont tout bien vérifié, me les ont rendus, puis sur un air suspicieux …. Vous savez ce qu'ils ont osé me demander ?

Jamais je ne leur pardonnerais ça ! leur visage est gravé à tout jamais dans ma mémoire !

Ils ont sorti une boite étrange de leur voiture et M'ONT DEMANDE DE SOUFFLER DANS LE BALLON ! Ca m’a scotchée !

Choquée, je leur ai dis "mais j'ai pas bu !"

- Madame, soufflez s'il vous plait

- M’enfin ! il est neuf heures du matin ! Quand même !

Ils m’ont répondu un truc du genre que si je refusais de souffler, ce n’était pas un problème, puis j’ai entendu une suite de mots qui ressemblaient à « prise de sang » … je déteste les piqûres. Je déteste les prises de sang. Je déteste et j’ai peur !

J'ai soufflé. Et c’était bon qu'ils m'ont dit mais en attendant, ils m'ont prise pour une ivrogne ! Moi !!!!!

J’étais super méga outrée ! Quand même !

- Je vous l’avais dit que je n’avais pas bu !

Merde alors ! j’en reviens pas ! ils ont cru que j’avais picolé !

Ils m’ont enfin laissée repartir en ajoutant un «rentrez chez vous et calmez vous Madame »

J’aurais aimé leur expliquer que je ne rentrais pas chez moi, que j’allais retrouver mon frère qui allait partir tout ça ET QUE J’ETAIS TRES CALME ! mais bon, le spectre d’une prise de sang dansait dans chacune de leurs pupilles.

Et en attendant, ils ont cru que j’avais picolé à neuf heures du matin !

Et au fait sinon ? vous avez passé un bon noël ?

Posté par Kaliuccia à 00:24 - Morte de honte - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 décembre 2007

Grosse colère

Ce soir, dernier jour d’école, nous étions toutes (ou presque) à attendre devant l’école nos chérubins survoltés qui croient encore au père noël et qui terminent une folle journée d’école avec spectacle, père noël (le faux, le vrai est en train de fabriquer les jouets), goûter et chocolats.

Bien entendu, la sortie est turbulente et plus qu’à l’accoutumée, ça crie ça se pousse, ça traîne son manteau par terre (ben oui, un manteau ne se porte pas sur le dos en hiver, il se traîne par terre c’est bien connu), ça perd ses gants, ça hurle, bref y’a d’la vie.

J’aperçois la bouille pivoine de Timousse qui me reconnaît de loin et pique le sprint du siècle. Son manteau jeté sur son épaule (et pas encore à traîner par terre) il se faufile à travers les autres gamins puis à travers le tout petit espace de la porte de l’école. Un petit gars n’est pas du tout content que Timousse lui passe devant, il profite du ralentissement forcé lors du passage de la porte ainsi que de la présence de sa grand-mère campée juste sur le chemin (histoire de mieux emmerder les gosses quand ils tentent de sortir) pour le rattraper et le pousse. Bah, c’est de bonne guerre. Timousse en perd ses gants, et furieux se retourne vers son camarade de classe. Et il le pousse à son tour. Euh peut être même qu’il s’apprêtait à lui en coller une d’ailleurs, parce qu’il est comme ça Timousse. Faut pas l’emmerder.

Tu passes à côté de lui en le frôlant, et il te déclare la troisième guerre mondiale à lui tout seul Timousse. Il sort l’artillerie lourde à la moindre bousculade.

Donc, je me suis précipitée pour empêcher le massacre, vu que de toute façon, le petit camarade n’avait pas du tout l’intention de se laisser faire. J’ai bien entendu engueulé Timousse, n’aimant pas la violence qui l’habite au moindre conflit. Je lui ai crié un truc genre « ça va pas non ? » enfin banal quoi.

Mamie de son côté houspillait son petit qui n’avait pas eu une meilleure attitude (et puis en plus, c’est lui qui avait commencé d’abord).

Et puis tout à coup, vlà ty pas que la mamie, elle se tourne vers MON FILS la bave aux lèvres (enfin limite la bave) les yeux exorbités (là j’exagère pas) et se met à lui hurler dessus. « toi je t’interdis de le toucher tu m’entends ! »

Donc je m’interpose vu que je suis si près d’elle que nous pourrions nous toucher et je lui dis « euh bon ça va, c’est à moi de faire la morale à mon fils, ce que je suis d’ailleurs en train de faire, alors vous ne lui hurlez pas dessus »

Et bien elle ne m’écoute pas la mamie, elle se tourne vers son petit fils, lui remet son manteau puis se retourne vers MON FILS et recommence à hurler, en levant la main que si il recommence, elle va lui mettre une fessée qu’il dormira plusieurs jours sur le ventre.

Donc là je m’interpose à nouveau, et je lui dis très poliment « si tu ne te magnes pas de baisser ta main et de la remettre dans ta poche, c’est la mienne que tu vas prendre dans la gueule » Si, si, j’ai dis ça.

Elle a baissé sa main toujours sans me regarder et s’est retournée vers petit fils en maugréant. Je récupérais les gants de Timousse à terre, lorsqu’elle est revenue vers mon fils pour lui hurler à nouveau dessus. Tain je vais me la faire celle là ! elle hurlait, je ne sais plus ce qu’elle hurlait, mais c’était plein de menaces, mon fils était terrorisé et moi je me mettais entre eux en lui disant de se taire à la mamie, mais elle continuait.

Ne sachant plus que faire et tentant de retenir une folle envie de lui coller une magistrale baffe, parce que je vous jure que la haine montait, je n’ai trouvé qu’une solution.

J’ai hurlé. J’ai pratiquement collé mon nez au sien et j’ai hurlé OHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH ! STOOOOOOOOOOOOOOOOOP !

Genre tu m’entends là ?

Ca a eu au moins l’effet de la calmer net. Et au moins, elle n’a pas eu le choix, elle m’a enfin regardée.

Et elle m’a répondu « le stop est au coin de la rue ». Ah ah ah ! je suis morte de rire là ! Tain mais sur qui je suis encore tombée là ?

« T’es une rigolote toi hein ? (oui je sais, je tutoie quand je suis en crise, c’est mal je sais ) je t’ai dis de ne pas hurler sur mon fils. Je suis sa mère, c’est à moi de l’engueuler s’il fait une connerie, mais toi tu ne hurles pas sur les gosses des autres et surtout pas sur MON FILS !

Ah ben c’est bien qu’elle dit, et de nouveau, elle ne s’adressait plus à moi mais à mon fils. Alors la prochaine fois tu frappes plus fort (et ça, elle a du le dire au moins dix fois)

J’étais au bord de l’explosion.

J’ai du hurler encore plus fort qu’elle parce qu’elle était tellement bruyante que je n’entendais même plus le son de ma voix.

Et quand elle a de nouveau menacé mon fils de sa main boudinée, j’ai attrapé cette putain de main. Et je lui ai parlé tout doucement, si doucement qu’elle a du se pencher vers moi pour m’entendre. Vous voyez ? cette rage froide, quand on parle entre les dents serrées.

T’as tellement de courage que tu n’arrives même pas à parler à un adulte, tu ne sais que gueuler sur les mômes des autres c’est ça ? (non mais vous vous rendez compte qu’elle ne s’adressait qu’à mon fils cette connasse ? en l’engueulant en plus ?) lève encore la main sur mon fils, fais encore une fois ce geste, et je te jure que c’est dans aucune position que tu pourras dormir pendant plusieurs mois.  Je t’interdis d’engueuler et de menacer mon fils.»

Tain, je crois bien que c’est la première fois que je menace quelqu’un comme ça. Du coup, elle a embarqué son petit fils et est repartie.

Bon vous affolez pas, ce n’était pas la mamie toute perdue qui cherche sa monnaie pour payer le pain. Elle devait avoir quinze ans de plus que moi à tout casser. Donc le respect de l’âge, je m’assois dessus dans ce cas là.

Et il m’a fallu vingt bonnes minutes pour cesser de trembler après son départ. J’avais tout le corps qui tressautait de rage. C’set pas demain que je vais arrêter de fumer moi !

Posté par Kaliuccia à 23:58 - Coup de gueule - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2007

Troisième du jour

Ah ben si la Dragonne, t’avais raison, voici la troisième de la journée. Elle concerne la note numéro 1.

Voici la réponse F*** à mon premier mail de protestation.

« Vous nous avez adressé un e-mail concernant le suivi de votre commande.

En raison de l’activité très forte de notre équipe durant les Fêtes de Noël, nous ne pourrons vous apporter une solution rapide et nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.

Il est probable que votre requête ait déjà été solutionnée. Toutefois, si elle reste d’actualité, faites le nous savoir afin de vous apporter cette fois-ci une réponse plus appropriée de la part de l’Equipe F***.com.

Nous vous invitons également à nous joindre de préférence par téléphone du lundi au samedi entre 9h et 19h30. Nous pourrons ainsi traiter votre demande immédiatement ensemble.

Nous vous remercions de votre compréhension.

Cordialement, »

Hum ! hum ! en gros, si ils avaient osé me répondre en utilisant mon style habituel, voici ce qu’ils m’auraient dit :

« Ecoute bien grosse emmerdeuse que tu es. Là, tu vois, c’est Noël dans quatre jours, et nous recevons chaque jour des emmerdeurs insatisfaits qui n’ont que ça à foutre, comme toi, de venir nous gonfler gna gna gna parce qu’ils n’ont pas reçu leur paquet commandé y’a un mois, ok.

Si tu crois qu’on n’a que ça à foutre de chercher la référence d’un paquet qui t’a certainement été piqué, c’est que tu crois encore au père noël ma pauvre fille !

En attendant, t’as qu’à avoir une ado qui demande des trucs NORMAUX, ça causera bien moins de problèmes aux gens qui bossent EUX ! tu peux aussi plastiquer la poste, c’est peut être le seul édifice qui reste debout par chez vous. En même temps, ça t’occupera vu le temps que tu as à perdre à nous envoyer des mails à la con que nous ne traiterons pas.

Et pour conclure, je me marre en imaginant la gueule de la personne qui t’a piqué ton paquet de merde, quand elle découvrira que ça cause même pas une langue proposée au collège en première langue.

Allez hop, retourne donc à tes petits nœuds dorés, et laisse nous bichonner les clients qui nous laissent des fortunes, eux, pour nous acheter du matos qu’on ne leur livrera peut être jamais. »

J’ai bien traduis le message non ?

Ok, je prépare une réponse à ma façon.

Posté par Kaliuccia à 14:48 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Délicieuse gorgée

J’ai (enfin) lu "la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules" de Delerm.

J’aime pas la bière. Ce qui fait que j’ai eu du mal à me procurer ce livre, je ne voyais pas quel plaisir je pouvais trouver à la première gorgée d’un truc que je n’aime pas et dont je ne me souviens même pas d’ailleurs, tellement ça a du me laisser indifférente.

Par contre, j’en ai retenu la sensation du plaisir simple, celui qui pourrait passer inaperçu, celui qui fait partie de notre quotidien, celui qui, s’il venait à disparaître, laisserait un immense vide impossible à combler. Celui qui peut me rendre heureuse toute une journée.

J’ai des petits plaisirs qui me gonflent d’orgueil et de bonheur. Des petits plaisirs dont je ne me priverais pour rien au monde. Et ce matin, en m’offrant ce petit plaisir, j’ai pensé à cette fameuse première gorgée.

J’ai un peu honte à le raconter, tant il est insignifiant mais … ce matin, en revenant du café, j’ai vu une dame garer son véhicule juste devant ma voiture. Une petite dame toute fragile qui fouillait dans le froid le fond de son sac pour y trouver une pièce de 1 €uros qui paierait son droit de laisser là son véhicule pendant deux heures. Il était 9h15, et j’avais quant à moi payé jusqu’à 11heures. Alors avant qu’elle n’atteigne l’horodateur, je l’ai rattrapée et lui ai donné mon ticket.

Et le sourire qu’elle m’a fait, tant de reconnaissance pour si peu de chose, ce sourire a égayé ma journée à son commencement. Merci petite dame d’avoir croisé mon chemin en ce matin glacial, merci pour cette délicieuse gorgée. En arrivant au bureau, j’avais mal à la mâchoire d’avoir tant souri.

Deux notes dans la matinée … faut que je me calme moi !

Posté par Kaliuccia à 11:02 - Nous - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le stress des cadeaux

Le mois dernier, j’ai commandé deux livres, trois CD et un DVD à la F***. Paraît qu’il ne faut pas faire de pub, je ne fais pas de pub. Surtout que là, ce n’est pas de la pub que je vais leur faire ! 

Donc début novembre, j’ai commandé entre autre ces six articles à la F***, pour les offrir à ma fille à noël. M’y suis prise début novembre, parce que ma fille ne va suuuuuuuuuurtout pas me demander tout ce que les ados de son âge veulent, non non non, ce serait trop facile ! 

Noël devient certainement un moyen de me lancer des défis. Tu veux me faire plaisir ? Tu dis que tu m’aimes ? prouve le ! trouve moi ce truc introuvable. 

Et là, y’avait six trucs introuvables. Japonais. Parce qu’elle est dans sa passion japonaise. Des noms totalement imprononçables même par écrit, c’est vous dire. Mais je les ai trouvés à la F***. 

Livraison entre quatre à huit jours qu’ils disaient.

J’ai commencé à recevoir quelques mails m’informant que les quatre à huit jours se transformaient en quelques jours. C’est vague quelques jours. Mais je m’y suis prise début novembre, j’ai donc décidé de patienter. 

Sont arrivés deux nouveaux mails m’informant que pour deux des trois CD commandés, les quelques jours d’attente se transformaient à jamais. Jamais je ne recevrais ces articles. 

Ils les mettent en disponible, livraison sous quatre à huit jours, et deux semaines plus tard, ils se rendent compte que ben non, ce sont vraiment des articles introuvables, elle est vraiment chiante l’ado qui veut ça. Alors comme ils n’assument rien, bien entendu, ce sont les fournisseurs les coupables. Comme ça quand tu reçois l’annulation de ta commande, comme tu n’as plus personne à engueuler, tu ronges ton frein, et tu vas dire à ta môme que tu n’as pas pu relever un de ses nombreux défis. 

Pas grave me dis-je, il me reste quatre articles et quelques semaines avant la date fatidique. 

Le 01 décembre, je reçois un mail m’annonçant l’arrivé du DVD. « en coll****mo (toujours pas de pub) ou envoi rapide » qu’ils disent. Comme j’ai beau chercher, je ne trouve nulle trace du numéro de coll****mo, j’en déduis qu’ils l’ont envoyé en rapide. 

Et bien c’est comme la notion de quart d’heure ça. Je ne sais pas combien Boudeuse estime qu’il y a de minutes dans un quart d’heure quand je lui dis « tu rentres dans un quart d’heure » et qu’une heure après je l’attend toujours. De même, je ne sais pas ce que le mot « rapide » signifie pour la F***, lorsque dix neuf jours plus tard je n’ai toujours rien reçu. 

Enfin bref. J’ai envoyé une réclamation, nous verrons bien. 

Entre temps, je reçois deux nouveaux mails. 

Attention, le timing est important. 

Un premier mail du 12 décembre m’annonce que les deux livres ont été envoyés (ENFIN) en coll****mo numéro patati patata etc 

Un second mail du 15 décembre m’annonce que le CD a été envoyé (ENFIN) en coll****mo numéro patati patata etc 

Et hier matin, toujours rien à la boite postale. Rien, nada, niet, nothing, nichts (savez le dire en japonais ?). Le vide le néant, juste une malheureuse lettre toute seule perdue dans l’immensité du vide de la boite, qui devait se demander ce qu’elle foutait là, et c’est tout. 

Hier soir donc, je récupère les deux mails de la F*** qui m’annonçaient la livraison. Et je clique sur le lien du premier mail qui me permet de suivre le colis que c’est beau la technique ! 

Deux lignes. 

Première ligne :

Colis ou accusé de réception à signer mis à disposition dans la boîte postale

Là je me dis ohhhhhhhhhhhhh les menteurs !!!!!!!!!!!!!!! il n’y avait rien de rien dans la boite ! 

Deuxième ligne :

Colis livré. 

Ben voyons ! 

Quelque peu paniquée (putain ils m’ont piqué mon colis, putain ils m’ont piqué mon colis !) je clique sur le lien du second mail. 

Exactement le même message ! Colis livré. 

On se calme, on se calme ILS M’ONT PIQUE TOUS MES COLIS on se calme. Je suis très calme. Comme je suis une pointilleuse, je retourne lire mes mails et les compare. 

Et là !!!! que vois je ??? mes deux colis portent le même numéro de coll****mo. Donc, à trois jours d’intervalle, ils m’ont envoyé des articles dans le même colis. Donc ça veut dire que le 12, ils ont envoyé les deux livres, puis le 15 ils ont décidé de m’envoyer le CD. Donc ils sont retournés à la poste, ont braqué la poste, ont récupéré le colis qu’était pas encore partis, l’ont ouvert et glissé le CD puis ont renvoyé le tout. Non ? Pas possible ? 

Ok. 

DONC ILS SE FOUTENT DE MA GUEULE quand ils disent qu’ils envoient un paquet.

Enfin bon, admettons.  Admettons qu’ils me prennent pour une andouille, et qu’ils font deux colis en un en trois jours.

Quelque chose m’intrigue, je retourne sur le site pour mon coll****mo. Et je relis.

Quoi je suis maniaque ?

Première ligne :

Date : 08/12/07 : Colis ou accusé de réception à signer mis à disposition dans la boîte postale

Là je me dis toujours ohhhhhhhhhhhhh les menteurs !!!!!!!!!!!!!!! il n’y avait rien de rien dans la boite ! 

Deuxième ligne :

Date : 10/12/07 : Colis livré. 

Y’a rien qui vous choque ?

Vraiment rien ?

C’est encore pire que l’homme qui tire plus vite que son ombre là hein !

Expliquez moi comment un colis peut m’être livré le 10 décembre 2007, quand il n’a été envoyé que le 15 décembre 2007 ?

Sus aux mauvaises langues qui traitent les Corses de lents. Chez nous, on est trop forts ! on livre les colis avant qu’ils ne soient envoyés !

En attendant, je n’ai toujours rien moi. 

Posté par Kaliuccia à 10:02 - Nous - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 décembre 2007

Malheureuse ?

Je ne sais plus comment nous avons abordé le sujet Boudeuse et moi, mais lorsqu’elle m’a dit « oui, je pense que quelque part tu es malheureuse » ça m’a laissée … sans voix. Et comme le dit Mapping, c’est totalement impensable de m’imaginer sans voix.

Alors bien entendu, je n’ai pas pu rester sur cette moitié d’affirmation, surtout venant de ma fille. Je nous ai servi un bon thé chaud et nous avons discuté.

Je suis désolée, cette note sera sous forme de dialogue, parce que ce sont ses mots que je voudrais ici reproduire, et non mon analyse de la situation. Mais surtout parce que ma mémoire sélective me permet de retenir plus facilement une conversation en la reproduisant mot pour mot.

- Alors ? qu’est ce qui te fait penser que je puisse être malheureuse ?

- Je n’ai pas dit que tu l’étais, mais je pense qu’avec la vie que tu as-tu dois être malheureuse.

Ben merde alors. Ca fait mal d’entendre ça, ça fait mal d’autant qu’on n’a pas l’impression soit même de l’être. C’est comme si vous débarquiez chez votre médecin de famille pour la visite mensuelle du petit dernier, en pétant la forme et tout sourire, et que celui-ci (le médecin, pas le petit dernier) vous annonce que vous faites une dépression nerveuse….

- Et qu’est ce qu’elle a ma vie ?

- Ben ton boulot déjà

- Quoi mon boulot ? je l’aime mon boulot, j’aime ce que je fais.

- Ben on dirait pas. Quand tu rentres le soir et qu’on te demande si ta journée s’est bien passée et que tu réponds que tu as eu une journée de merde, on dirait pas que tu l’aimes !

Ok. Parents, écoutez moi. Faites attention à ce que vous dites en présence de vos enfants, même à 15 ans, ils vous traduisent un petit mot malheureux en la plus grande catastrophe du siècle.

-         Boudeuse, je t’assure que j’aime mon travail. J’aime ce que je fais, j’aime le poste que j’occupe, je m’entends très bien avec mes employeurs, et j’y vais tous les matins avec plaisir. (ce qui est totalement vrai, sus aux mauvaises langues)

-         Alors pourquoi tu parles de journées de merde ? pourquoi tu rentres épuisées ? pourquoi parfois tu dis que c’est dur ?

-         Ok. Comment t’expliquer ? Déjà, j’aime bien me plaindre. Et puis parfois, il nous tombe des galères. Des contrôles fiscaux, des contrôles de l’inspection du travail, un règlement qu’on attend qui n’arrive pas. Donc, comme je prends très à cœur mon travail, ce qui arrive comme galère à l’entreprise me contrarie comme si ça m’arrivait à moi. Mais en même temps, c’est toujours instructif et parfois j’en sors avec un peu plus de connaissances de ces galères.

-         Mouais.

Super convaincue l’ado, le monde du travail doit avoir le minois d’un goulag à ses yeux non avertis.

-         Je t’assure que j’aime mon travail, mais c’est vrai que je rentre parfois épuisée. Ce qui n’enlève rien au plaisir que j’ai à travailler. (ben oui, y’a de grands malades en ce bas monde qui aiment travailler.)

-         Mouais. Ben tu as du boulot pour me convaincre.

-         Bien. Ce sujet étant réglé, en quoi me trouves tu malheureuse sinon ?

-         Tu n’as pas de vie.

-         Je n’ai pas de vie ? ah bon ? et je fais quoi selon toi, si je ne vis pas ?

-         Tu ne vis que pour nous, pas pour toi.

Alors là, je vous avoue que là, ça m’a serré le cœur. Et elle a ajouté

-         Tu te sacrifies pour nous, tout ce que tu fais c’est pour nous et il n’y a pas de place pour toi.

-         Ben merde alors ! Et bien si ma fille, il y a une grand place pour moi, rassure toi. Sinon je deviendrais dingue.

-         Ah oui ? le soir, tu rentres du boulot crevée après « ta journée de merde ». tu n’as même pas le temps de te déchausser, si si ! tu gardes tes chaussures ! tu as déjà le nez dans le frigo à préparer le repas du soir d’une main. Et de l’autre, tu ouvres le cartable de Timousse pour vérifier ses devoirs. En même temps, tu vérifies les miens. Tu parles à tout le monde en même temps, parce que nous avons tous les trois quelque chose à te demander. Le mercredi, tu le passes à courir entre le club de voile, la laverie, les achats pour noël du moment. Tu ne restes jamais en place, tu as toujours quelque chose à faire, je ne t’ai jamais vue t’allonger cinq minutes pour lire ou simplement pour te reposer. Le week-end, tu cours partout parce qu’il y a toujours une activité pour Timousse ou un ciné pour  nous, ou un spectacle que tu as repéré, ou …

-         Ok c’est bon.

Là, il faut que je réfléchisse. Parce que ma réponse doit être claire, je ne suis pas une victime de mes enfants.

-         Boudeuse, cette vie je l’aime. J’ai choisi de vous avoir et de m’occuper de vous, et je t’assure que je ne me sacrifie pas du tout ! J’aime à aller faire du vélo avec Timousse, j’aime vous accompagner toi à un concert (si si elle est allée voir son prof de guitare en concert la semaine dernière) Timousse au cinéma ou à un spectacle pour enfants, ou encore à la bibliothèque. J’aime aller boire un chocolat chaud en terrasse avec vous après une bonne ballade en forêt. J’aime raconter des histoires à Timousse le soir avant qu’il ne s’endorme. Et j’aime boire un thé avec toi quand les hommes sont couchés. Le seul truc que je déteste, c’est la plage ! Je m’occupe de moi. Je sors le dimanche matin boire un café avec une amie, je retrouve d’autres amies en semaine pour boire un café le matin avant d’aller travailler, il m’arrive de sortir le soir, et je lis quand vous êtes couchés parce que c’est le seul moment où tout est silencieux. Mais je ne subis rien, j’ai choisi cette vie et je ne suis pas votre esclave.

-         Mouais.

Et bien ma fille  n’est pas convaincue.

Je suis bien ennuyée, parce que je ne veux pas qu’elle ait cette fausse image de moi. Je suis une femme active dans le sens où j’ai une vie professionnelle bien remplie. Ce qui fait que le peu de temps libre dont je dispose leur est attribué en priorité. Mais je n’ai pas du tout la sensation de m’oublier ou d’oublier mon couple. Nous avons nos moments à nous. J’ai des moments à moi. Je n’aime pas savoir que ma fille me pense malheureuse, même si je préfère le savoir de sa bouche, et que nous puissions nous expliquer.

Ca nous promet bien des soirées thé en tête à tête à ma fille et moi, parce que je ne lâcherais pas le morceau tant que la situation ne sera pas clarifiée. Je ne veux pas que ma fille pense que la vie soit aussi moche que ça lorsqu’on est adulte. Je ne veux pas qu’elle refuse de devenir adulte un jour à cause de cette mauvaise image que je lui donne bien malgré moi.

Il faut que je travaille là-dessus.

M’enfin ne rêvons pas non plus, ce n’est pas parce qu’elle me croit esclave de ma famille qu’elle a proposé plus de participation personnelle de sa part, faut pas que déconner non plus.

C’était une constatation, pas une offre de sa part pour changer les choses …

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13 décembre 2007

Des noeuds

Mardi soir, la ville était embouteillée allez savoir pourquoi.

J’attendais comme tout le monde, cernée de voitures et de pots d’échappements fumants.

D’ordinaire, pour passer le temps, je regarde les conducteurs, je trouve ça instructif. Les expressions que nous pouvons avoir lorsque nous sommes bloqués dans les embouteillages, c’est jouissif pour les voyeurs. Je dis nous parce que je dois avoir une tête à tomber moi aussi parfois.

Les couples qui s’engueulent (j’adore ! oui je sais c’est mal, mais j’adore tenter de deviner ce qu’ils se balancent dans la tronche rien qu’au degré de colère qu’ils affichent.)

Les gosses qui s’ennuient et tirent la langue. Je leur tire aussi la langue, en général ça les laisse tout con quelques minutes.

A droite, j’offrirais bien un mouchoir à Madame, ça lui éviterait de laisser des crottes partout.

A gauche, il m’amuse à chanter à tue tête une chanson qui n’a rien à voir avec celle que je suis en train d’écouter.

Un peu plus loin, le monsieur est très énervé et ronchonne tout seul derrière son volant. Et lui là, qui envoie ses sms tranquillement … et elle là, qui descend de son véhicule pour aller discuter avec sa copine bloquée dans la file d’en face. Celui ci nettoie consciencieusement son tableau de bord. Et celui la dont j’entend toute la conversation tellement il hurle dans son micro. Alors elle, elle est vraiment gonflée à lire son journal !

Tiens, j’aimerais bien savoir ce qu’il est en train de gribouiller sur son carnet.

Parfois je me dis que si j’étais flic, je me coulerais dans un embouteillage, et j’aurais de quoi remplir mon quota de PV pour le mois en une seule soirée.

Mardi soir, victime d’une crise d’hyper activité aiguë, je me dis que tant qu’à faire, je n’ai qu’à continuer à faire mes nœuds pour les cadeaux de noël. Figurez vous que j’ai trouvé un truc géant ! J’ai acheté des bandes dorées pour la confection de nœuds décoratifs. Bon ok, comme je suis blonde, il m’a fallu une bonne demi heure pour comprendre qu’il suffisait de tirer sur une bande pour que le nœud soit fait. J’ai donc acheté 200 bandes, et il me faut environ 30 secondes pour confectionner un nœud magnifique.

Me voilà donc, entre la première et le point mort, à plonger la main dans mon sac, en extirper une bande dorée, tirer sur la languette, faire un nœud, avancer un peu, stopper, regarder les nouveaux occupants des véhicules voisins, plonger à nouveau la main dans mon sac … au dixième nœud, je me sens comment dire … observée.

Peut être quelqu’un s’adonne-t-il à la même occupation que moi. Je tourne la tête. Ah non, c’est une camionnette, ce n’est pas à ma hauteur. Tiens, elle est bleue la camionnette. Je lève les yeux. Le conducteur, aussi bleu que son véhicule, a baissé sa vitre, posé ses deux bras sur la portière, et joue au voyeur ouvertement. Des gendarmes, je suis juste à côté de gendarmes, et je ne les avais même pas remarqués ! Putain j’ai l’œil moi en ce moment, je vous le dis !

Comme une gamine prise en train de plonger son index dans le chocolat chaud recouvrant le gâteau d’anniversaire, je grimace un sourire gêné. Monsieur le gendarme n’est pas content. Il secoue doucement sa main ouverte de haut en bas comme s’il allait me coller une fessée.

Je remets les nœuds en place, honteuse. Et puis, j’ouvre ma vitre …. Parce que bon, le regard est assez insistant pour que je comprenne que j’ai quelques remontrances à subir en silence.

Et c’est le cas. Vous savez que vous n’avez pas le droit de faire ça et patati et patata que c’est dangereux et patati et patata (tu peux pas aller engueuler l’autre qui est en train d’exploser son forfait sms devant là ?)

Bon j’avoue, je n’ai pas vraiment retenu tout ce que m’a dit ce Monsieur, je me sentais un peu merdeuse et me répétais sans cesse « putain mais t’es con ma fille ! mais que t’es con toi alors ! ». Sans me défaire de mon sourire embarrassé, je tends un nœuds à Monsieur le gendarme. Cadeau.

Ben il l’a prit ! Ca ne porte pas un nom ce que nous avons fait là ?

Posté par Kaliuccia à 12:03 - Morte de honte - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Messages personnels

Je pique l’idée à Jathenaïs (avec son autorisation comme ça je ne vais pas payer de royalties) parce que je l’ai trouvée excellente.

Message personnel numéro 1 : Je veux une caisse de champagne pour Noël, et doubler mon salaire (pour l’année)

Message personnel numéro 2 : Putain de bordel de merde ! juste avant les fêtes ! tu veux m’achever ?

Message personnel numéro 3 : Je t’aime

Message personnel numéro 4 : N’oublies pas que tu participais à l’achat d’un cadeau avec moi, que tu n’as toujours pas payé ta part, que ce n’est pas parce que je suis généreuse que je roule sur l’or.

Message personnel numéro 5 : Tu es mon rayon de soleil

Message personnel numéro 6 :  Merci pour le café

Message personnel numéro 7 : Quand tu piques mes affaires, en bravant l’interdit, ais au moins la décence de les remettre à  leur place.

Message personnel numéro 8 : (plus clin d’œil à qui comprendra) Tire toi de là !

Message personnel numéro 9 : Merci d’être là, même quand tu ne vas pas bien, pour écouter mes jérémiades

Message personnel numéro 10 : Rends moi service, fais toi greffer un cerveau, ça adoucirait mon quotidien.

Message personnel numéro 11 : J’irais cracher sur ta tombe.

Message personnel numéro 12 : Non, je ne suis pas folle. J’aime les gâter.

Message personnel numéro 13 : A trop mépriser, tu en deviens méprisable

Message personnel numéro 14 : Quitte le.

Message personnel (et groupé) numéro 15 : Ton sourire sera mon plus beau cadeau de Noël

Message personnel numéro 16 : Tu me manques

Message personnel numéro 17 : Je préfère penser que c’est de la maladresse de ta part, mais je suis terriblement déçue.

Message personnel numéro 18 : Prends soin de toi, tu t’en sortiras, la vie te le doit bien.

Message général numéro 1 : Beaucoup de personnes à qui j’adresse ces messages ne lisent pas mon blog (parce que pour certaines, faudrait encore qu’elles apprennent à lire …) alors pas de crise de parano, j’en fais assez comme ça dans mon coin et je vous jure que c’est épuisant

Message général numéro 2 : Dans ces moments de crise, j’ai un mal fou à conserver mon humour, mais il reviendra. Pour l’instant, il dort, il a besoin de reprendre des forces. Et ne vous plaignez pas, j’avais commencé la note hier soir, et elle était bien plus sombre que celle ci !  comme quoi la nuit peut aussi un peu porter conseil.

Posté par Kaliuccia à 10:43 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2007

Minable

Coup de gueule. Tiens, je vais me faire une section coup de gueule rien que pour moi.

Dans la série j’en ai plein le cul, (oui, je sais, c’est vulgaire comme expression, mais moi je l’aime cette expression.) dans la série plein le cul donc, j’en ai plein le cul des gens qui jugent.

Les gens qui jugent, ça me gave gravissime. Ceux qui voient la paille chez le voisin et jamais la poutre chez eux, je les abhorre. Ceux qui ont toujours un truc mesquin à dire sur l’autre, ceux qui aiment à creuser une blessure pour que la gangrène s’installe et ronge les tissus sains, je les abomine. Je trouve exécrable cette étroitesse d’esprit qui autorise le plus minable d’entre les minables de porter un jugement sur autrui.

Et ne venez pas me dire que la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe, c’est totalement faux. Il est très facile de porter atteinte à l’intégrité d’une personne. Il est très facile de lancer une rumeur qui lui collera à la peau toute sa vie.

C’est comme une piqûre de moustique infecté par le paludisme. On soigne, mais on ne guérit pas. Ca reste dans le sang, ça se ballade et ça peut ressurgir à tout moment.

Parce que ces minables qui jugent, si encore ils se contentaient de juger dans leur petit esprit pitoyable, ça pourrait être supportable. Mais non, il leur faut un public. Et parfois, je me demande même à qui j’en veux le plus. Celui qui parle plus fort que les autres pour être entendu, ou celui qui n’écoute que celui qui parle plus fort que les autres ?

Alors je vais te dire, grosse conne que tu es, avant que tu  ne commences à me pourrir la vie de tes petites mesquineries, de ta méchanceté et de ta bêtise, je vais te dire que tous les malheurs du monde ne viendront en rien excuser un dixième de l’attitude de merde que tu t’apprêtes à avoir en ma présence. Je t’emmerde. J’emmerde tes pensées, j’emmerde tes envies, j’emmerde ta haine, j’emmerde ta connerie. J’emmerde les dépressifs bilieux qui détruisent ceux qu’ils devraient aimer.

J’ai déjà eu à subir les trop nombreux assauts d’un personnage vil et abjecte, capable d’une bassesse, d’une lâcheté, dont tu n’as même pas idée. Et j’en suis sortie plus forte. Je n’ai pas réparé ce qu’il a détruit, mais j’ai reconstruit autre chose, à côté. Il ne s’en remettra jamais. Dans le genre personnage immonde, tu te démerdes bien, mais tu ne lui arrives pas à la cheville. Tes petites remarques acerbes, pleine de fiel sont pitoyables.

Toi comme lui, vous n’arrivez même pas au rang d’une grosse merde lâchée par un chien en pleine rue. Une merde encore, je ferais un détour pour ne pas marcher dedans.

Voilà, c’est dit. Oui oui je sais, vous ne comprenez rien à mon coup de gueule, mais putain que ça fait du bien !

Posté par Kaliuccia à 17:45 - Coup de gueule - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Matin catastrophe

Y ‘a des matins catastrophe, ce matin en est un.

Lorsque la journée commence comme ça, le mieux est encore de rester sous la couette, parce que bon sang que c’est bon de rester sous la couette, au chaud, à dormir.

C’est avec beaucoup de retard et à contre cœur que je me suis arrachée à mon lit douillet ce matin, en retard à peine le pied posé par terre.

Panique à bord, vite vite je prépare le petit déjeuner, je réveille mon petit homme encore tout chaud de sommeil, et  je croise Boudeuse qui m’a ENCORE piqué mon crayon noir pour les yeux ET QUI NE ME L’A PAS RENDU !

Tain ça, ça me gave ça. Si elle me voit tenter d’enfiler un pull que JE lui ai offert, qui me plait bien et qui irait super bien avec le jean que je porte, elle me fait tout un plat que c’est son pull à elle, que justement elle voulait le mettre, que je vais lui élargir … Elargir ? ELARGIR ???? t’es en train de dire que je suis grosse ?

Par contre, la demoiselle qui a plus de gloss et de crayons que j’en ai jamais eu moi, la demoiselle n’hésite pas à venir fouiller dans MA trousse à maquillage, piquer MON UNIQUE crayon noir ET LE LAISSER DANS SES AFFAIRES ! Et qui plus est, la demoiselle n’aime pas qu’on lui en fasse la remarque hein ! « tu pourrais me le dire plus gentiment ».

On croit rêver ! j’ai fini par lui acheter SA brosse à cheveux, SA pince à raidir, SON sèche cheveux, SES pinces et tout le tralala … mais elle vient encore piquer dans MES affaires parce qu’elle ne trouve rien dans le BORDEL qui lui sert de chambre ! Et vous pensez bien que quand moi je pars à la recherche de MES affaires dans le BORDEL qui lui sert de chambre, ben j’ai peu de chance de les trouver.

L’autre jour, je l’ai même choppée de justesse, en train de faire une tentative d’enlèvement de MON déo ! BEURK ! m’enfin ! c’est ultra méga personnel un déo !!!!!! mais t’es dégueulasse ma fille ! BEURK BEURK BEURK ! “m’enfin maman ! il est en spray le déo !”

Ah oui ? ben c’est pas une raison ! Donc, j’ai planqué mon déo dans un coin … à quoi j’en suis rendue tout de même !

Pour Boudeuse, tout ce qui est matériel et qui est à bord est à usage collectif. Sauf ses affaires bien entendu, ses affaires ne sont qu’à elle. Donc Boudeuse utilise absolument tout, jusqu’à mon téléphone portable dont elle change au gré de son humeur l’image d’accueil ou la sonnerie d’appel…. Il n’y a que Rahan qui est protégé de ses intrusions, il est allé jusqu’à coder son ordinateur.

Enfin bref. Ce matin, à peine ai-je posé le pied par terre que je me suis souvenue que hier matin j’ai cherché en vain mon crayon noir semi permanent contour des yeux. En croisant Boudeuse dans le couloir, je l’ai sommée de me le rendre sur le champs.

Bonjour quand même hein !

Vous savez, y’a des matins, il est plus sain de ne même pas relever.

Mais j’ai relevé. Et elle est partie au collège … en tirant la tronche.

En retard, nous sommes en retard. Timousse met plein de bonne volonté à faire sa toilette, à s’habiller … trois plombes à chercher la dernière paire de gants que je lui ai acheté avec des numéros sur les doigts, que j’avais laissé sur son bureau, mais que Rahan est passé dans le coin et a certainement rangé parce que pour lui « ça traînait ».