13 mai 2008
Coup de gueule incompréhensible mais je me comprends.
Ca fait un moment que je tourne et retourne le problème sous tous ses angles, mais voilà je ne sais toujours pas comment l’aborder.
Tant pis, je me lance. Ce sera décousu mais au moins ça restera moi.
Il y a une nouvelle mode aujourd’hui, enfin ça doit durer cette mode mais moi je ne la ressent que maintenant, c’est de montrer du doigt les parents.
Il fut un temps, il y a eu cette mode où les parents étaient systématiquement culpabilisés lorsque leurs enfants avaient des problèmes. J’ai même entendu dire une fois que les enfants qui naissaient autistes étaient des enfants non désirés pendant la grossesse, que la mère les avait rejetés pendant neuf mois et que donc le gamin s’était fermé au monde extérieur. C’est bien. Les parents n’ont pas assez à porter la différence de leur môme et à la vivre au quotidien, il faut en plus qu’on aille leur dire qu’ils sont responsables. C’est tellement plus facile, quand on ne comprend pas.
Et puis on a dit stop. Stop à la culpabilisation systématique des parents, on a décidé de leur tendre la main quand ils se cassaient la gueule dans la piscine plutôt que leur enfoncer la tête sous l’eau.
Mais aujourd’hui, il y a cette nouvelle mode. Comme on a commencé à dire d’un gamin un peu vivant qu’il était hyperactif, mais putain est ce que vous avez déjà vu un hyperactif, un vrai dans votre vie pour vous autoriser à sortir des conneries pareilles hein ? je vous le demande ? comme on a commencé à dire ça donc, on a commencé à montrer du doigt tous les parents un peu trop « cool » et à les taxer de démissionnaires.
Vous voyez, j’ai changé un peu la présentation de mon blog (merci Tonga Soa) pour pouvoir réafficher ma citation favorite : « avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants »
Et ma note d’aujourd’hui, elle va super bien avec ce changement, je trouve.
Il y a effectivement de plus en plus de parents perdus, dépassés, submergés par leurs gamins. Et qu’est ce qu’on fait ? on les montre du doigt. Eh oui, on recommence. Bon ok. Y’en a, c’est vraiment grave, ceux qu’on nous montre chez super nanny ou chez le grand frère. Ok. Là, ça frise la pathologie le môme qui dort dans le lit avec la mère et vire le père la nuit, le môme qui impose ce qu’il va manger à 5 ans, qui connaît à 15 ans le code de carte bleue de ses parents, qui insulte ses parents, qui les frappe même …
Mais moi je dis qu’il ne faut pas tout mélanger non plus. On peut être dépassé par son gamin sans être obligatoirement démissionnaire. On cherche. Vous savez ce que ça veut dire vous chercher ? vous croyez qu’il y a un mode d’emploi à la naissance de chaque môme ? Mais non, c’est mieux de montrer ces personnes du doigt, de les juger, de dire en se gaussant « ah bon ? ces parents ne savent pas qu’avoir des enfants, c’est aussi les éduquer ? »
Ben si connasse, ils le savent ces parents, seulement ils ont une histoire ces parents peut être, ils ont un environnement qui fait que ….
J’ai eu deux enfants. Je me suis pris tellement de tarte dans la gueule moi, justifiées ou non, qu’à la naissance de ma fille, je me suis jurée de ne jamais lever la main sur mon petit bout d’amour tout fragile que je tenais dans les bras. Boudeuse était une enfant facile, ce fut une chance pour moi. J’ai quelque fois dérogé à ma règle et ai réalisé que ces quelques fois, l’exaspération guidait mon geste plus souvent que la nécessité. Et je m’en suis terriblement voulu. D’ailleurs, elle même n’a pas oublié. Tellement on peut les compter ces fois là.
Mais c’était facile avec Boudeuse, c’était très facile. Même son adolescence ne me perturbe pas plus que ça, c’est une enfant facile et puis voilà. J’ai laissé couler pas mal de choses avec ma fille, et tout c’est bien passé. Ca n’a pas du tout été le cas avec Timousse.
Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai eu honte dans la rue, à trainer un petit truc minuscule qui salissait encore sa couche, rouge de colère et hurlant comme si je l’égorgeais juste parce que je lui interdisais de courir sur la route. Parfois je rentrais chez moi tellement à bout que je le jetais presque dans les bras de son père ce bidule gigotant et je m’effondrais en larmes. Larmes de honte, de colère, d’impuissance. Et Rahan le pauvre, il se retrouvait avec un moins d’un mètre gesticulant dans les bras et sa femme en crise pleurnichant sur son épaule.
Je sais qu’il y en a qui s’en tape des caprices de leurs mômes, moi j’en suis incapable. Je le vis comme une injustice, une humiliation, je sens le regard désapprobateur des autres peser sur moi. Quoi que je fasse, je croise un regard plein de jugement. Que je lui colle une calotte sur les fesses de nerfs, que je le traine derrière moi sans rien dire, que je hurle plus fort que lui … quoi que je fasse, il y a toujours un connard (ça marche tout aussi bien au féminin) qui fait une remarque. Il faut s’en foutre ? ben je n’y arrive pas et puis c’est tout. Faites pas chier, je suis en crise là.
La mode aujourd’hui, c’est de nous balancer dans la tronche qu’on sait pas s’y prendre avec nos monstres, qu’on ne sait pas leur poser des limites, qu’on ne sait pas punir par peur de désamour.
Putain si c’était aussi simple que ça, on convoquerait les parents à la naissance et on leur donnerait le truc et basta.
Faudrait peut être cesser une bonne fois pour toute de faire un amalgame entre les parents vraiment à côté de la plaque et les parents juste dépassés. Quoi je l’ai déjà dit ?
Y’a une histoire avant, pendant un enfant. Il y a souvent une histoire douloureuse d’ailleurs chez les parents dits laxistes. Alors oui, j’avoue. Timousse, j’ai fui le conflit très vite avec lui. Parce que j’ai eu peur. Peur de reproduire peut être. Il y avait un avant qui me pèse encore dont je porterais les marques à vie. Il y avait un pendant douloureux qui me forçait à me concentrer sur ma fille pour la maintenir en vie. Il y a eu un pendant durant lequel je regardais son père crever dans un hôpital de merde et jamais de ma vie je ne me suis sentie aussi seule qu’à ces moments là. Et il y avait des connasses dans la rue qui ricanaient de mon incapacité à tenir correctement ma progéniture.
Alors oui, j’étais une conne de maman incapable de donner des limites à son gosse parce qu’il m’était plus facile de céder au moindre caprice plutôt que l’affronter en duel vu que je n’avais plus la moindre énergie pour ça.
Et oui, par la suite, Rahan et moi avons été perdus devant ce petit garçon aux yeux et au sourire ensorcelant qui nous marchait sur la tête à trois ans.
Timousse comprend très vite les limites que nous lui donnons mais il tente régulièrement de les transgresser. Ce qui a été beaucoup moins le cas avec sa sœur.
C’est comme ça, les enfants sont différents. Ils arrivent dans nos vies à des moments différents. Et toute notre éducation est à revoir à chaque enfant. Il nous faut nous adapter, mais rien n’est simple. On n’a pas toujours la force. On a réagit pour Timousse quand il a eu trois ans. On a agît quand il en a eu quatre. Parce qu’avec Rahan, on se disait que si on le laissait continuer comme ça, à quinze ans il nous marcherait sur la tête. A quinze ans, il serait un ado tortionnaire et il nous mangerait le nez.
Et aujourd’hui Timousse a un putain de caractère, parce que c’est SON caractère, mais on s’en sort beaucoup mieux avec lui.
Donc, vous les bien pensants qui passez votre temps à vous demander si nous, parents, avons bien compris qu’élever un enfant voulait dire aussi lui donner des limites, sachez que je vous emmerde. Et qu’il est super facile à mon humble avis de montrer les faiblesses de l’autre plutôt que regarder sa propre connerie dans un miroir.
Je vous emmerde parce que vous faites certainement partie de ces mêmes bien pensants qui ne bougent pas quand le môme du dessus hurle sous les coups d’un parent maltraitant. Parce que vous êtes ces mêmes bien pensants qui riez devant les remarques humiliantes d’un parent castrateur vis à vis de son enfant. Et votre silence vous rend coupable.
Et qu’on ne vienne pas me dire que si on parle autant des parents qui ne donnent pas assez de limites (pas assez de VOS limites) et moins de ceux qui en donnent trop, c’est parce que le premier est plus fréquent que le second.
On parle d’un phénomène de mode. On va dire d’un parent qui laisse couler certaines choses qu’il est laxiste. C’est la mode. On montre du doigt. Et si on parle moins des parents maltraitants, ce n’est pas du tout parce qu’il y en a moins. D’abord qu’est ce qu’on en sait ? si on en parle moins, c’est parce que c’est tabou. C’est tout.
Nous, nous étions des gosses super sages qui passaient les repas de noces à table avec interdiction de nous lever, interdiction de parler, interdiction de tourner la tête, interdiction d’être des enfants. Ah ça nous étions super bien élevés. Tous les autres gamins jouaient, couraient, dansaient, pas nous. Nous étions là sans bouger. Et bien mes enfants, ils se lèvent pendant le repas au restaurant, ils vont regarder les poissons danser dans l’aquarium, ils vont demander eux même leur grenadine au comptoir et même si ça vous emmerde, je vous emmerde encore plus. Ca ne les empêche pas d’être polis, de dire s’il vous plait, merci, bonjour, au revoir. Même si parfois j’ai du mal à faire baisser le volume de leurs cris. J’ai du mal mais j’y arrive. Des fois, pas toujours.
C’est bon, ça, c’est dit.
Commentaires
je te sens légèrement agacé sur ce post ;-) Ce n'est pas ton genre pourtant, il y a du laxisme dans l'air ;-)
Heu oui, la porte est là, je connais le chemin... Bises
Tu sais, j'ai d'abord élevé trois enfants seule, avec facilité. Les gens s'extasiaient et me disaient que j'avais de la chance d'avoir de si gentils enfants. Moi intérieurement, je me disais "zut, j'y suis peut-être un peu pour quelque chose aussi". L'autorité tranquille avec eux, ça marchait du tonnerre, je ne sais pas au fond si j'ai eu de la chance ou s'ils étaient particulièrement faciles. J'aime à penser que je les ai bien élevé, zut alors, z'ont pas poussé tout seuls !
Lorsque j'ai eu les jumeaux, je suis devenue aux yeux des autres, la mère dépassée et permissive. Ben moi aussi je les emmerde, j'aurais voulu les y voir avec mes garnements. Je ne suis pas permissive, mais j'ai eu à être plus ferme, bien plus ferme qu'avec les aînés. Ca ne s'est pas fait en un jour, parce que comme tu le soulignes, ils ne sont pas livrés avec le mode d'emploi. Le temps que je me forme sur le tas, que je réfléchisse à tout ça, j'en ai fait des erreurs, qu'ils se sont empressés d'exploiter.
Une chose est sûre, le regard des autres, c'est la plaie, ça n'aide pas, mais alors pas du tout, quand tu es si excédée et si impuissante que les larmes ne sont pas loin. Etre impuissant momentanément n'est pas être largué. J'ai toujours cherché la solution, ne me suis jamais découragée, alors le premier qui me dit que je n'élève pas correctement mes enfants il s'en prend une. Je n'aime pas non plus le regard des gens sur mes enfants non plus. Certes, ils sont moins faciles que les trois grands l'ont été, mais ils sont très gentils aussi, ben ça je l'ai rarement entendu.
Il y a un psy qui a dit de Barbidoux qu'il avait besoin de fessée, j'ai changé de psy. Lorsqu'un enfant est victime de violence de la part de son père, je trouve la fessée pas très appropriée, même s'il m'arrive encore d'y recourir, parce que je m'en tape des manifestes contre la fessée. Je n'y crois pas en tant que seul moyen d'éducation, mais je ne me l'interdis pas.
A part ça, je dois faire mon mea culpa, j'ai aussi été de celles qui jugent, fière de ma réussite avec les premiers, je me sentais mère merveilleuse, et je pensais que les enfants difficiles n'étaient pas bien élevés. Mais bon, frappe pas, j'ai eu cent mille fois l'occasion d'expier ma faute avec les jumeaux ;)Maintenant, je m'abstiens de tout jugement, je sais que les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent être.
Ah oui, je voulais juste dire aussi que je ne pense pas que les enfants victimes d'excès d'éducation soient moins nombreux que les "trop aimés" Ceux là, ne voient jamais un psy, leurs parents n'accepteraient jamais de se remettre en cause. Il est bien plus facile d'enfoncer les parents qui aiment leurs enfants et vont jusqu'à pousser la porte du psy.
Et pour finir, si une psychothérapie peut être utile, elle n'est qu'un outil, pas une clé en soi. Je pense que la meilleure façon d'être parent, c'est de s'abstraire du regard de l'autre et d'avoir confiance dans la ligne d'éducation que l'on se donne. Ca se fait jour après jour, y a pas de miracle.
J'ai été longue mais moi aussi ça me tient à coeur.
Je t'ai lue attentivement...
Tu le sais j'ai 5 enfants, très différents l'un de l'autre
Je croyais savoir...qu'il fallait me réadapter à un autre caractère...
Il y a des jours où je n'en pouvais plus, où j'en aurais bien jeté un par la fenêtre
mais ça on ne dit pas, hein?
Aujourd'hui, ils sont adultes et...dans l'ensemble ils vont pas si mal que ça...
Comme quoi, on peut faire des erreurs, on peut tâtonner...c'est aimer qui est important
Mais il faut tous les jours recommencer à savoir ce que c'est qu'aimer...
Bon courage...c'est vrai que je te sens un peu énervée là, un tout petit peu...;-))
Oh mon Dieu !
Ca y est ça recommence !
Je veux pas qu'il naisse mon bébé... Je vais être une mauvaise mère !
Je me torture depuis des années en me demandant comment je serais en mère ?
Je me suis vue laxiste, ayant tellement peur de faire mal à mon enfant que je laissais tout passer !
Ensuite je me suis vue tortionnaire, immonde, vomitive, pareil que mon paternel, puante de méchanceté, de névrose...
Maintenant... Je me rassure en me disant que tout se passera bien que je sais que je sortirais de la pièce lorsque je sentirais mon "moi" sadique se manifester, je sais qu'il me faudra être un minimum inflexible lorsque j'aurais pris une décision.
Le problème c'est que je doute encore de moi... Bien sûr il y aura Zam, à deux se sera plus facile... Et pis s'il le faut je verrai un psy, je ferais du yoga, de la boxe...
J'ai peur... Peur de pas être à la hauteur en bien comme en mal.
En tout cas, je sais une chose, le parent parfait n'existe pas ! Quand aux enfants... Il n'y en a pas un pareil, certains sont "faciles", d'autres sont "difficiles" et cela quelque soit le type d'éducation. Moi lorsque je croise des parents honteux parce que leur mouflet pique une crise je ne suis pas en colère contre eux... Je les plaints et je m'imagine à leur place et je me dis "je ne pourrais pas !"
Et puis je croise parfois le ou les parents type "nanny" ou "grand frère" et je me dis puté, à ça place je lui décole la tête... Parce que ces gosses ont le regard mauvais et les parents... Pffff... inidentifiable et là aussi je me dis "je ne pourrais pas !"
Conclusion : "c'est dur d'être parents... vraiment très dur !" Et puis parfois et dans la majorité des cas "la magie opère et c'est tout simplement beau !
Je t'embrasse... Je comprend ton coup de gueule même si je ne suis pas encore maman...
Poutoux
" La critique est aisée, mais l'art est difficile..."
Bravo, superbe coup de gueule, que je lis avec d'autant plus d'intérêt qu'aujourd'hui, c'était l'anniv de mon fiston a moi : catalogué maintes fois par tant de gens bien pensants comme hyper actif, problématique, etc... et moi bien entendu comme trop douce, trop argh, je hais aussi ce mot : laxiste.
Bref aujourd'hui il a 5 ans, et s'il n'est pas - et ne sera jamais - un enfant docile et calme, il a un cœur d'or, un charme fou et un humour ravageur, autant de qualités que je ne suis plus la seule a voir...
Mais j'ai du mal a rendre leur sourire a ces gens qui s'exclament avec un air surpris : " Oh ! Il a tellement changé, ton fils !" Genre tiens finalement il est pas si "grave" que ça... Enfin c'est comme ça que je le prends, souvent.
Grrrr...
(sinon t'inquiètes pour le retard de lecture, y'a beaucoup plus d'images que de textes...)
;-)
En fait, ceux qui trouvent les parents trop laxistes, c'est souvent les mêmes qui croient dur comme fer à la bonne vieille éducation à la dure, où les enfants se prennent une tarte dans la gueule (sans explication) quand ils font une bêtise, n'ont pas le droit de parler à table, etc, etc.
Voyons, ça tombe sous le sens : pour avoir la paix avoir les enfants, il faut les mater.
Après, il y a un retour de bâton à l'adolescence, et le parent réessaye la même stratégie... catastrophe...
Oh mais comme elle me parle ta note !
Sur plein de plans...
J'ai un souvenir entre autres, dans un grand magasin, avec l'une dans la poussette, l'autre accrochée à mon bras en paillant pour réclamer sa part et une cruche (qu'avait pas l'air d'avoir d'enfant malgré sa quarantaine chic bien sonnée) qui me dit en passant : "mais vous vous en sortez comment avec les deux ?". Ben comme je peux tiens !
Et le regard "jugeur" des autres, la belle-famille entre autres, qui n'aurait pas levé le petit doigts pour t'aider, pendant que tu crèves de douleur et d'angoisse parce que ta vie fout le camp par tout les bouts alors que tu dois tenir debout pour tes petits bouts justement...
T'ain, y'a des baffes qui se perdent je te jure (et je ne parle pas des enfants là !).
Gros bisous
A Gilsoub
:-) Plus qu'agacée, je crois que ça fait quelques jours que cette crise se prépare. Et voilà, j'ai décidé de ne plus rien retenir.
Non non, ne prend pas la porte ! j'ai un cercueil pour toi.
A Barbasucre
:-) Tu as presque fait aussi long que moi.
Alors tu fais bien de le préciser, parce que j'avais oublié de le dire. Remarquez bien que lorsque je suis en colère comme ça, c'est souvent parce que je le suis aussi contre moi. Donc, tu fais bien de me rappeler qu'il nous est arrivé d'avoir des enfants "faciles" et de regarder une maman (proche de préférence) mal se demmerder avec son gamin. Je l'ai fait.
J'ai par exemple regardé ma soeur se débattre avec son petit monstre qui n'était pas que facile à vivre à deux trois ans. Et je me disais "le mien, il ne risque pas de me faire ce coup là !"
J'avais raison de me dire ça. Il m'a fait pire !
A Coumarine
Cinq enfants ... toi et Barbasucre, vous me sciez !
Oui, l'important c'est d'aimer et se le rappeler chaque jour. M'enfin y'a eu des jours où les miens ont frisé non pas le passage par la fenêtre (eh non, ça ne se dit pas) mais un bon bain dans le port :-)
Après, il y a juste la différence entre la pensée fugitive et le passage à l'acte. Celui qui fait de nous un être humain ou un monstre...
A Nam
J'adore tes questionnements.
Franchement, de toi à moi, je ne crois vraiment pas que tu risques de reproduire. Cath, si elle passait par là, t'expliquerait les choses mieux que moi. Mais j'en ai retenu que lorsqu'on a conscience que ce qui a été subi n'était pas bien, il y a très peu de chances que nous reproduisions.
Donc je te vois dans ma boule de crital, maman gaga et maman aimante, mais certainement pas maman baffe. Et merde aux cons :-)
A Yap
Je suis heureuse que cette note te fasse réagir ici :-)
Ben oui, il a changé ton fils (je vais te dire, moi je l'entend dix fois par jour) et c'est heureux. Il maitrise de mieux en mieux ses frustrations et il sait mieux jouer de son charme hé hé :-)
C'est juste que les gens sont parfoit maladroits dans leurs propos et qu'ils masquent mal leur soulagement. Et c'est encore à nous de composer avec ça. (remarque bien que ce n'est pas toi qui a assuré, c'est lui qui a changé ... enfin moi c'est ce que j'entend aussi dans ces mots.)
A Cinn
Voilà, c'est un peu ce que je voulais dire dans ma note, et je te remercie de l'avoir si bien résumée.
C'est bien souvent le cas oui, ce sont bien souvent des personnes à la main leste qui nous disent que là notre gosse, il n'a pas terminé son dessert et il mériterait une bonne baffe.
A Fiamella
Oui c'est vrai que pour toi, c'était encore pire que tout. Ce qui rend l'attitude des autres vis à vis de vous encore plus méprisable.
Cette note-là, je l'attendais avec impatience, on en avait parlé.
Bien sûr, je suis entièrement d'accord avec toi sur tout, même si je suis moins sensible au regard des autres, à leurs multiples avis quant à ma façon d'éduquer mes enfants. Quand "on" me gonfle trop, quand on juge trop mes enfants, je coupe les ponts s'ils sont amicaux, point.
Par contre, je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis dans un com "conscience que ce qui a été subi n'était pas bien, il y a très peu de chances que nous reproduisions."
Me semble qu'on a déjà parlé de ça aussi… Cette idée-là, pour moi c'est une espèce de théorie à deux balles que les psys sortent à tout va, mais qui ne se vérifie pas. En tout cas pas chez moi.
J'ai eu beau avoir conscience des conneries de ma mère, ça m'a pas empêchée de faire pareil pendant des années.
Aujourd'hui ça m'est passé, je crois, mais ça a pris du temps. Pourtant je t'assure que j'avais conscience de tout ça depuis l'adolescence.
Quand mes enfants, ma fille en particulier, étaient petits, je leur hurlais dessus tout en ayant en même temps conscience de ce que je faisais, de la connerie que c'était, mais c'était plus fort que moi, je continuais.
L'info, il ne suffit pas de la connaître, il faut la digérer et être prêt à ça. C'est ça le plus long.
D'ailleurs ça se vérifie chez toi aussi. Pas forcément dans ta façon d'éduquer tes enfants, t'as été plus forte que moi sur ce coup-là, mais dans ce que tu sais de ton histoire et que tu ne digères qu'aujourd'hui.
'tain ça c'est du com hein !!!
J'ai gagné le droit de pas commenter pendant au moins un mois là non ?
Bisous :-)
A Tonga Soa
Je n'ai pas lu ta dernière phrase et tu as du bol que je ne saches pas modifier les commentaires sinon je l'aurais virée.
Pour la conscience de ce qu'on a subit. c'est bien pour ça que je dis que Cath l'expliquerait mieux que moi, vu que je ne suis pas douée avec ça. J'ai résumé (je ne maitrise pas vraiment le sujet) et voilà ce que ça donne quand je résume :-)
Mais quand elle le dit, elle, tout est clair limpide et vrai. C'est plus qu'une prise de conscience.
Moi aussi je gueule et je gueule encore beaucoup. Mais il y a une différence entre gueuler parce qu'on est gueulard et gueuler en humiliant et en rabaissant et en insultant et tout ça quoi.
je sais bien qu'y a une différence. Je suis et resterai une gueularde.
Mais justement, avant j'étais celle que tu décris là, celle qui humilie.
Je te jure, j'ai dit de ces trucs à mes enfants que j'oserai jamais répéter à personne, et je m'en mordrai les doigts toute ma vie je crois…
A Tonga Soa
Oui je sais des fois on fait ou dit des choses qu'on ne se pardonne jamais je sais.
Et sans enlever ce que tu as fait ou dit, tu en as qui ne se remettent jamais en question. Et d'autres qui regardent en arrière et corrigent leur tir.
Alors je sais que ça n'efface pas nos conneries mais je sais que ça nous évite au moins de rester de sales cons.
:-)
Tope-là, on a trouvé un terrain d'entente !
Tain !
Aujourd'hui que je suis calmée, je m'apperçois que j'ai dit plein de gros mots hier !
Euh ... et aujourd'hui aussi !
Presque j'ai honte
Presque j'ai dit.
OULALA!oulala!
ca fait un moment que j'ai pas lu ton blog,mazette quel coup de gueule!
Tu veux pas un petit thé ?
Respire,détends-toi.
Ton timousse,il est vivant,bon pas de quoi s'inquiéter,c'est toi qui m'inquiète là.
Apprends à te dégager du regard de l'autre c'est essentiel.
Je ne sais pas qui a dit,je cite:
"ce que nous sommes et nous faisons doivent être la source de notre bien être et non les compliments,la sollicitude,la reconnaissance ou le soutien qui nous viennent des autres."
Tu devrais t'interroger sur le pourquoi du mal à l'aise du regard de l'autre et apprendre à te débarrasser de ce mal qui te pourrit la vie.
A Caty
Ah comme je suis heureuse que justement tu passes pas là !
Oui je veux bien un thé super :-)
Et je suis d'accord avec ta phrase mais j'ai un réél souci avec le regard des autres dont je commence à peine à essayer de me débarrasser.
Sans avoir besoin systématiquement de la sollicitude de l'autre, je me passe volontiers de son jugement.
Une amie m'a dit dernièrement que elle, les critiques la faisaient avancer. Je n'ai pas encore fait ce chemin moi, la critique me blesse d'abord. Et pour certaines, je réfléchis.
Mais je vais bien ne t'en fais pas.
Ceci dit, ça tombe bien que tu passes je parlais justement de toi dans mon échange de com avec Tonga Soa alors si tu pouvais expliquer ce que je tente de dire avec tes mots, ça m'aiderait drolement.
C'est toi qui l'a voulu
Un peu dur ce que tu me demande car c'est long à résumer.
Tonga Soa a raison ,la conscience de ce qu'on nous a fait subir ne suffit pas.
Elle est necessaire pour ne pas reproduire sur l'autre de façon aveugle.
elle permet de developper une ampathie à l'égard de l'enfant que l'on a été et de nos enfants.
Seule cette empathie nous permettra d'agir en meilleure conscience et de corriger les erreurs en chemin.
Cela peut être un long chemin,mais ça en vaut le coup pour soi et pour les générations futures.
il n'y a pas de parents parfaits mais en tant que parents notre premier devoir est de prendre conscience de notre façon d'etre en relation avec notre enfant.De changer ce qui doit l'etre et de se faire confiance pour le reste.
Pour changer,cela necessite aussi d'accepter d'etre imparfait.
Au boulot!
Je prépare le thé et t'amène les gateaux!
A Caty
Ben voilà, quand c'est dit comme ça c'est plus clair (mollo les gateaux, j'ai une bouée à virer avant l'été)
Bon alors je viens goûter le thé et manger les gateaux, parce qu'effectivement là j'ai tout compris.
'tain c'que tu parles mal, Déesse Kâlï, quand même !
Moi j'ai aussi un sacré pb avec tout cela, quand mon amie qui est devenue mon ex amie (pas à cause de cela hein) m'a dit qu'il était temps que je prenne ma fille en main car j'allais en faire une salle gosse et que ceci et que cela, j'ai eu tellement mal que j'en ai encore mal...
mais voilà, un coup, on me dit laxiste, un coup trop sévère (ça c'est plus rare); j'ai un gros soucis avec l'autorité c'est clair, les limites, je cherche encore les miennes alors ...
bon, c'est confus déso mais je suis un peu perdue moi des fois :(
bizzzzzz
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