17 septembre 2009
L'ado baobab
Il était une fois une gamine de 15 ans qui décide de s’offrir, un beau matin au saut du lit, une méga crise d’ado. Certes, elle ne décide pas d’opter pour la crise d’ado dans le genre méga violente.
Elle reste sage, polie, respectueuse, timide … mais elle se ferme. Totalement. A ses parents, à ses amis, à ses professeurs. Le poil qu’elle exhibait fièrement au creux de sa main se transforme en baobab au fil des mois ce qui, vous en conviendrez, ne facilite pas les déplacements.
Un baobab dans la main droite, quand on est droitière, ça n’aide pas à bosser. Durant ses deux années de troisième, l’ado baobab se présente chaque jour et à l’heure à l’intégralité de ses cours. En touriste. En deux années consécutives, son agenda sera aussi neuf à la fin de l’année scolaire qu’il l’était au début. Neuf et vierge. L’ado baobab a beaucoup de chance, l’ado baobab est tombé sur des professeurs qui ne donnent aucun travail à la maison. C’est ce que nous appellerons la résistance passive.
L’année de ses 16 ans, l’ado baobab entre en conflit ouvert avec sa mère. Si le dialogue n’est pas totalement rompu, les conversations tournent vite au conflit, les laissant l’une et l’autre épuisées, enragées et en larmes, une tempête d’incompréhension mutuelle vient balayer des années de complicité.
Comment faire comprendre à une ado Baobab qu’elle est en train de briser son avenir avant même qu’elle ne soit en âge de l’effleurer, quand l’avenir se traduit par ce qu’elle pourra porter le lendemain ?
Rien n’y fait. Ni les menaces, ni la douceur, ni le chantage, ni le lâcher-prise, ni l’amour, ni les cris … rien.
Arrive ce qui devait arriver, l’ado Baobab souffle ses 16 bougies dans l’incertitude la plus complète. Ejectée du cursus général, ce n’est qu’après une bataille ardue qu’elle est acceptée en LP, se contentant de miettes pour ne pas se retrouver totalement exclue du système scolaire. Entendons par là qu’elle est casée d’office dans la seule classe où l’on recherche des élèves pour combler les trous et répondre aux cotas des effectifs.
La mère est déçue par son ado, terriblement déçue par ce gâchis, tant de talent et d’intelligence en une seule personne …. La mère ne veut plus écouter les discours de son entourage, les témoignages de réussite d’un cancre, les histoires de déclic … la mère n’y croit plus, elle ne peut que regarder sa fille s’enfoncer dans un monde qui finira de l’éteindre totalement.
Contre toute attente pourtant, le déclic s’opère. Est-ce ce nouvel amoureux qui croit si fort en elle ? Est-ce cet environnement qui lui convient ? Est-ce le dépôt des armes que sa mère à laissé à ses pieds ? Est-ce une nouvelle révolte ? L’ado baobab s’éveille, se découvre, se débat et décide de briller.
Après un an de cris et de larmes, les rapports de l’ado et sa mère reviennent doucement au beau fixe, effaçant doucement les rancœurs cumulées au fil des mois. Au vu de ses nouveaux résultats, l’ado baobab qui n’en fait tout de même pas plus que nécessaire parce que faut pas que déconner non plus, l’ado baobab en déduit qu’en travaillant un strict minimum, elle peut obtenir pas loin du maximum. Sans en parler à sa mère, la sachant échaudée par ses milliers de promesses non tenues, elle décide d’organiser son retour dans la filière générale. Le 20 avril, après deux mois de harcèlement, le LG finit par contacter la mère qui ne laissera rien transparaitre de son ignorance.
- Votre fille passe trois fois par semaine pour demander sa réintégration chez nous. Nous ne pouvons qu’encourager des jeunes comme elle, qui savent ce qu’ils veulent faire, qui ont la volonté pour l’obtenir. Si à la fin de son année, ses professeurs émettent un avis favorable, c’est avec plaisir que nous l’accueillerons dans notre établissement.
La mère ne pose aucune question, acquiesce et contact alors son ado baobab pour savoir de quoi il en retourne exactement. Traduisez par c’est quoi ce bordel ?
Commence alors un long combat. Il faut convaincre le LP que cette enfant n’est pas dans une voie qui lui convient et qu’au lieu de se laisser abattre, elle travaille pour en sortir. Il faut convaincre l’IA qu’il ne s’agit pas d’un caprice ou de l’intervention de parents insatisfaits mais bien d’un réveil. Tardif certes, mais réveil tout de même. La dernière semaine de juin, l’ado baobab qui n’en fait toujours pas plus que nécessaire parce que faut pas que déconner toujours, rapporte un bulletin (presque) excellent couronné des encouragements du conseil de classe. L’ado baobab parvient à obtenir l’accord du LP qui accepte de soutenir sa demande auprès du LG, lequel est de toute façon déjà conquis. C’est là qu’intervient un petit pouvoir qui décide d’ériger de nouvelles règles. Parce qu’il faut savoir qu’aucune législation n’existe pour ce type de cas. Le petit pouvoir décide à trois jours de la fin des cours, que les professeurs doivent donner un avis sur la demande de l’ado.
Le petit pouvoir pond un tableau, exigeant de l’ado baobab qu’elle se mette en contact avec chaque professeur qui devra émettre un avis, favorable ou non, tout en justifiant cet avis. Le petit pouvoir contacte les deux lycées en leur exprimant ses doutes quant à la capacité de l’ado à s’adapter à un rythme de travail qu’elle a refusé durant deux trop longues années.
Et là j’ai envie de dire qu’est ce que ça peut te faire si elle se plante ? Comme chacun sait, à trois jours de la fin des cours et qui plus est en période d’examen, la plupart des professeurs sont difficiles à toucher. L’ado baobab réussit tout de même un exploit, elle fait compléter son tableau par chaque professeur et obtiendra même des avis très favorables dans les matières les plus importantes pour le cursus qu’elle demande.
Après bien des doutes et des balades entre services (lisez donc la BD d’Astérix confronté à l’administration pour vous faire une idée) le dossier est enfin monté et déposé au LG sans que l’ado ne puisse en avoir une copie. Ce qui aurait du mettre la puce à l’oreille à la mère.
La veille des vacances scolaires, le LG contacte enfin la mère. Détendue parce que persuadée qu’il ne s’agit là que des dernières formalités administratives, la mère n’oppose pas la moindre défense quand une voix mécanique l’informe que « le dossier de votre fille est refusé ».
Sous le choc de la nouvelle, la mère ne peut qu’en demander la raison. « Pas de place ». En ces mots, exactement. Comme on vous dirait qu’il n’y a plus de beurre.
L’été se passe dans la plus grande incertitude, la mère étant contrainte de réinscrire son ado en LP pour ne pas la laisser à la rue.
Il faut savoir que le LP s’était engagé à soutenir l’action de l’ado si elle obtenait de bons résultats. L’ado a obtenu les résultats demandés. Du jour au lendemain, le LP s’est rétracté. Il n’a plus voulu donner son appui. Pourquoi ? Eux répondent simplement « elle va se planter ».
Je connais assez bien la mère pour savoir qu’elle ne se serait pas démenée ainsi pour sa fille si elle n’avait pas été persuadée que c’était ce qu’il fallait faire pour elle. Qu’elle ne se serait jamais lancée dans toutes ces démarches si le LG ne l’avait pas contactée, relancée, pour lui promettre d’accepter l’ado baobab dans son établissement. J’insiste bien sur le fait que c’est le LG qui a contacté la mère et non l’inverse.
Du jour au lendemain, le LG refuse un dossier qu’il disait pourtant attendre impatiemment il y a quelques mois. Les parents d’élèves s’en mêlent dès la rentrée et la mère d’ado n’hésite pas à faire appel à ses connaissances pour tenter de comprendre la raison réelle du refus.
La réponse est la même, il n’y a pas de place.
Et pourtant, les effectifs ne sont pas complets dans la section demandée par l’ado baobab. Le savoir est une chose, le prouver en est une autre. Après discussions ici et là, une terrible interrogation s’élève. Est-ce que le dossier de l’ado serait finalement refusé parce qu’il ne faudrait pas que son cas serve de jurisprudence ? C’est une demande tellement inhabituelle que peu de villes y sont confrontées. Et la peur principale serait que d’autres enfants, mal orientés, s’amusent à monter un dossier tout en exigeant que leur cas soit accepté. Traduisez par si vous la prenez elle, pourquoi pas moi ?
Et bien moi, je trouve ça parfaitement dégueulasse. Des adultes promettent à une ado de la soutenir dans son projet tout en secouant une carotte sous son nez. Quand elle attrape la carotte, les mêmes adultes se rétractent. Quand on connait la fragilité des ados, quand on connait le manque de confiance qu’ils vouent au monde des adultes, on finirait presque par les comprendre.
Je connais cette ado, elle est loin d’être parfaite mais elle mérite qu’on la traite mieux. Vous pouvez y aller avec vos beaux discours sur la filière professionnelle qui n’est pas une honte et qu’il faut estimer comme une filière normale, je vous trouve bien frileux lorsqu’il faut en sortir un môme.
Bien entendu, la mère continue le combat aux côtés de son ado qui malgré tout continue de travailler. Je suis épatée par son courage et sa ténacité. Elle a plus de valeur que vous tous réunis, bardés de diplômes et de belles paroles.
Il y a quelques années, cette enfant m’a regardée droit dans les yeux et m’a dit
- On m’a dit de faire confiance aux adultes, je leur ai tout raconté et ils m’abandonnent.
Sur ces mots, elle a tourné les talons et s’est dirigée vers le chemin qui lui imposait la justice, au nom des liens du sang. Elle avait 9 ans. Elle a brisé mon cœur ce jour là. Je n’oublierai jamais ses mots, ils me hanteront jusqu’à la fin de mes jours.
Sachez que je vous tiendrais pour personnellement responsable, s’il arrivait quoi que ce soit à cette enfant qui a fait, encore une fois, l’erreur de croire aux promesses des adultes.
Je sais que cette note est longue et qu’elle fera fuir le peu de lecteurs qui ne m’ont pas abandonnée en chemin. Mais il fallait que je couche ici ma révolte.
Commentaires
Surtout, moi, cette note je l'enverrais aux principaux responsables administratif, sans oublié l'inspecteurs d'académie, je l'enverrais aussi à des un journal local, sans citer de nom, juste en courrier des lecteurs...
A Gilsoub
Figure toi qu'on y songe, on y songe.
conseil
Si je peux me permettre un conseil: à votre place, j'irais consulter le blog suivant:
http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/ et j'exposerais le problème dans l'une des catégories concernant l'orientation des élèves.
Amicalement
A chemi
Merci :-)
Put*in !
Alors là c'est vraiment dégeulasse !
Je n'ai pas de conseils... Je ne sais pas t'orienter mais... Je t'envois toute ma tendresse de guimauve, toute ma hargne de mère (ça maintenant je connais !) et tout les encouragement possible et les m*rdes qui vont avec ! Et pis j'embrasse très fort ta Princesse Boudeuse.
M*rde ! Ta note m'a tellement fichue les "bouboules" que j'ai envie de pleurer tellement je trouve ça injuste !
Je trouve que Gilsoub à parfaitement raison !
Bisous
C'est le pouvoir démesuré des adultes qui fait le désespoir des ados.
Et en vertu de quoi devons-nous traîner, tout au long de notre vie d'adulte, le souvenir marqué au fer rouge de notre adoslescence ?
Bises&Bisous
Je reviens ici après.... longtemps ;-)
Ta note est longue... mais très émouvante et je réagis un peu comme Nam.... Je suis toujours sidérée quand je vois que certains enseignants, certains administratifs, certains "qui savent mieux que les autres" mettent des bâtons dans les roues d'un jeune motivé qui veut s'en sortir.... jusqu'à l'empêcher de redoubler (à sa demande) parce que ça coûte trop cher à la société !!!....
Je me démène souvent, avec mes pauvres moyens, pour réussir à remotiver ces jeunes, à leur redonner confiance en eux.... mais de l'autre côté on leur enfonce la tête en leur disant que de toutes façons ils n'y arriveront jamais.... cela me révolte !
Malheureusement je n'ai aucune solution à te proposer si ce n'est te/vous souhaiter de tout coeur d'arriver à obtenir satisfaction, obtenir ce à quoi a droit ton ado et lui montrer que l'on peut avoir confiance en certains adultes !
Bon courage !!!
…
Je viens de lire ta note et j'abonde à 3000 % dans le sens de Gilsoub, c'est tellement scandaleux tout ça, qu'il faut vraiment faire du bruit, si au moins ça leur donnait un tout petit peu mauvaise conscience…
Et si au moins une seule personne se posait la question des conséquences de leurs actes…
Plein de bisous, à la mère ET à Mademoiselle Baobab.
J'ai lu ce billet, Kali
juste te dire que ... je sais pas
C'est décourageant quand même..
C'est moche, c'est pas juste
Je t'embrasse et souhaite tout le courage à l'ado et à sa mère
c'est dégueulasse, mais j'en ai tellement vu des choses comme ça, tout aussi immondes :(((
continue à te battre, même si cela parait absurde, impossible, désespéré
continue pour elle, pour toi, pour d'autres
écris, partout, fais du foin, remue où c'est possible, et même là où cela ne semble pas possible
plein de pensées pour elle et pourn toi
Injustice, mensonge, trahison, la totale.
Tout cela probablement à l'actif d'une personne frustrée qui abuse de son pouvoir, car il n'y a pas de loi écrite là dessus.
Porter plainte contre l'établissement, pour récupérer le dossier. Sans peut-être aller jusqu'au bout, envoyer a minima une lettre plis "mise en demeure avant poursuite" qui est obligatoire 2 semaines avant le dépôt de plainte effectif. Mettre en copie le rectorat ou je ne sais qui en loucedé. Populariser la méthode (presse locale, forums, écrits).
Continuer l'école sans l'école, s'inscrire au bacho en candidat libre via cours par correspondance.
Pisser sur leur paillasson, je sais pas moi :)
Bise Kaliuccia !
moi, tu ne m'as pas fait fuir bien au contraire, je le trouve magnifique ce billet.
me donnes-tu l'autorisation de le faire passer à qui de droit sur ma belle radio ? ;)) et si oui, contacte moi par mail via mon blog, j'ai 2 ou 3 questions à te poser.
P'tain....
Bonsoir à toi ô magnifique déesse Corse,
Hé bien, moi qui passais par là (par hasard) pour prendre une bouffée de fraîcheur, je ne suis pas déçu...je suis tout refroidi (si,si)
Bon, ben je reviendrai plus tard car j'ai pas mal de retard ici (et pas qu'ici)
Bonne soirée à toda la familia ma petite Kali....
kisoncons, mais kisoncons!
Pfffff
J'aime bien, en vrac, l'idée de... la radio, du journal, d'une lettre à votre président, de pisser sur leur paillasson...
Mais surtout, surtout, continues à te battre! Te battre parce qu'on sait jamais.... mais aussi pour que Miss Baobab boudeuse saches! Qu'elle saches que tous les adultes ne sont pas des cons, lâches et sans parole! Qu'elle saches qu'on peut devenir adulte sans le devenir, qu'elle saches que sa mère est avec elle dans les moments beaux mais aussi dans les difficiles... Qu'elle se souvienne toute sa vie qu'avec tes moyens, tu as été et que tu seras là!
Moi, si je peux me permettre, je trouve que, même avec un coeur brisé, t'as un coeur gros comme ça... Et que... ben dans cette société débile de recherche de pouvoir des plus frustrés... ben c'est le PLUS IMPORTANT... le coeur!
bisous à vous 2
Il lui reste encore la filière de l'école par correspondance (CNED), c'est ce que ma soeur a fait, après deux années à rien foutre les lycées ne la voulaient plus, elle travaille seule et chez elle maintenant et elle suit la voie qu'elle désire.
Malgrès une année pas terrible elle a réussit la première partie du bac en juin et commence la terminale cette année en y croyant fort.
ma belle, tu penses bien que je suis en empathie avec toi et cette note.
Se battre encore, si on a des forces... pour soi, pour les autres, pour le droit.
Dire, dénoncer, hurler, écrire surtout, car seuls les mots restent...
Se référer aux lois, les textes sont vigoureux et têtus.
Et surtout, surtout, dire à cette ado qu'elle est courageuse et que ce qu'elle a fait, c'est pour elle, qu'elle a grandi... et que lorsqu'on mène un combat, il n'a pas besoin d'être forcément gagné pour qu'on en sorte vainqueur.
je t'embrasse.
Oh
Je reviens ici voir si tu as répondu aux coms et s'il y en a de nouveaux ((plein !), et je colle dans un petit coin non-alzheimerien de ma tête la jolie phrase de Pakita :
"Lorsqu'on mène un combat, il n'a pas besoin d'être forcément gagné pour qu'on en sorte vainqueur."
Très joli et très vrai. Merci Pakita !
Quant à toi Kaliuccia, que dis-tu de toutes ces idées ?
Des bisous
Oh tiens cette ado au baobab me rappelle moi !! Deux ans en troisiéme BEP (en trois ans because trop d'ennuie et mieux à faire dehors), retour au lycée bac et fac à 22 ans pour finalement la lacher diret parce que franchement trop de tri sélectif, vie active et retour en dut à 28 ans. Les adultes, les institutions ne sont pas vraiment de paroles ni fiable mais je refuse de croire aujourd'hui qu'il n'existe qu'un seul chemin capable de nous mener non pas à la réussite mais à l'épanouissement de soi. Pour retrouver mes enfants (tout petit déja broyé par le systéme) je les ai déscolarisé et jusque là on y trouve notre compte, je ne fais pas de présage sur l'avenir on évolue avec le temps. Mais je pense que peut-être dans son cas plutôt que de perdre son temps, s'ennuyer dans un cadre qui ne lui correspond pas qu'effectivement les cours par correspondance peuvent être une bonne alternative. Le CNED est un peu cher mais elle peut avoir accés au cours par correspondance belge EAD qui sont trés bien fait et dont la scolarité ne coûte que 35 euros à vie, elle peut par la suite passer les examens en candidat libre. Se battre contre l'administration, je n'y crois plus et je me souviendrais toujours de la phrase de mon principal en lp "tu es le pot de terre et je suis le pot de fer", c'était il y a 20 ans mais c'est encore bloqué quelque part dans mon cerveau.
Révolte toute à fait justifiée.
Bises et courage sur ce long chemin semé d'embuches.
A vous tous
Merci d'être venu laisser un mot, un témoignage, des idées ou proposer de l'aide.
Je crois qu'on n'a pas fini de parler de toute cette histoire.
C'est une honte!
Dire que les jeunes ado baobab sont tellement critiqué alors que la elle s'est bougé le cul quoi!
Une honte
oh les boules
Gilsoub a raison, fais du bruit, ameute, crie, râle, tempête ! et Alexiak a raison aussi : ne serait-ce que pour que ton ado-baobab soit confirmée dans sa certitude qu'elle méritait cette place, et soit réassurée que tu seras là, toujours....même quand on le sait, ça fait du bien, les piqûres de rappel.
je vous embrasse fort et te souhaite l'énergie des lionnes !
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