23 juillet 2008
Deux petits anges
D’ordinaire, je n’ai pas la critique ou le jugement (trop) facile.
Je pense que je suis quelqu’un d’assez compréhensif, et de … je ne vais pas dire tolérant parce que je n’aime pas ce mot mais … peut être suis-je indulgente ?
Je cherche facilement à expliquer des comportements qui peuvent déranger sans vouloir à tout prix les excuser. J’essaie souvent de comprendre. Surtout si ça m’échappe. En tout cas, la plupart du temps, je prends les gens tels qu’ils sont sans les juger. Ce n’est pas à moi de le faire. La vie est assez difficile comme ça.
Un jour, j’ai oublié ma fille. Elle était en sixième, je ne voulais pas qu’en rentrant du collège elle traverse la route à un carrefour que j’estimais dangereux pour son esprit de planeuse. Elle n’avait pas de portable sur elle parce que nous étions contre ce principe. Je travaillais le mercredi à cette époque, et je venais la chercher ce jour là, au carrefour, à midi trente. Je travaille à une dizaine de kilomètres de chez moi et il me faut bien 15 minutes, sans embouteillages pour parcourir cette distance.
Ce jour-là, ma collègue est venue me prévenir qu’elle partait déjeuner. D’un air absent, je lui ai répondu un petit quelque chose de banal. Et c’est en prononçant ce petit quelque chose de banal que les informations ont commencé à se bousculer dans mon cerveau embrumé par le dossier complexe sur lequel je travaillais. Nous étions mercredi. Mercredi … mercredi … quelle heure est-il ? Elle part déjà ? Mercredi, nous sommes mercredi. Elle part déjeuner … Déjeuner … quelle heure est-il ? Elle part en avance ? Déjeuner ? 12h30 … il est 12h30 … ma fille … 12h30 … mercredi …
Dix secondes plus tard, j’étais dans ma voiture et tout en passant la marche arrière, j’appelais mon amie qui habite non loin du carrefour pour qu’elle aille à sa rencontre.
Je refuse de me souvenir de ce que j’ai ressenti entre le moment où j’ai réalisé que je venais d’oublier ma fille et celui où je la serrais dans mes bras en lui demandant mille fois pardon.
Je n’ai aucune excuse et ne veux surtout pas qu’on en cherche. Pourtant, je lui ai demandé pardon. Et elle m’a pardonné. Pas moi. On n’oublie pas son enfant. On ne l’oublie pas. C’est impardonnable et inexcusable.
En quelques jours, deux petits bouts d’amour sont restés sagement attachés à l’arrière des véhicules de deux papas peut être préoccupés par un dossier complexe qui leur embrumait le cerveau. Et ces petits bouts d’amour sont restés là, sans bouger, à mourir lentement. Sur un parking. Papa a oublié que son enfant était dans sa voiture. Oublié son enfant. Dans une voiture. Jusqu’à ce qu’il en meure.
Il n’y aucune excuse, pas même une explication acceptable pour moi. C’est impardonnable, insupportable, inadmissible. Et quelle que soit leur douleur face à ce drame, elle n’égalera jamais ce qu’ont pu ressentir leurs enfants si ils ont été conscients une seule seconde avant de mourir. Ils sont morts. Parce qu’ils ont été oubliés. A l’arrière d’une voiture.
Je ne peux le concevoir.
Je voudrais croire en un dieu, qu’il y ait un après plein de douceur pour eux. Je voudrais le croire pour ces petits anges. Mais je ne peux que penser à ces petits êtres innocents et je n’ai pas de mots. Juste de la colère. Et je pense à leurs proches qui devront vivre dans ce souvenir.
A propos des touristes
J’ai lu vite fait sur les news du net que la chaine Z a envoyé des fleurs à la chanteuse Y because durant un des clips de la chanteuse Y, la chaine Z a laissé passer un sms raciste.
Bon
La chanteuse Y qu’est pas contente du tout (et on le serait à moins mais j’ai pas envie d’épiloguer sur la connerie de ceux qui n’ont rien de mieux pour faire passer leur vie de merde qu’à dépenser leur argent dans des sms piteux, d’autres font ça mieux que moi) préfèrerait que la chaine Z fasse passer une banderole sous ses clips qui dirait qu’elle défend les valeurs du respect etc. …
Et là je me dis oups !
Il y a peu, j’ai écris une délicieuse note sur les touristes. Comme je n’ai pas du tout envie d’envoyer des fleurs aux touristes qui se sont sentis agressés par mes propos parce que .... ça ferait un bon paquet de fleurs ça hein ! VU QUE VOUS ETES TROP NOMBREUX surtout ici ! (et puis ça me f'rait mal aux fesses de dépenser tous mes sous pour envoyer des fleurs à des touristes !!!) et bien je rappelle à ceux qui lisent ce blog au premier degré (des fois il faut mais pas toujours …) que c’était de L’HUMOUR. Ok, tout le monde ne rigole pas de mon humour (mais moi si).
Non parce que d’ici à ce qu’on m’oblige à passer une banderole sur mon blog qui dirait « pardon les touristes, je vous aime » Argh ! rien que d’y penser, j’en ai des boutons ! Parce que bon, c’était de l’humour mais bon quoi.
Alors voilà, c’était de l’HUMOUR, je ne vous hais pas à ce point.
Sauf que vivement l’après 15 août quand même.