04 juillet 2008
Ouf ! j'ai cru que je n'y arriverais jamais
Me vlà nominée ! et en plus trois fois :-)
Vu que je suis incapable de mettre des liens dans ce bachibouzouk de blog, je vous donne les noms.
Blog de psy, Etoile la revenante et Magali.
Ah merde ! ils disent qu'il faut mettre les liens. taiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin !
Bon
Je poursuis donc la chaîne en donnant auparavant les règles du jeu :
1 - Choisir 5 blogs que vous estimez mériter ce prix pour leur créativité, leur conception, un contenu intéressant... et qui contribuent également à la communauté des blogueurs, quelle que soit la langue.
2 - Chaque prix doit contenir en lien le blog de son auteur, pour être visité par tous.
3 - Chaque lauréat doit montrer son prix (l'image doit être insérée dans l'article) et remettre le vers le blog qui l'a décerné.
4 - Le lauréat doit montrer le lien vers le blog d'Eseya, Arte y Pico
5 - Le lauréat doit présenter les présentes règles.
Me voici bien emmerdée.
Pourquoi ?
Parce que bien entendu, j’ai tout d’abord pensé à mes copines (bon je vous rassure, y’en a peu que je connaisse vraiment de vrai de visu) et mes copines …. Soit elles n’écrivent plus, soit elles sont déjà nominées.
Commencez pas à me faire des cacas mous ce que je ne vais pas citer, cherchez bien sur la toile, vous l’êtes ! Et puis je n’ai que 5 personnes à nommer, le choix va être difficile.
En plus, il faut que j’explique pourquoi. Et le hic, c’est que quand j’aime moi et bien j’aime parce que j’aime. Et puis voilà. Je ne sais plus où j’ai lu d’ailleurs une citation sur le sujet. En plus, y’en a qui partent en vacances là alors vous donner le lien d’un blog qui ne va rien écrire pendant des semaines, ce n’est pas vraiment un cadeau. N’est ce pas miss Lo ? J’aurais bien causé de Mapping, mais IL NE PUBLIE PLUS RIEN ! l’ours !
Bon, comment je fais moi ?
Allez, on déjà nominé sbb, Tonga Soa, Barbasucre, Zoé, et j’en oublie … donc je vais nominer …
Je vous préviens que j’ai fait des copier-coller pour pouvoir mettre des liens alors vos remarques, vous les gardez pour vous ok ?
Père Aimé. Aimé,toujours là Bougez pas, je vérifie s’il est toujours là justement le bougre. Oui, ça va, il n’a pas fermé ouf ! non parce que les petites blagues des blogs que je lis assidument ET QUI FERMENT je commence à fatiguer moi, je commence à fatiguer. Enfin bon. Pourquoi Aimé ? parce que son blog, c’est de l’or voilà pourquoi. Il a un don pour vous raconter les petits dessous de l’histoire, il a un don pour rendre palpitant le moindre de ses récits, un don que j’ai rarement lu (voir euh … jamais). Donc voilà, à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas (et en plus de l’humour à revendre !)
Fiamella ici : Le carnet où lire Fiamella Alors elle, j’adore la qualité de ses notes. Ses tournures de phrases, son humour cinglant, sa façon si vraie de dire les choses. Même qu’elle est ultra pénible, parce que je suis toujours d’accord avec ce qu’elle dit donc je ne peux même pas protester. En même temps, si je la nomine, PEUT ETRE QU’ELLE VA ENFIN SE DECIDER A ECRIRE UNE NOUVELLE NOTE !
zoneinconnue parce qu’elle déteste les chaînes et va encore me répondre non j’aime pas ça, je suis pas. Je rigoooooooooooooooooole ! enfin si, elle va certainement me dire ça, mais bon, c’est surtout pour que ceux qui ne la connaissent pas puissent la découvrir. Un blog plein d’amour, de coups de gueule, de bataille pour son petit garçon … comment tu disais Zone au début ? petit homme lunaire. Je trouvais ça très beau comme mot. Voilà, c’est un des premiers blogs que j’ai lu quand je suis arrivée sur la toile, et je suis accro.
Coumarine Vous allez me dire tu charries, elle n’a pas besoin de pub Coumarine. Ben non, je suis d’accord, mais c’est pas pour la pub. Juste pour partager avec vous le type d’écrit que j’adore qui me transporte, et en plus c’est une écrivaine ! alors hein ! bon. Donc je ne vais dire aucune bêtise sur elle parce que c’est une personnalité publique et que faut que j’arrive à être sage des fois aussi.
Et puis tiens, pour terminer, encore un blog qui n’a pas du tout besoin de pub, mais bon, quand c’est bon faut partager. Ce sont les ménagères de moins de 50 ans ici : Dom (oui désolée, j’ai copié le lien sur un com laissé sur mon blog donc désolée qu’on ne voit que Dom alors qu’elles sont deux.) Alors ces deux là, Dom et Manou, moi je vous dis, c’est du délire puissance mille, des notes tous les jours (enfin j’ai l’impression) et je crois que je les aime toutes. Un humour décapant (eh oui, encore et encore) du vécu, du où on peut s’y retrouver et en plus elles répondent aux coms (ce qui est super sympa trouve-je quand on voit le nombre de coms qu’elles ont !)
Voili voilà. Remarquez combien j’ai été gentille de ne pas nommer des personnes pourtant très sympathiques à lire comme Gilsoub ou Jathenais parce que ces deux là par exemple (pour ne pas nommer les autres dans le même cas) détestent qu’on leur balance une chaine. Je sais, d’autres aussi mais si j’ai nommé certaines personnes détestant les chaînes, c’est peut être aussi pour les emmerder un peu. Parce que j’aime ça. Et que je ne m’appellerais pas Kali si je n’étais pas comme ça. Maintenant, j’espère que mes liens fonctionnent sinon j’abandonne. Merci aux trois qui ont pensé à moi. C’est super agréable mine de rien :-)
Canicule - Première partie
La semaine venait de se terminer par une idée lumineuse : nous avions trouvé un merveilleux passe temps. C’était l’année de la canicule. La toute première de ma vie d’enfant. J’avais une nouvelle amie cet été là. Début juillet ou peut être fin juin. Qu’importe. Je comptais les jours qui me séparaient de mon départ en vacances et j’avais une nouvelle amie. Nous avons grandi dans la même cité pendant des années, mais nous vivions à côté, sans que nos chemins ne se croisent jamais. Elle était plus jeune que moi j’étais déjà au collège alors qu’elle n’était qu’en primaire. Nous ne partions pas à la même heure, nous ne rentrions pas à la même heure, nous n’avions ni les mêmes jeux ni même les mêmes amis. Et pourtant cet été là, nous nous sommes rencontrées. Je me souviens de son petit frère qui nous suivait partout et qui partageait nos fous rires. Trois pauvres esseulés dans la cité caniculaire. Quelque soit l’heure à laquelle je sortais, ils étaient déjà dehors. Je les croyais abandonnés, mal aimés, j’imaginais leur père à l’usine et leur mère cuvant ses bières en solitaire. Ils étaient toujours dehors, à toute heure, comme s’ils n’avaient plus de chez eux, comme si la rue était devenue leur unique refuge. Ils étaient là, au pied de mon immeuble, ils m’attendaient. Et j’étais fière parce que c’était la première fois que je vivais ça, moi la petite fille sans véritable amie, moi la petite fille qui se débattait dans un corps d’ado venu trop tôt. J’ai oublié les premiers jeux qui nous ont réunis. Peut être n’y en eu-t-il pas, peut être étaient-ce nos solitudes qui nous ont simplement réunis. Je ne sais plus si nous parlions. Sûrement pas. Sinon, j’aurais su bien plus tôt. C’est à la fin de notre première semaine de rencontre donc que tout a commencé. Chaque jour, nous nous retrouvions vers treize heures, nos déjeuners expédiés, nous nous retrouvions dans la chaleur étouffante de nos rues sans ombres, nos cœurs battant la chamade d’excitation, nous nous éloignions de notre cité d’un pas assuré comme trois fugueurs en mal d’amour, nos poches lourdes de pièces de monnaie et nous jetions notre dévolu sur la première cabine téléphonique. Tous trois enfermés dans la minuscule boîte, à l’abri des regards indiscrets, les numéros les plus fous étaient notés sur un grand cahier à spirale puis composés dans un silence religieux, jusqu'à ce que l’un d’eux se déclare attribué, jusqu’à ce qu’une voix nous réponde. Parfois, il nous fallait attendre de longues minutes avant le bon numéro. De longues minutes et une multitude de chiffres composés inlassablement. Glisser la pièce dans la fente, composer, retenir notre souffle, écouter les battements de nos cœurs exploser nos poitrines, respirer à nouveau lorsqu’un disque anonyme nous annonçait que le numéro n’était pas attribué, raccrocher, sursauter au bruit de la pièce retombant, récupérer la pièce …. Glisser la pièce dans la fente, composer …. Jusqu’à ce que la machine engloutisse enfin notre pièce : « allo ? » Le jeu pouvait alors commencer, les blagues les plus folles et les plus stupides de gamins rongés par l’ennui se succédaient sans fin nous arrachant des hurlements de joie entrecoupés de nos fous rires innocents. Innocents ? Nous avons certainement effrayé de pauvres femmes esseulées … étions nous si innocents ? Un jour pourtant, le jeu prit une nouvelle tournure. C’était à mon tour de parler et une voix d’homme m’a répondu. Une voix grave, profonde, charmeuse qui semblait traverser tout mon corps, une voix si sensuelle qu’elle me fit connaître mes premiers émois. Le propriétaire de cette voix comprit très vite la plaisanterie. Cet homme fut le premier à nous parler sans hurler, sans nous raccrocher au nez, cet homme fut le seul à nous déstabiliser en ne rentrant pas dans notre jeu. - Alors ? Quel âge peux tu bien avoir ? Tu ne dois pas appeler de chez toi n’est ce pas ? Est-ce que beaucoup de gens sont tombés dans votre piège dis moi ? Comment t’appelles tu ? Ce sont tes amis que j’entends rire derrière ? Est ce que tu es aussi jolie que le laisse penser ta voix dis moi ? Tu n’as pas trop chaud dans cette cabine ? Une forme de panique mêlée d’excitation s’est emparée de moi. Je me souviens avoir rougi jusqu’aux oreilles et avoir raccroché. Je regardais ma main encore posée sur le combiné, sourde aux protestations de mes amis, je regardais ma main sans y croire. J’avais raccroché ! je m’étais fait prendre à mon propre jeu. - Mais tu es complètement folle !!!! pourquoi tu as raccroché comme ça ? - Je … je … je ne sais pas pourquoi j’ai eu … j’ai eu peur ! - Peur ????????? peur ??? tu as eu peur ???? mais de quoi ? - Je ne sais pas. J’avais …. J’avais l’impression qu’il me voyait. Nous sommes retournés dans notre citée bétonnée en marchant si vite que nous courions presque. J’avais communiqué ma peur à mes nouveaux amis et nous ne pouvions pas nous empêcher de nous retourner régulièrement comme si nous voulions nous assurer qu’il ne nous suivait pas. Ce jour là, nous nous sommes séparés sans un mot. Je crois bien que chacun de nous avait décidé de mettre fin à notre jeu téléphonique et que nous ne nous reverrions plus jamais. La nuit fut étrange. Ma première nuit agitée, ma toute première nuit aux draps froissés, peuplée de rêves étranges … Maman s’est bien demandé pourquoi je n’avais rien avalé le lendemain matin au petit déjeuner. Soucieuse, elle avait posé une main fraîche sur mon front brûlant. J’étais en ébullition, et je n’ai pas protesté quand elle m’a contrainte à garder la chambre toute la journée jusqu’à ce que la fièvre tombe. - Ce doit être cette canicule. Oui, c’était certainement cette canicule. Seconde nuit tout aussi agitée, mais au petit matin ma décision était prise. J’avalais mon petit déjeuner puis mon déjeuner en comptant les heures qui s’était écoulées entre chacun. A treize heures, j’enfilais ma plus jolie robe, agrippais mon grand cahier à spirales et me jetais dans la cité étouffante.
J’ai trouvé l’idée lumineuse :-)
Cette semaine, les Impromptus Littéraires nous ont proposé « d'écrire votre FEUILLETON DE L'ÉTÉ.
Celui-ci se déroulera sur 3 semaines :
3 semaines, soit 3 épisodes. Fin des "feuilletons" le dimanche 20 juillet à minuit. »
C'était donc mon premier épisode.
