29 février 2008
La rancune
La rancune.
Nous devisions à la terrasse d’un café, au soleil bien entendu, sur la rancune.
Les personnes rancunières, ça énerve une certaine qui se reconnaitra si elle vient me lire.
Je me suis targuée de ne pas être rancunière. Toujours. C’est vrai que j’ai le « pardon » facile. C’est vrai qu’il m’en faut beaucoup pour me fiche hors de moi au point de me braquer à tout jamais. Je ne suis pas quelqu’un de méchant, j’ai même plutôt un bon fond je trouve. Sauf que faut pas faire quelque chose que j’estime moi pas du tout acceptable.
Sauf que en détaillant un peu le problème, j’ai fini par me dire que oui, j’étais rancunière. Si je me braque. Et quand je me braque, la porte est fermée. Définitivement.
Il faut donc que j’estime la personne coupable de m’avoir fait sciemment du mal pour lui en vouloir au point d’être incapable de parler d’elle ou de ce qu’elle a fait sans sentir la colère monter en moi.
Pire que de la rancune, je m’aperçois que je suis toujours en colère. Alors ce n’est pas la colère qui me nourrie, ce n’est pas la haine qui me ronge non, j’ai bien trop à vivre pleinement pour me lever chaque matin avec cette rage en moi. En fait, les personnes qui m’ont poussée dans ce retranchement, je prends garde à ne pas y penser. Ils ont rejoint certains de mes souvenirs noirs, quelque part au creux de ma mémoire et j’ai refermé la porte derrière. Néanmoins, la chose n’étant pas réglée, ma colère est toujours vivace dès que leur nom est prononcé.
Il y a peu de gens qui ont l’honneur de se trainer ma rancune au derrière.
D’abord, il y a lui qui m’a fait énormément de mal. Jamais je n’en reparlerais avec lui, il est incapable de se remettre en question. Nous irions inévitablement vers le conflit, nous ne pourrons rien résoudre, et je risquerais de perdre une personne chère à mon cœur. Parce que c’est lui qu’elle choisirait. Ou je risquerais de la blesser. Parce qu’elle en mourait si elle savait. Alors voilà, j’ai choisi le rôle de l’autruche et lui restera un éternel non-dit. Ceci dit je ne souffre pas de ce non-dit. Il y a des thérapies qui se font sans la personne incriminée. J’ai accepté mon statut de victime.
Ensuite il y a l’autre qui a voulu briser ma chair et mon sang. Si j’avais eu une once de courage, je vais vous dire, l’autre serait en tous petits morceaux éparpillés dans toutes les décharges de la terre. A sa place. Mais je n’ai pas eu ce courage et ai opté pour la distance. Sincèrement, atteindre la bassesse comme il a pu le faire, ça ne m’avait même pas effleuré l’esprit que la chose fut possible. L’autre, il est peut être la chose que j’abhorre la plus au monde. Oh oui, j’ai une immense colère qui me secoue lorsque je parle de lui. Et cette colère ne tombera même pas à l’heure de sa mort. L’autre, j’irais danser sur sa tombe si je le pouvais. Alors oui, je suis rancunière.
Enfin il y a les personnes qui ont partagé avec moi des moments de ma vie et qui me l’ont pourrie. Les méchants, pervers, puants, ce qui veulent faire du mal parce que la beauté les insupporte. Ceux là, je les ai fichu hors de ma vie avec un coup de pied au cul (c’est une image hein). Et si je ne l’ai pas fait, je les ai laissé sortir de ma vie en leur balançant le même mépris qu’ils ont eu pour moi ou pour ceux que j’aime.
Vous savez, je suis fatiguée des gens qui ne vont pas bien et qui se donnent le droit de faire chier le monde sous prétexte qu’ils souffrent. Je suis fatiguée de ces petites gens qui s’approprient le monopole de la souffrance et cherchent à faire souffrir leur entourage histoire de ne pas se sentir tout seuls dans leur merde. Ces personnes m’ont fait assez de mal comme ça mais je leur dois quelque chose : j’ai le don aujourd’hui. Je reconnais ceux de leur race assez vite et je m’en protège aussitôt. A la première glissade. Ces gens là, ils me disent intolérante et à la limite, ça me rassure qu’ils pensent ça de moi. Ces gens là, ils ne sont pas bon pour mon karma. Le jeu du fais moi mal pour que je t’aime, très peu pour moi.
Ces gens là je les mets dans la catégorie du pauvre type qui bat sa femme en lui assurant que c’est elle qui l’a poussé à ça ; de la raclure qui viole sa gosse parce qu’elle s’est promenée en sortie de bain sous son nez.
Et ces gens là, ils reviennent vers vous après un petit temps la bouche en cœur, pleins de promesses d’ivrognes. Et ces gens là, ils vous marcheront sur la gueule le jour où vous leur direz que non, les promesses vous n’y croyez plus. Ces gens là cultivent le déni. Ils vous font porter la responsabilité de leurs actes (regarde, tu fais pleurer ta mère !).
Bien. Donc, je suis rancunière. Peut être, dans une certaine limite. Mais en faisant ce point (et surtout en lisant les blogs ces jours ci) j’ai compris que cette rancune était divisée en deux parties.
Il y a la rancune/colère liés à des actes impardonnables. Et ça s’arrête là. Ok, j’estime qu’il devrait présenter des excuses en dix exemplaires, mais ces excuses ne changeraient qu’une chose : l’acceptation par mon bourreau de mon statut de victime. En aucun cas il ne pourrait obtenir mon pardon. Suis je claire ? j’ai des doutes.
Il y a la rancune/colère liée à des actes pardonnables. Et ma rancune est tenace tant que la personne qui m’a fait du mal ne vient pas reconnaître devant moi et ouvertement qu’il m’a fait ce mal et ne vient pas s’en excuser. J’ai pardonné bien des fois par amour ou par amitié. Sur un simple « excuse moi » parce qu’il était vibrant de sincérité et qu’il aurait fallu que je sois un monstre pour entretenir ma rage. Et je parle de repenti sincère hein. Je ne parle pas de manipulation. N’oubliez pas que j’ai le don, je sais les reconnaître …
Alors voilà, je suis rancunière. Bah ! j’ai aussi plein d’autres qualités.
J'ai pas fait exprès
Hier soir, en me connectant à internet, je découvre avec stupeur que dans ma liste des favoris là sur la gauche, mon dossier « kaliuccia » comprenant tous mes liens, mon dossier a disparu.
Alors je cherche, des fois que je sois victime d’une hallucination, je fais même une recherche sur l’intégralité de mon ordinateur des fois qu’il ait décidé de s’offrir une petite promenade comme ça pour rire. Le dossier, pas l’ordi !
Rien.
Très vite, la moutarde me monte au nez. La veille, j’ai coupé mon ordi et mon dossier y était encore. Hier soir, plus rien. Que c’est il passé entre temps ?
Sherlock mène l’enquête. Dix secondes, montre en main. Boudeuse a passé une partie de l’après midi sur MON ordi.
Une très avisée personne, j’ai nommé la belle Jathenaïs, me conseille de jeter un œil à ma corbeille. Et miracle, mon dossier y est, tout complet de ses liens. Après deux restaurations (cherchez pas, même moi je m’y perds) je récupère toutes mes données.
Doooooooooooonc boudeuse ne peut être que la coupable. Quelques instants, l’envie de supprimer son propre répertoire m’a sérieusement chatouillée. Juste pour qu’elle ressente le même vide que moi. Ou alors, coder mon ordi tiens, rien que pour le plaisir d’imaginer son OOOOOO de frustration.
Mais non, je suis une maman faible. J’ai juste attendu le face à face de ce soir.
- Boudeuse, qu’est ce que tu as fait avec mon ordinateur hier ?
- Ben (pauvre tache (je traduis le ton hein)) ce que je fais tous les jours
- Mais encore ?
- Ben (mais t’es grave ma pauvre maman) je suis allée sur les blogs.
- Mais encore ?
- Bon c’est quoi ta question en fait ?
Et bien oui, parfois Boudeuse sort de sa léthargie « j’ai pas d’mains ado yop avant la prise du yop » et parfois, Boudeuse comprend mes sous-entendus.
- Tu n’as pas fait un peu de ménage ?
- Hein ? (mais je ne sais même pas où tu ranges ton plumeau !)
Je m’étais juré d’être calme, cool, patiente, de poser mes questions doucement. Mais y’a pas. Le simple fait de lui parler sous forme de devinettes qu’elle ne pouvait pas comprendre (parce que bon, je suis en colère mais bon, je me doute qu’elle n’a pas du réaliser qu’elle supprimait MON dossier quand elle l’a fait). Ce simple fait donc me fait réaliser que j’ai tout fait pour que la sauce monte et vite. Ou la mayo c’est comme vous voulez. Ca fait très culinaire cette note en même temps …
Bref, j’avais besoin de l’engueuler. Parce que merde ! elle aurait pu supprimer un truc plus grave encore (plus grave que mes liens sur Internet ????) oui, plus grave. Comme un programme important pour démarrer mon ordi. Qui sait …
- Hier, quand tu naviguais sur le net AU LIEU DE TRAVAILLER tu as supprimé mon dossier ET NE DIS PAS NON je l’ai retrouvé DANS LA CORBEILLE avec d’autres fichiers que tu as supprimé ET PUTAIN C’EST PAS POSSIBLE de ne pas avoir pu remarquer que tu balançais un dossier à la poubelle parce que J’AI TESTE on te demande de confirmer ta demande ALORS MERDE ! j’en ai marre que tu planes que tu rêves que tu ne fasses attention à rien, que tu te foutes de tout, que tu ne respectes pas les affaires des autres, déjà que tu as du mal à faire attention à tes affaires, tu as vu le bordel sur ton lit ? et tes devoirs tu les as fait ??? et j’en ai marre que tu prennes mon ordi SANS ME DEMANDER surtout si en plus C’EST POUR FAIRE DES CONNERIES !
Ben vous savez quoi ? ça a fait un peu beaucoup, mais ça m’a fait du bien.
Sur Boudeuse par contre, ça a eu un effet bœuf. Bovin quoi.
- Ben j’ai pas fait exprès, et puis ce n’est pas grave, tu as tout récupéré y’a pas mort d’homme.
Alors ça vous voyez, ça, ça alors, JE DETESTE ! Mais étrangement, quand je déteste à ce point là, je retrouve un calme …. Très très calme.
- Très bien. Un jour tu sais, tu vas encore me dire ça « j’ai pas fait exprès » et moi je vais t’en retourner une (oui je sais, je menace et je ne passe jamais à l’acte, je sais) et je vais te dire que j’ai pas fait exprès. Tu vas voir comme ça suffit comme explication/excuse c’est comme tu veux. Alors ce soir, je ne vais pas faire exprès de te dire de ne plus te servir de mon ordinateur, je ne vais pas faire exprès de t’interdire de l’utiliser pendant une semaine tiens, et puis bon, tu vas le récupérer, un jour, si tu arrêtes de faire la gueule. Après tout, y’a pas mort d’homme !
27 février 2008
Peur
Il dort. Il dort, j’en suis certaine. J’entends sa respiration prendre un rythme plus régulier. Un léger sifflement qui deviendra bientôt ronflement. Il faut que j’agisse avant. Avant que son sommeil ne soit plus léger et qu’il ne sente ma présence.
Des mois que je n’étais revenue ici. Je me souviens comment je suis partie, j’ai oublié comment je suis revenue, mais je sais pourquoi je suis là. Et je suis terrorisée, le souffle court et saccadé. Il faut d’abord que je me calme. Il me faut synchroniser ma respiration sur la sienne. Je sais le faire, je l’ai fait pendant des années. Des nuits de crainte à l’idée de le réveiller. Et de sentir le dégoût de ses mains sur moi.
Doucement, tout doucement sans faire un bruit, je me glisse et je rampe tel un serpent sous son lit. Je voudrais porter le venin en moi, pouvoir le contaminer et le regarder souffrir tandis qu’il se déverse dans ses veines. Je glisse en chassant l’idée qu’il est à ma merci et que je pourrais …
L’angoisse, cette vieille amie m’enveloppe à nouveau. J’ai si mal, si mal à la gorge et cette terreur qui m’oppresse, sournoise, traîtresse. Je glisse jusqu’à m’extirper totalement.
Me voici libre dans cette pièce qui m’a retenue si longtemps prisonnière. Il bouge, se retourne, remonte le drap vert sur son corps nu. Une brutale montée d’adrénaline voudrait me terrasser, je retiens avec peine le gémissement qui monte de ma poitrine. Son visage est face au mien, je sens son souffle chaud glisser sur ma peau. Je dois me détourner de lui. Dehors, la lune jaune et rieuse semble attendre avec un plaisir non dissimulé l’issue fatale.
Je me relève en dépliant doucement mon corps endolori. De légers craquements accompagnent mes mouvements et je serre les dents pour combattre le trouble qui me gagne. Je m’interdis de le regarder à nouveau et me dirige vers la porte de la chambre à pas feutrés en lui tournant le dos.
Une terrible décharge m’électrise. Je sens la lame rouge et brûlante de la terreur se répandre en moi et je n’ai pas besoin de me retourner pour savoir qu’il est éveillé. Sa voix caverneuse traverse mon esprit affolé « tu es enfin revenue, je le savais ». Il n’a pas parlé, je le sais. Il parle dans ma tête, sans bouger les lèvres. Et il souri, de son sourire diabolique.
Un long hurlement déchire la nuit et je voudrais hurler pour ne plus l’entendre. C’est ce hurlement qui m’arrache pourtant à mon propre sommeil. C’est mon propre hurlement. Je suis trempée de sueur, et je tremble fiévreusement, je bats furieusement l’air de gestes saccadés. Et le spectre de son souvenir s’évanouit à mesure que mes yeux s’habituent à l’obscurité.
Depuis que je l’ai fuis, il hante toutes mes nuits. Il est toujours là. Il attend tout simplement que je sois endormie et que ma respiration prenne un rythme plus régulier pour ramper jusqu’à moi tel un serpent dont le venin coule toujours dans mes veines.
.../...
Vous l’aurez deviné, je participe au nouvel atelier d'écriture des impromptus : http://www.impromptus.fr/dotclear/index.php?2000/01/01/1970-le-theme-de-la-semaine
Va falloir que je me sorte du glauque lorsqu’ils m’inspirent ;-)
Quoique … le sujet s’y prêtait un petit peu ;-) Ok ok, mon spectre n'est pas très coloré mais les trois couleurs y sont.
A vous !
26 février 2008
On est ingénieur ou on ne l'est pas ...
Ce week-end, je suis allée me faire dorloter comme une petite fille dans le cocon familiale.
Nous parlions avec mes parents des nouveaux systèmes mis en place dans certains super marchés.
Remarquez, dans un même temps, j’ai pu réaliser combien j’étais … blonde.
Parce que mes parents et moi, dans des villes différentes, fréquentons les mêmes chaines de magasin. Ceci dit, vu la région, c’est vite vu.
Il y a quinze jours, j’ai pris un caddy pour faire deux ou trois courses urgentes et finalement me retrouver à la caisse avec un caddy dégoulinant d’un milliers de petites choses parfaitement inutiles. Et en prenant ce caddy, que vois-je ? ils les ont encore changés !
Tain ils sont pénibles parfois à bousculer nos habitudes hein ! moi j’aimais bien la petite avancée en bas juste au niveau des tibias pour mettre des achats volumineux. La petite avancée en métal bien solide là, qui entrait régulièrement en collision avec ma petite personne juste sur l’os, là où ça fait suffisamment mal pour vous stopper net avec un haut le cœur et des larmes plein les yeux. Cette putain de petit avancé de merde que si je choppe le con qui a pondu cette idée ridicule, je l’attache face au caddy et je le lui balance à raison de un choc par seconde, de toutes mes forces, histoire de voir s’il va nous pondre encore de jolies idées comme celles là !
Moi j’aimais bien cette petite avancée parce qu’après avoir balancé des coups de pieds dedans pour me soulager, j’avais pris le parti de marcher en crabe tout au long de mes achats pour éviter les chocs. Et moi qui me lamente de vivre dans une ville où les hommes ne se retournent jamais sur moi (oui parfaitement ! ça vient de la ville, pas de moi !), et bien j’avais réussi à trouver une astuce pour attirer leur regard. Bon ok, pas uniquement celui des hommes.
Enfin bref, je m’égare (mais je suis certaine que ça vous manquait un petit peu ce genre d’égarement). Donc, en prenant mon caddy, je découvre que la petite avancée a disparu et après avoir écrasé une larme sur elle, je découvre un truc bidule juste sur la poignée, situé sur la gauche. Le truc qu’on peut pas louper quoi. Un réceptacle. Mais un réceptacle de quoi ? rien ne l’indique. Je détaille la petite chose sous toutes ses coutures, trouvant par la même occasion une nouvelle tactique pour attirer les regards … je tâte, trifouille, commente à voix haute mon étonnement … eh oui, hélas, je commente toujours à voix haute … et je finis par en déduire que ce petit réceptacle est là pour recevoir le téléphone portable.
Ben oui, nous vivons à l’ère du portable, tout est fait pour les accros du portable, même dans les grandes surfaces, ils nous soudent des support pour téléphone portable sur les caddy. Comme ça, nous n’avons plus à chercher des putains d’heure ce putain de téléphone au fond de notre sac lorsque nous recherchons notre moitié perdu dans les rayons « t’es où ? » derrière toi banane !
Et bien entendu, j’ai déposé mon portable dans le support qui était beaucoup trop grand. Déçue j’étais, ce doit être le même con qui avait pondu l’idée de la petite avancée. Je le soupçonne de tout mettre en œuvre pour se faire licencier avec pertes et fracas celui-là. Encore un qui veut profiter du système !!!!! Bah, ma déception fut de courte durée, c’était de toute façon une très mauvaise idée et un appel au vol ou à l’oubli.
Mais ce week-end, mes parents m’expliquent qu’ils ont testé une toute nouvelle technologie dans leur magasin préféré. Il suffit de prendre un appareil à l’accueil, et on enregistre nos achats au fur et à mesure.
- Et tu le mets où l’appareil ? tu le gardes à la main ?
- Non, il y a un support sur la poignée du caddy
- …
- …
- Mais ? ahhhhhhhhhhhhh ! moi je pensais que c’était pour le téléphone portable !
- …
Là, c’est vraiment dommage, faudrait que je puisse vous faire passer l’expression désespérée de mes parents. Vous savez, celle qui dit « tain on l’a pas terminée celle-là ! ils ont du faire un échange à la maternité ! merde ! elle est vraiment blonde ! Elle n’a pas le gaz à tous les étages elle hein ! est ce qu’on a déjà un cas semblable dans la famille ? que vont devenir ses enfants ? Mais qu’est ce que j’ai fait au bon dieu ? … »
Et donc, tous contents, une fois le choc passé, ils m’expliquent qu’ils passent chaque article devant le bidule et qu’une fois arrivé en caisse, ils n’ont plus à déballer, remballer, la dame vérifie juste le montant, leur dit c’est bon et ils payent et c’est basta.
- Quoi c’est bon ? qu’est ce qu’elle en sait que c’est bon ?
- Et bien elle vérifie ce qu’on a enregistré
- Et comment elle peut vérifier si tu ne déballes rien ? qu’est ce qui lui dit que tu n’as rien volé ?
- !!! (expression choquée, outrée) parce qu’on ne vole pas !
- Mais je ne dis pas vous ! mais les autres qu’est ce qu’ils en savent qu’ils n’ont rien volé ?
- Et bien elle vérifie que tu as bien tout passé sur ton appareil.
- Et comment ? elle pèse ton caddy ?
- Mais qu’est ce que j’en sais moi ? (là, je commence à les énerver) elle dit que c’est bon et c’est tout !
- Et les articles qui n’ont pas de code barre ?
- Ah ça elle les enregistre la caissière
- Ah ! super ! ça veut dire que faut trier pendant tes courses quoi
- Ben oui tu mets à part
- Oui ben moi je balance comme ça dans le caddy hein des fois ça vole d’un bout du rayon et ziiiiiiiiiiiii ! dans le caddy !
- Et bien là tu tries c’est tout
- Oui mais admettons qu’ils ont un moyen super méga puissant pour vérifier que tu n’as pas volé. Si tu changes d’avis. Tu as pris le paquet de café marque Robert, tu l’as enregistré, et puis au hasard d’une gondole, tu vois le paquet marque René en promo ?
- Et bien tu as moyen de revenir en arrière et d’annuler
- Oui mais
- Tu es en train de chercher toutes les failles là ?
- Pô du tout ! je veux comprendre ! tu fais les courses avec ton gosse, il te rempli le caddy dès que tu tournes le dos, et hop quand t’arrives en caisse, toutes les alarmes se déclenchent et tu te retrouves menotté, au poste, pour vol aggravé avec utilisation de mineur !
- …
- Ou alors, un mec te suit pendant tes courses, et dès que t’as enregistré ton achat hop ! il te le pique au moment où tu tournes le dos
- Ben de toute façon, il ne pourra pas sortir sans le payer
- Oui mais toi tu vas payer un truc que tu n’as plus
- Ben je vois pas l’intérêt pour le mec de le piquer
- Oh mais y’a des vicieux hein !
- …
- Et puis moi par exemple, je fais mes courses, je largue toujours mon caddy dans un coin, et je le retrouve toujours les bras chargés de mes rencontres au fil des rayons. Sur que et d’une, je n’aurais pas assez de bras pour enregistrer mes achats
- …
- Sur que et de deux, y’aura bien un crétin qui aura collé un article dans mon caddy dont je ne voudrais pas. Et là je suis dans la merde parce que quand je déballe, je peux m’en rendre compte. Mais si je ne déballe pas ? je fais comment ?
- …
- N’empêche, je ne vois vraiment pas comment ils peuvent luter contre le vol ! et puis ça tue le rapport client caissière à la caisse !
- Ben non, il y est toujours, puisque on paye à la caisse.
- Oui tu parles, ça fait comme à la station service « c’est la twingo banane écrasée là-bas » « ça vous fait tant » tu parles d’un contact humain !
- …
- Tout ça me semble suspect ! Et admettons que …
- Suspect ? quoi suspect ? mais t’es pas bien hein ! Ben tu sais quoi ? tu continues à faire tes courses comme tu veux et nous, on utiliseras l’appareil ! bon sang mais c’est pas possible ça hein ! ça fait trois heures qu’on épilogue sur une pratique simple qu’elle nous rend compliquée ! et admettons que … et comment ceci … et pourquoi cela … qu’est ce que j’en sais moi ! je suis utilisateur ! pas ingénieur !
J’ai pas compris du tout du tout pourquoi je les avais énervés. J’essayais juste de comprendre moi !
Y’a pas, mes parents n’ont plus la patiente d’être parents !
25 février 2008
Pssssst !
Hey ! pssssssssst !
Oui oui par ici !
Vous savez quoi ?
Non ?
Euh ????
Ben pourtant ….
Et bien vous savez quoi ?
C’EST FINI !!! FINI LE STAGE !!!!
Tain je suis incapable de pondre une note. Rien ne me vient à l’esprit. Toute mon imagination a été absorbée par cet événement ! J’ai l’esprit dévoré par cette unique pensée C’EST FINI !
Presque, je vais avoir peur de m’ennuyer moi ! Presque hein, pas complètement.
Bon.
Qui vient boire un café avec moi demain matin ?
Si si, je vous jure que je pourrais avoir d’autres sujets de conversation.
Dans dix ans.
Peut être …
En réponse à Psyblog
Qui sur son blog, nous a publié la charmante lettre d’une ado à ses parents. Je l’avais vue circuler cette lettre il y a quelques temps déjà, et elle avait eu son effet : me culpabiliser, moi la mère intransigeante qui engueule sa boudeuse fainéante alors que oui, il peut nous arriver des choses bien plus terribles dans la vie … et comme je le disais à Psyblog, depuis peu, je reçois à nouveau la même lettre accompagnée cette fois ci de la réponse du père. Et je trouve que c’est une excellente façon de faire passer la pilule. En tout cas, ça m’a beaucoup amusée. Parce que à partir de là, le premier message s’effiloche, on ne nous parle plus de relativiser, on tourne le tout en dérision et j’aime aussi beaucoup. Donc tout d’abord la lettre de l’ado, et en bleu la réponse du papa.
Maman chérie,
Je suis désolée de devoir te dire que j'ai quitté la maison pour aller vivre avec mon copain. Il est l'amour de ma vie.
Tu devrais le voir, il est tellement mignon avec tous ses tattoos, son piercing et sa super moto. Mais ce n'est pas tout ma petite maman chérie.
Je suis enfin enceinte et il dit que nous aurons une vie superbe dans sa caravane en plein milieu des bois. Il veut beaucoup d'enfants avec moi, c'est mon rêve aussi.
Je me suis enfin rendu compte que la marijuana est bonne pour la santé et soulage les maux. Nous allons en cultiver et en donner à nos copains lorsqu'ils seront à court d'héroïne et de cocaïne pour qu'ils ne souffrent pas. Entre-temps, j'espère que la science trouvera un remède contre le sida pour que mon amoureux aille mieux. Il le mérite vraiment tu
Ne te fais pas de soucis pour moi maman, j'ai déjà 13 ans, je peux faire attention à moi toute seule et l'expérience qui me manque, mon amoureux peut la compenser avec ses 44 ans. J'espère pouvoir te rendre visite très bientôt pour que tu puisses faire la connaissance de tes petits enfants. Mais d'abord je vais avec Robert chez ses parents en caravane pour que nous puissions nous marier.
Ta fille qui t'aime.'
PS : Je te raconte des idioties maman. Je suis chez les voisins ! Je voulais juste te dire qu'il y a des choses bien pires dans la vie que le bulletin scolaire que tu trouveras sur ta table de nuit. '
Et voici la réponse du père:
J'ai donné ta lettre à ta mère. Elle a fait immédiatement un infarctus et nous avons du l'hospitaliser. Les médicaments la maintiennent en vie.
Lorsque j'ai expliqué à nos avocats ce qu'il s'était passé, ils m'ont recommandé de te répudier. Aussi tu n'es plus notre fille et nous t'avons retirée de nos testaments.
Nous avons mis à la benne toutes tes affaires et utilisons ta chambre comme débarras. Nous avons aussi changé la serrure de
N'essaie pas de nous appeler pour demander de l'argent, nous avons de toutes façons résilié ton contrat de téléphone mobile.
Les jouets que tu gardais, tes instruments de musique, ta collection de cds et de photos, nous les avons vendus au voisin (celui dont tu disais qu'il te regardait par la fenêtre quand tu t'habillais).
Ah! Bien sûr il te faudra trouver du travail, puisque nous n'allons plus payer pour toi tes études ni tes cours de musique. Si tu ne peux trouver ni logement ni travail je te conseille d'aller voir Paulo. C'est quelqu'un que j'ai connu dans l'armée, je ne
Enfin j'espère que tu seras très heureuse dans ta nouvelle vie.'
PS : ma chérie c'est une blague ! Je regarde la télé avec ta mère, qui se
porte très bien. Je voulais juste te montrer qu'il y a des choses plus
graves que de passer les 8 prochaines semaines sans sortir, pour le mauvais
carnet, et sans regarder la télé, pour la petite blague.
Après, juré, je n'en parle plus
Je tiens avant tout à remercier mon amour, celui qui partage ma vie depuis quelques années déjà, pour la patience exceptionnelle dont il a su faire preuve ces derniers dix huit mois (et surtout ces deux derniers mois). Il m’a soutenue tout au long de mes études et j’en avais besoin parce que retourner sur les bancs de l’école à mon âge, avec une vie professionnelle et privée à mener à côté, c’était loin d’être une partie de plaisir. C’était même angoissant parfois, c’était stressant toujours. Et il a vécu ça à mes côtés, toujours égal à lui même. Ces derniers temps, je rentrais très tard du bureau et lorsque j’arrivais, je recevais toujours le même accueil souriant. Il gérait tout à ma place alors que lui même se noyait sous un surplus de travail professionnel. Il ne m’a jamais posé trop de questions, mais il a toujours tout mis en œuvre pour que je puisse travailler autant que je le voulais. Jamais il n’a soufflé ou fait la gueule et montré le moindre agacement face à mon engagement. Et je sais que c’est de l’or. Une de mes amies a du abandonner parce que son compagnon lui a fait vivre un enfer dès les premiers jours d’école.
Je tiens à remercier mes enfants qui ont gentiment accepté que je ne leur offre rien de sympathique pendant leurs vacances, puisqu’elles se sont déroulées (les pauvres) durant mes quinze derniers jours de préparation, donc les plus prenants. Ils ont été patients, coopératifs et se sont adaptés facilement au rythme que je leur ai imposé. Oh bien entendu, il y a bien eu un ou deux couac lorsque je leur demandais de ne pas veiller avec moi devant la télé, parce que j’avais besoin de calme et de solitude pour travailler mon oral. Mais Rahan a toujours trouvé les mots avec eux pour calmer le jeu : « c’est bien simple : soit vous trouvez de quoi vous occuper ensemble dans vos chambres, soit vous vous couchez illico et demain nous n’irons nulle part !» Ce qui a eu le mérite d’avoir son effet.
Je tiens à remercier mes amis parce qu’ils ont assuré pendant des mois à corriger mes divers rapports avec moi, à m’aider à chercher des tournures de phrases, à me pousser quand je voulais abandonner, à écouter (ou lire) pendant des heures sans jamais souffler mes divagations diverses et variées … mais surtout à croire toujours, toujours en moi. Ca c’est de l’or, c’est porteur, c’est revigorant quand on vous dit yeux dans les yeux, en sirotant un café « tu vas y arriver, moi j’y crois ». Merci à eux qui ont su mettre leur soucis de côtés en dissertant des heures sur mes examens, Tonga Soa, Caludine, Etoile, Gilsoub, Jathenaïs, Margotine, merci d’avoir été là tout ce temps. Mais je vous préviens, je ne suis pas certaine de pouvoir supporter à mon tour vos jérémiades si vous devez passer par là, je n’ai pas votre patiente !
Et merci à vous qui passez par ici et m’avez dit des chouettes mots de réconfort et de soutien.
Et putain je suis trop contente ! JE L’AI EU !!!! Je n’ai pas du tout envie de descendre de mon petit nuage du premier de la classe, c’est trop bon, on y est trop bien, ça soigne trop bien son égo.
Taguée
Petit rappel des règles du jeu:
Mettre le lien de la personne qui vous tague
Mettre le règlement sur votre blog
Ecrire 6 choses/tics/habitudes sur vous même
Taguer 6 autres personnes en mettant leurs liens
Prévenir ces 6 mêmes personnes sur leurs blogs respectifs !
Père aimé, comme je l’ai dis, tu déconnes ! http://aimelacapelle.canalblog.com/
Me limiter à six manies, six tares, tu n’imagines pas combien cela peut m’être difficile !
En plus, comme je raconte ma vie par le menue depuis des lustres, ceux qui ont tenu le coup jusqu’à maintenant connaissent tout par cœur et ça va finir par les lasser m’enfin … je suis une femme de parole. J’ai dis ok dans un moment de faiblesse et j’assume.
Au fait ? vous savez quoi ? j’ai eu mon diplôme ! plome.
1 – Au réveil, je suis totalement inabordable. Mes enfants, avant même leur venue au monde, l’ont compris. Quoique j’arrive à faire un effort pour eux et pour Rahan mais surhumain l’effort hein !
Faut me fiche la paix au réveil. Complète la paix. Pas de bruit, pas de télé, pas de lumière violente, pas de musique, rien. Le silence. Je me lève tel un zombie sorti difficilement de sa tombe et absolument pas affamé. Je file sous la douche les yeux mi clos, j’en ressors dans le même état. Je prends mon petit déjeuner, je fume ma clope et je fais ma toilette et là, et seulement à partir de ce moment là, il est possible d’essayer éventuellement de tenter le coup de m’adresser la parole. Tant que l’intégralité de ce rituel n’est pas effectuée, toute personne se risquant à me parler s’expose à un regard assassin entre mes paupières closes ainsi qu’à des grognements parfaitement bovins en guise de réponse. Le ton étant bien entendu différent suivant que je sois agacée, très agacée, ou très très agacée.
2 – Je retourne plusieurs fois vérifier si j’ai bien fermé ma voiture. Fut un temps où j’ai plus que frisé le TOC avec ce tic. Je crois même avoir rendu ma fille chèvre du temps où j’allais la chercher à son cours du soir. Nous discutions en chemin, nous descendions de voiture … trou noir … nous nous retrouvions au milieu du ponton … et là, invariablement, je stoppais net
- Je crois que je n’ai pas fermé ma voiture.
- Mais si maman je t’ai vue, tu as fermé ta voiture
- Non, je ne me vois pas le faire. J’y retourne.
99,99% du temps, ma voiture était bien fermée.
Et lorsque je retrouvais ma fille, elle me soufflait d’un air désespéré « maman, tu es barge »
J’ai refusé de mettre ça sur le compte d’une quelconque maladie mentale. J’ai fini par me dire que je suis une femme stressée qui fait bien trop de choses mécaniquement. Et pour que vous conserviez cette idée de moi, je n’ajouterais pas que si je marche du pied gauche sur un carré noir, faut absolument que le pied droit en fasse autant. (et oui, je ne fais ça que avec les carrés noirs ! sus aux mauvaises langues aux esprits mal placés !)
3 – Je suis incapable de faire une seule chose à la fois. A part l’amour et conduire (oui, je sais, je compare aussi l’incomparable). J’ai la terrible impression de perdre du temps si je me contente de regarder la télévision (imaginez mon calvaire au cinéma …). Si j’attends une édition au bureau, je travaille sur autre chose pendant ce temps. Quand je suis au téléphone, je règle d’autres dossiers en même temps. Bien souvent, j’écris mes notes en discutant sur msn … Ca n’a rien d’impoli, contrairement à ce que pensent bien des personnes. J’en suis incapable, tout simplement. Ca me rend dingue, pire, ça m’angoisse de ne faire qu’une seule chose en même temps. Vous devriez voir quand je fais le ménage chez moi, ça donne !
Même dormir, je ne le fais pas tout seul : je parle en dormant. Je vous raconte toute ma vie en dormant. Ne me confiez jamais aucun secret, je les révèlerais sans qu’on ait recours à la torture, suffira de me poser des questions au plus profond de mes rêves …
4 – J’explose de rire quand je vois une gamelle, et je réfléchis après sur l’éventualité des bobos résultants de ladite chute. Moi, de voir quelqu’un faire un vol plané sur une peau de banane, perdre l’équilibre dans un virage glissant d’un rayon de grande surface, tomber sur le cul en plein milieu d’un sprint, y’a rien qui m’éclate autant. Le hic, c’est que la chose déclenche en général un fou rire phénoménal chez moi, ce qui m’handicape sérieusement pour venir en aide à la personne gisant à mes pieds. Du coup, vous vous doutez bien que je me régale des gags à gogo débiles qui passent à la télé, surtout s’il s’agit de caméras amateurs oui je sais, honte à moi.
5 – Je dors avec une peluche. En plus de Rahan, oui. C’est étrange mais la chose m’est revenue vers mes trente ans. C’est une peluche qu’une amie m’a offerte. Une amie trop intime pour que le connard qui partageait ma vie à l’époque supporte cette amitié mais ça, c’est une autre histoire. Il se trouve que le même connard a fait un immense feu de joie avec l’intégralité de mes affaires, papiers, souvenirs, biens, vêtements, photos etc … le jour où j’ai enfin pris la bonne décision : le quitter. Ce jour là, j’avais à mes côtés celle qui m’était la plus précieuse au monde : ma petite fille de deux ans que je tenais par la main. Dans l’autre main se balançait notre valise de vacances. Et ce pauvre connard, il avait oublié de jeter mon marsupi au feu. Depuis, la peluche trône sur mon lit jour et nuit parce que pour ne pas sombrer dans la déprime, je me suis toujours dit que j’étais comme ces personnes qui avaient échappé à l’incendie de leur maison, qui avaient perdu tout le matériel de leur vie, sauf cette petite chose sauvée des flammes par miracle.
6 – J’ai beaucoup de mal à conserver une position assise correcte. Et je vous jure que c’est difficile à vivre au quotidien. Dans le meilleur de cas, ça peut passer inaperçu. Je me contente de croiser mes jambes … plusieurs fois. Vi. Elles s’enroulent je ne sais pas comment. Je suis assise tranquillement, et tout à coup les voilà enchevêtrées, nouées, c’est un geste que je ne contrôle absolument pas. Et lorsque je m’en rends compte, c’est à contre cœur que je les dénoue. Mais pire que ça, je peux le faire. Au bureau d’ailleurs, ça amuse autant boss que mes collègues. Je travaille accroupie sur ma chaise. Vi vi ! accroupie. Comme les gosses. Ou bien mes jambes repliées et moi assise sur mes talons. Et le hic, c’est que mon bureau est une sorte de table sur laquelle est posé mon ordinateur, et que face à moi il y a la porte. Donc, tous ceux qui entrent pour la première fois subissent un choc. Ils voient un tronc, une tête, et rien sous la table. J’ai pris quelques gamelles aussi parce que ma chaise est une chaise à roulettes et que je me déplace dans mon bureau sans la quitter, et dans la position que je viens de vous décrire en me déplaçant avec mes bras, m’accrochant aux meubles, au bureau et poussant. (pour ça que j’ai des muscles au bras et qu’ils ne font pas beleu beleu quand je fais coucou de loin). Et parfois, les roulettes se bloquent. Et parfois, la chute est rude.
Sinon, y’avait encore plein de choses à dire : je suis une gaffeuse monstrueuse, je pleure pour un rien, je dis des gros mots à chaque phrase, je suis susceptible, je suis rancunière, je …. Bah si dans six mois je suis à nouveau taguée, j’y reviendrais ;-)
Voili voilà. Comme ça fait mille ans que je ne suis plus venue vous lire (ceux qui me suivent comprendront pourquoi) je tague qui est passé lire cette note, qui veut bien le faire (oui je sais, surtout pas zone, ni jath’, oui je sais) et qui ne l’a pas encore fait.
Allez hop ! à vous ! et prévenez moi quand c’est fait !
22 février 2008
YES !
JE L'AI !!!!!!!!!!!! et non seulement je l'ai, mais en plus j'ai mention Bien. Et non seulement j'ai mention Bien mais en plus je suis la prem's !
Tain ça m'est jamais arrivé de ma vie, être prem's à un exam' !
Suis pas prête de redescendre moi ! Suis même remontée, sur des nuages !
Qu’est ce que je suis contente !
C'est fini
Alors voilà. Merci pour tous vos gentils coms. Euh … j’espère qu’ils l’étaient hein ! c’est le souvenir que j’en ai gardé même si je crois bien m’être fait engueuler. Mais bon, passons.
Ce matin, c’était la dernière ligne droite. Je n’ai pas encore mes résultats, mais je n’ai plus aucun exam’ à passer. Tout est terminé, j’ai fini l’école. Fini basta. J’attendais cette fin avec impatience. L’instant T du moment où je refermerais la porte derrière moi en quittant la salle d’examen. Je m’imaginais m’adosser à la porte, me laisser glisser tout le long jusqu’au sol en me disant « ayé, c’est fini ».
Ben non. Je ne sais même pas si j’ai refermé la porte. Je suis sortie encore plus électrique que je n’y suis rentrée. Et putain ce que j’avais soif !!!!
Je pensais que j’allais respirer, souffler, me sentir totalement libérée de cette tension permanente de ces deux derniers mois … de ces presque deux ans mais particulièrement ces deux derniers mois … bon ok y’a eu d’autres moments de tension dans ces presque deux ans, mais les deux derniers mois c’étaient les pires. Les plus forts. Les pires de tous, peut être parce que c’était les deux derniers mois, la fin du fin.
Je me suis dit que j’allais m’offrir la journée à flâner en ville, que dis je … flotter dans les airs en traversant la ville …
J’ai réussi à arracher un court moment café à quelques copines et je suis rentrée chez moi et j’ai dormi. Pour me réveiller complètement vaseuse.
Impossible pour le moment de descendre de ces milliers d’étages de stress de pression de tension que j’ai franchis tout ce temps. Impossible de parler d’autre chose, j’en ai saoulé du monde avec ce stage moi !
Presque deux ans à mener de front une vie privée bien remplie, une vie sociale bien remplie, une vie professionnelle bien remplie, une vie d’étudiante bien remplie. Putain j’avais quatre vies ????
Bon, m’en reste trois me direz vous.
Voilà, c’est fini. Ce matin, j’avais un double exploit à mener à bien.
- Intervenir devant une demi douzaine d’inconnus. Prendre la parole. Faire plus que prendre la parole. Rester debout devant eux, à faire défiler des diapos et les commenter, sans quitter des yeux mon public. En les regardant tous, un à un. Répondre à leurs questions et retrouver mon fil. Alors je n’ai pas décroché la palme du plus grand orateur. Mais je m’en suis sortie. Dignement. Sans perdre pied, sans ciller, sans bégayer. Sans tout simplement rester muette. C’était pas gagné, de ne pas avoir le trac qui vous fabrique une boule dans la gorge laissant juste un filet d’air pour respirer et bloquant les mots à son passage. Ah si, j’ai du perdre pied une ou deux fois, genre les questions déstabilisantes qui ont fait leur effet au moins à l’intérieur. Mais je n’ai pas que été déstabilisée. Donc j’ai causé, et ça, c’est fait.
- Synthétiser. Ca c’était mon deuxième exploit à mener à bien. Un millier de choses à raconter en moins d’une heure …. En gros RE-SU-MER ! Moi ??? Résumer ??? moi ???
Tain, en Français, je ne prenais jamais le résumé. La seule fois où mon prof me l’a imposé, il m’a dit qu’il n’avait jamais vu ça ! être capable de faire un résumé de texte en pondant un texte plus long que celui qui devait être résumé ça il avait jamais vu. Alors ne rêvez pas, je n’ai pas complètement synthétisé et résumé hein ! j’ai un peu dépassé, j’ai un peu été rappelée à l’ordre, j’ai un peu promis d’accélérer, j’ai un peu oublié ma promesse. Mais je n’ai pas dépassé de beaucoup. Et je suis sortie et je me suis dit que j’étais globalement assez contente de moi.
Si si, vous avez bien lu, j’étais assez contente de moi. C’eut pu être mieux, mais c’eut surtout pu être pire. Et j’ai évité le pire.
Donc je me demande comment je vais réussir à repartir. Ca fait une drôle de sensation de vivre à 400 à l’heure aussi longtemps et de se dire qu’on va redescendre à 300 brutalement. Ca fait comme si on attendait ce moment depuis toujours et maintenant qu’il était là … et bien on avait du mal à réaliser. C’est ça, je ne réalise pas encore. Ca fait comme un vide. Me dire que là, je vais fermer mon ordi ce soir sans avoir bossé dessus jusqu’à trois heures du matin.
C’est une drôle de fin. Je suis assez confiante pour le résultat et ça aussi c’est assez rare chez moi. Putain si je me prends une gamelle, je ne reviendrais jamais plus sur ce blog !
Et dire que je comptais juste vous laisser un mot pour vous dire que ça y’est, c’était la fin du calvaire. Même si j’ai pris mon pied à m’investir à fond dans ce calvaire. Mais ça c’est un autre sujet. Et dire que je voulais juste passer vous dire que ayé, j’ai fini l’école. Les cahiers au feu. Et j’ai mis une heure pour vous le dire. Bah l’essentiel, c’est de vous dire. Faut que je redescende les étages maintenant. Pfiou ! c'est loin en bas !