Au fil de l'eau

"Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants."

27 octobre 2009

Je suis exceptionnelle

Je pense sincèrement que j’ai loupé un truc. Fut un temps où je leur laissais porter le poids de leurs dérapages.

T’as un grain, t’es pas fini, t’as pas le gaz à tous les étages, tu yoyotes du bulbe, t’es pas clair …

Mais bon je dois bien y être pour quelque chose. C’est moi qui les aie faits.

Ca ne peut pas être que de leur faute, j’ai du louper un truc au cours des 9 mois de conception (oui, parce qu’ils ont été du genre à se laisser porter 9 mois … voire un peu plus) et les petites années d’éducation qui ont suivi.

Le petit encore, ça reste sur des trucs basiques très terre à terre genre va te coucher et non tu ne regardes pas un film avant, termine ton assiette (ou plutôt ce qu’il y a dedans parce qu’une assiette n’est pas très digeste) et non tu ne refiles pas tes carottes à ta sœur ou encore arrête de courir sur ce t’ain de ponton en regardant derrière toi bordel !

Mais la grande, oh là là, la grande, dans le genre experte à me balancer des trucs qui me trouent sévère, elle se pose là.

Comme l’an dernier alors que je lui demandais comment se faisait-il qu’elle passait toutes ses soirées, mercredi après midi et week-end avec scooter bout de ponton CHEZ NOUS en plein centre de notre chez nous que après tout je suis chez moi, mais que lorsqu’ils sont là je ne peux même pas trouver un coin pour m’assoir, et qu’elle me répondit

-          Oui mais j’ose pas trop m’incruster comme ça chez ses parents, tu comprends, les pauvres, ils travaillent.

-          ????????? ……………….. ?????????????????? ……………. Ils travaillent ? ILS TRAVAILLENT ????? Et tu crois qu’on fait quoi toute la journée Rahan et moi ????????? on va faire bronzette au club Med ???????

-          C’est pas pareil.

C’est pas pareil. Je n’ai jamais compris en quoi ce n’était pas pareil, mais tenez-le vous pour dit, c’est pas pareil. Eux ils bossent, et nous on bosse. Mais c’est pas pareil.

La semaine dernière, j’ai rencontré ses professeurs. Pour la première fois depuis des années, je n’ai entendu que des éloges et croyez moi, ça FAIT DU BIEN !

« Boudeuse ? ah elle est volontaire, Boudeuse (..). Je suis très content d’elle (…) Excellente moyenne … elle navigue entre 17 et 19 (...) Si je devais miser sur quelqu’un pour son exam’, ce serait elle (…) Elle est excellente Boudeuse (…) Je m’entends très bien avec Boudeuse cette année…. » Là voyez-vous, à ce stade de la conversation, j’avais un sourire tellement immense que j’en avais mal aux zygomatiques.

« C’est vrai que l’an dernier c’était plus difficile. Toujours son téléphone à la main …. »

Toujours son téléphone à la main …. En cours ? Ma mâchoire s’est viandée sur le bureau de sa prof vlam !

Et l’explication de Boudeuse,

-          Je ne jouais pas avec mon téléphone, je regardais l’heure.

-          Et le truc là que tu trimballes à ton poignet, c’est un GPS peut être ?

-          Ah ben non mais c’est plus discret.

Alors là ma fille, pour la discrétion tu repasseras. Et me voilà partie dans de grandes explications sur le respect que l’on mérite qui commence par se donner, sur le fait qu’un portable, ça doit rester éteint en cours, que même moi, quand je vais en réunion, je le coupe mon portable, que si j’étais prof je me sentirais doublement en boule après elle. Déjà, on ne fait pas mumuse avec son téléphone en cours, (sinon ledit téléphone va rester au chaud près de son lit pendant les heures de cours) et ensuite, on ne regarde pas l’heure sous le nez de son prof. Ca fait genre je m’emmerde quoi. Que même moi, je ne me permets pas ça, même moi à 44 ans, je ne …

… intervention intrusive de Timousse totalement paniqué

-          QUOIIIIIIIIIIII ????? T’AS QUA-RANTE-QUATR’ANS ?????

Je suis fatiguée de ces mômes !

Ce week-end, Boudeuse est rentrée en crise de sa petite promenade en ville que ras-le-bol ce ces bas biiiiiiiiiip qui tiennent rien du tout et qu’elle passe son temps à les remonter.

Vrai qu’on n’a pas de bol elle et moi, la taille -2 n’existe pas, vu les cuisses de grenouilles qu’on se trimballe. Quoi que les miennes sont bien plus musclées que les siennes.

-          Maman ! faut absooooooooolument que TU me trouves de nouveaux bas ou des collants qui tiennent.

-          Euh …. Dis voir ? t’as des jambes ? des pieds au bout ? de l’argent de poche ? un porte monnaie pour le mettre dedans et des mains pour manipuler ton fric si je n’m’abuse ? Alors tu te débrouilles.

-          Mais tu te rends pas compte ????????

-          Nan nan, je sais, me rends jamais compte.

-          Mais j’ai pas le temps MOI !

Franchement, je me demande ce que ma fille pense que je fabrique de mes journées. Franchement hein. Je me demande. Entre les pauvres parents de scooter bout de ponton qui travaillent, EUX, les pauvres, et ma fille qui n’a pas le temps ELLE, la pauvre, je me demande.

-          T’as pas le temps ? t’es en vacances et t’as pas le temps ? Mais tu crois que je fais quoi de mes journées moi ? tu sais à quoi elles ressemblent mes journées à moi ? je suis pas encore levée le matin que je cours déjà dans tous les sens, MOI ! Je bosse ma belle, je bosse. Et d’ailleurs, le fait de bosser me permet entre autre de te filer ton argent de poche, figure toi. Je bosse 12 heures par jour ma belle, les bonnes journées. Je mange un sandwich quand j’ai le temps, au-dessus de mon ordi (demande à l’informaticien ce qu’il en pense, quand il doit pianoter sur mon clavier) et quand je ne bosse pas, je passe mon temps à courir pour faire des courses et faire cuire les courses que je viens de faire ET TU ME DIS QUE T’AS PAS LE TEMPS ?????

-          Oui mais toi, tu as une voiture, toi.

Allez, soyons cool, on peut mettre à son actif pour ce coup là, qu’elle a eu la présence d’esprit de me regarder et de se rendre compte assez vite qu’elle se mettait en danger. Elle a donc terminé sa phrase dans un souffle, nourrissant certainement le secret espoir que je n’ai pas tout saisi.

-          Là où tu peux trouver tes bas biiiiiiip ou tes collants, c’est au biiiiiiiiip en plein centre ville. Et au centre ville, je n’y vais pas en voiture. J’y vais à pied. Donc, tu te trouves un moment entre la Xee et l’ordinateur et tu y vas comme une grande.

-          Pfffffffff mais j’ai pas …

-          Ah non hein ! ne me dis pas ENCORE que t’as pas le temps où je te jure que …

-          Mais non mais toi, tu as plus l’habitude que moi, tu sauras trouver toi.

Et oui. Parce que je ne vous l’avais pas dit, mais pour Rahan je suis venue au monde avec un fer à repasser dans une main et sa notice dans l’autre. Pour ma fille, non seulement elle reste toujours persuadée que je suis venue au monde à 40 ans, donc déjà vieille, mais en plus que je suis venue au monde en sachant et pouvant faire tous les trucs qui la gonflent. Y’a pas, je dois être quelqu’un d’exceptionnel à leurs yeux.

On se rassure comme on peut non ?

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23 octobre 2009

'aciste !

J’ai une vie palpitante.

Si si, je vous jure. Mais avant de vous en parler, je commence tout d’abord par la fin de ma dernière note pour débuter celle-ci. Fermer mon blog, je l’ai dit comme ça, comme on dit au boulot qu’on va se casser pour se planquer sous la couette, comme on dit à ses gosses qui nous prennent le chou gravissime à être puni pour cause de bagarre qu’on va se tirer sur une île déserte, comme on dit à son mec qu’on retourne chez notre mère.

Parce que le jour où j’aurais décidé de fermer ce blog, je ne l’annoncerais pas comme ça.

Voilà. Alors je ne dis pas que c’était des mots en l’air, je n’ai pas envie de mentir. C’est le même type d’envie que le coup de la couette, l’île déserte ou maman. Ca me turlupine depuis quelques mois, je me force parfois à pondre une note, je me rends compte qu’il m’arrive de ne rien trouver à répondre d’intelligent aux commentaires et je m’aperçois que je peux rester des jours sans lire un seul blog. Pas que je me lasse. Je crois que je suis fatiguée. Mon cerveau a bien trop de choses à gérer ces derniers temps et il n’est pas très grand, le pauvre.

Enfin bon, je ne suis pas tombée dans le questionnement sur la réelle valeur des relations virtuelles mais tout de même. Il y a de quoi se poser des questions sur le pourquoi on continue pourquoi on arrête, pourquoi on laisse ouvert ocazou. Et je me les pose.

Maintenant que j’ai expliqué ce ressenti actuel, je vais vous confier un petit morceau de ma palpitante vie. A midi, au lieu de rester enfermée dans mon bureau comme tous les jours, j’ai décidé de prendre l’air à la grande surface du coin. Eh oh ! il ne fait que 20° aujourd’hui et je caille ok ?

Je n’avais que deux trois bricoles à prendre et pour une fois, je me suis contentée des deux trois bricoles. Ce qui n’est pas bon signe chez moi. Ca rime avec fatigue, lassitude. Enfin bon, on s’en cogne. Je quittais le centre commercial d’un pas vif et décidé avec un seul sac dans les mains et vous l’aurez compris, l’autre main libre. Un petit bonhomme de quelque chose comme trois ans pas plus, échappe à la vigilance de maman sous mon nez. Faut dire que la pauvre maman, elle a du rentrer dans le magasin avec l’idée de ne prendre que deux trois bricoles et qu’elle en est ressortie comme je le fais d’habitude : avec la moitié des rayons du magasin dans son caddy.

Le petit bonhomme passe tout droit devant moi au pas de course genre sa vie en dépend si sa mère le rattrape. D’ordinaire, je n’interviens pas. Pas envie d’avoir à affronter le regard noir d’un minus qui me décroche un coup de pied pour se libérer. Mais là, alors qu’il n’y avait pas de danger en soi puisque les portes vitrées s’ouvraient, qu’on arrivait sur un large trottoir, que la mère était à deux pas derrière et à deux doigts de le récupérer, allez savoir pourquoi, j’ai rattrapé le petit bonhomme en stoppant net sa course et la mienne.

Et là, sur le trottoir large comme une autoroute, j’ai cru un moment que le vent s’était levé. Qu’il m’attendait pour balancer une bourrasque tiède. Mais ce n’était pas le vent. J’ai vu un truc sombre me passer sous le nez, à grande vitesse, au ras de mes chaussures. Un pas de plus et il me roulait sur les pieds. Un pas et demi de plus et il me percutait. C’est mon sac qui a prit. Je dois avoir une démarche militaire quand je suis pressée. Sous la surprise, le petit bonhomme en est tombé sur le derrière. Et il a commencé à hurler.

Tandis que sa mère se précipitait sur lui et que je ramassais mon sac tombé à terre, le connard en scooter a pilé. Parce que c’était un connard en scooter. Je n’ai rien contre les deux roues, j’adore les motards et la façon qu’ils ont de me dire merci en levant le pied, mais les connards en scooter, je les rayerai volontiers de la planète. Ces types, ils n’ont aucun permis, et s’ils ont le permis voiture, ils ont oublié que le code se respecte AUSSI en scooter. Ces types, ils ne lèvent jamais le pied pour me dire merci quand je les laisse passer.

Et dans la catégorie connard en scooter, celui-ci détenait une putain de palme. Je peux y aller, s’il passe par là, Monsieur Bleck ne lira cette note qu’en diagonale vu la longueur, il ne pourra pas repérer toutes mes grossièretés.

Il a pilé me direz-vous, c’est déjà ça. Il a pilé surtout parce qu’après, y’avait un mur mais il a pilé. Un peu tard. Et connard en scooter, il me regarde, et il me dit

-          Vous pourriez le tenir votre môme !

J’aurais pu lui répondre que c’était pas mon môme et qu’il en cause avec la mère affolée à côté de moi, m’est avis qu’en la poussant un peu j’aurais réussi à la transformer en serial killer de connard en scooter.

-          On est sur un trottoir ! t’as pas vu que c’était un trottoir ???

Oui oui, je sais, je passe facilement au tutoiement. Surtout quand je suis en crise.

-          Ben je m’attendais pas non plus à voir un gosse débouler !

-          Mais putain c’est un trottoir ! c’est plutôt nous qui ne devrions pas nous attendre à voir un connard en scooter débouler !

Oui oui, je sais, je passe facilement au langage grossièrement gromoteux. Surtout quand je suis en crise.

-          Je vais quand même pas me faire engueuler alors que vous ne tenez pas votre gosse !

Eh oh ! sans dèc ? il n’en tient pas une couche le mec là ? Remarquez tout de même que lui, il est resté poli et dans les mots et dans l’emploi de la personne.

-          Mais c’est pas la question de tenir ou pas son gosse ! t’as rien à foutre sur un trottoir et qui plus est à la vitesse où tu allais !!!!!

-          Mais d’habitude, y’a pas de gosses qui déboulent comme ça quand j’arrive !

Il n’en était donc pas à son premier test, ce type est hallucinant.

-          Et ta connerie ? tu te lèves avec le matin ou elle déboule comme ça dès que tu montes sur ton scooter de merde ?

-          Raciste !

Ouaich ! le type m’a traitée de raciste. Je ne sais pas de quoi je suis raciste vu que je n’ai pas entendu d’accent particulier et que derrière son casque j’avais du mal à deviner ses traits. Mais il m’a traitée de raciste et il est parti. Ou alors, je suis raciste anti-connard-en-scooter.

J’en ai perdu mon latin et mes mots. Je l’ai regardé partir hébétée. Y’a un moment où j’ai beau essayer, je ne comprends plus les gens. Je me suis alors retournée vers la dame, toujours avec son petit bonhomme dans les bras. Il me lançait un regard noir entre ses larmes et j’étais heureuse qu’il soit dans l’impossibilité de réaliser son rêve : me décrocher un coup de pied. La dame me remerciait, que si je n’avais pas été là …. oh non elle ne voulait même pas imaginer ce qui aurait pu arriver.

Ce à quoi j’ai rétorqué que tout compte fait, son petit bonhomme m’avait certainement évité un accident en courant à côté de moi. Je ne me serais pas arrêtée alors et … PAF !

-          Hein petit bonhomme ? lui dis-je avec mon plus beau sourire.

Et là le petit bonhomme durcit plus encore son regard et me crache un mot, un seul :

-          ‘aciste !

Posté par Kaliuccia à 15:04 - Coup de gueule - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2009

Q-A-L-C

Découvert chez jath'

Qui répond à un questionnaire pondu ici : http://tippie.canalblog.com/archives/2009/10/02/15289140.html#comments

(Les premières questions, c'est pour se mettre en bras jambe... )

...

1/Quelle heure est-il ?
J’évite de regarder l’heure. Sinon je panique en hurlant « putain !!!! j’ai encore rien foutu ! »

2/Où es-tu ?
Dans mon bureau, à me geler.

3/Que faisais-tu avant de te mettre à répondre à ce questionnaire con et inutile ?

Pause déjeuner.

4/Pourquoi y réponds-tu puisqu’il est con et inutile ? (Et interdit de dire : “Pour te faire plaisir")

Pour essayer de me réchauffer

5/L’injure/insulte/mot grossier que tu dis le plus souvent ?

Putain. Mais je ne vise personne en particulier

6/Un titre de chanson ? (Le premier qui te vient à l’esprit)
With or without youuuuuuuuuuuuuuuu BONO ! BONO ! BONO !

7/Etire ton bras gauche en pointant ton index. Regarde dans la direction vers laquelle pointe ton doigt, que désigne t-il ?

Plein de photos de mes enfants.

8/Garde ton bras tendu et maintenant regarde tes pieds… Tu sais que t’as l’air complètement con comme ça ?
Ben non parce que j’ai lu avant de le faire.

9/Le premier mot anglais qui te passe par la tête ?

Love


10/Es-tu marié(e) ?
Yes. Tu ne veux pas savoir combien de fois ?

10bis/Pourquoi (pas) ?

Parce que je l’aiiiiiiiiiime et que lui, il l’a fait par amour pour moi (vu qu’il s’en cogne de la bague au doigt)

11/Question pour les hommes : t’es plutôt slips, strings, boxers, caleçons ou adepte du “go commando” ?

Je ne réponds pas, je suis une femme.

11bis/Version femmes : t’es plutôt slips, strings, boxers/shorties ou adepte du “go commando” ?
Shorties.

12/Un titre de livre ? (Le premier qui te vient à l’esprit)
Et que le vaste monde poursuive sa course folle (je suis en train de le lire et je manque de sommeil à cause de lui).

13/C’est la danse des canards… ?
Ralala … toute mon adolescence ça !

14/Un prénom de fille ?

Fleur. Si si, c’est un prénom !

15/Un prénom de garçon ?

Quentin et non, ce n’est pas le prénom de Timousse. Mais je l’aurais bien refilé à Boudeuse si elle avait été un mec.

15bis/Encore un prénom de garçon ?
Ethan

15ter/Encore un prénom de garçon ?

Damien parce qu’il était l’enfant de l’antéchrist gniark gniark

16/Enco… Euh oui, non, pardon, je déconnais…question suivante : Fruits rouges, fruits verts ou fruits jaunes ?
Euh …. Faudra que je regarde la couleur des fruits que je mange, mais je crois que je les aime tous.

17/Le premier mot allemand qui te passe par la tête ?

Ach so ! c’est ce le seul que j’étais capable de sortir en cours d’allemand.

18/Connais-tu l’histoire de tchac-tchac tchic-tchic la girafe (© Ardalia) ?

Nan. Je devrais ?

19/Un titre de film ? (Le premier qui te vient à l’esprit)

Quand Harry rencontre Sally

20/Tippie… ?
Un blog que je viens de découvrir via Jath’

21/Les légumes : bouillis, au wok, au beurre ou cuits à la vapeur ?

Tous. Surtout vapeur.

22/Chien ou chat ?
Chat, sans hésiter. Le chien, ça pue quand il pleut.

23/Le premier mot espagnol qui te passe par la tête ?

Te quiero que je sais même pas si ça s’écrit comme ça.

24/Du tac-au-tac, à quoi penses-tu si je te dis :
a-bleu :
les yeux de mes hommes
b-mou : du bulbe

c-sucré :
café
d-pur :
amour
e-poilu : beurk

f-vénus :
planète

25/Quand as-tu allumé la TV pour la dernière fois ?
Hier soir

25bis/Pour voir quoi ?
Rien, je lisais.

26/Tes pieds : égyptiens, grecs ou carrés ?
Moches. Très. C’est d’ailleurs la seule chose que je déteste l’été : je dois les montrer.

27/Un des mots français que tu aimes le plus ?

Rendez-vous parce que j’adore quand les étrangers le disent avec leur accent, c’est magique.

28/Chantal Goya, Annie Cordy ou Dorothée ?

Annie Cordy je l’adorais quand j’étais gamine

28bis/Henri Des, les Musclés ou Carlos ?

Euh … Henri Des ?

29/Tu trouves une mouche dans ta bière au café. Que fais-tu ?
M’en fou, j’aime pas la bière.

30/Approximativement et à vue de nez, combien font 54-26+49 le tout divisé par 11??
A vue de nez, aucune idée. Excel m’a dit que c’était 7. Je crois toujours Excel.

31/A quel département correspond le numéro 23 ?
Je dois connaître trois départements à tous casser alors le 23 ….

32/Missionnaire, rider ou doggy-style ?

C’est une question cochonne ça ????? mais c’est quoi ce questionnaire là ?

33/La confiture… ?
Ca dégouline. Acidulées, ce sont les meilleures.

34/Bon ça suffit là, non ?
Ah merde je m’amusais moi.

35/Quoi, t’as un truc à ajouter ? Ben vas-y…

Je crois que je vais fermer ce blog.

Posté par Kaliuccia à 12:33 - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2009

Grande première

C’est quand les vacances ?

C’est une question que me posent souvent mes enfants, les mamans que je vois devant l’école le matin, mes copines ou même mes collègues de boulot, à tel point que je soupçonne tout ce beau monde de penser que je bosse pour l’éduc’nat’ pour être aussi persuadé que j’aurai obligatoirement la réponse.

De tout le monde, oui mais Rahan, jamais.

Rahan, il va me demander TU as du beurre ? TU as de l’aspirine ? TU as des enveloppes ? à tel point que je soupçonne ce beau mâle d’oublier que nous vivons ensemble depuis 15 belles années et qu’il pourrait tout aussi bien utiliser le NOUS à la place du TU. Voir à lever son joli petit derrière de temps à autre pour vérifier par lui-même si NOUS avons du beurre, de l’aspirine, ou des enveloppes.

Mais là n’est pas le sujet du jour.

-          C’est quand les vacances ?

Que Rahan me pose la question, ça m’a trouée sur place. D’ordinaire, je déteste ceux qui se prennent pour des Jésuites, à répondre à mes questions par des questions. D’ordinaire, je réponds aux questions avec des réponses. Mais là, j’étais tellement trouée que pas une seconde, je n’ai pensé répondre tout simplement à la question de Rahan.

-          Pourquoi tu me demandes ça ?

-          Comme ça.

Comme ça ????? toi ? vouloir savoir quand arrivent les vacances des enfants comme ça ? pardon mais mon cul oui ! Toi, tu as une idée derrière la tête et tu n’iras pas te coucher tant que je ne la connaîtrais pas.

-          Le 24 pourquoi ?

-          T’es sure ?

-          Oui. C’est affiché dans le cahier de texte de Timousse, tu peux vérifier

-          Et jusqu’à quand ?

-          Bon ok, t’as pas envie de vérifier. Jusqu’au 6. Pourquoi ?

-          T’es sure ?

-          Tu me cherches là ? t’as qu’à vérifier. Pourquoi tu veux savoir ça ?

-          Comme ça.

Y’a un tas de truc que n’importe qui pourrait me faire gober, parce que je suis comme ça moi, niaise et naïve, parce que je crois avant tout que les gens disent la vérité, mais personne ne me fera croire que Rahan veut connaître les dates des vacances scolaires …. Comme ça.

Rahan qui ne se donne même pas la peine d’ouvrir l’enveloppe du courrier que nous envoie le centre aéré, tous les deux mois, pour l’inscription de Timousse.

Rahan qui ne sait même pas à quelle heure Timousse va jouer aux échecs, encore moins à quelle heure il termine. Qui ne connait aucun des horaires pour les activités de Timousse, pas même celle qu’il est sensé gérer le vendredi soir.

Rahan qui n’a tellement pas envie de savoir qu’il me téléphone régulièrement pour me demander à quelle heure Timousse quitte l’école, à quelle heure il commence, à quelle heure il doit aller à son cours d’arts martiaux le vendredi soir. RAHAN QUI A ETE EN RETARD AU PREMIER COURS DU VENDREDI SOIR, Rahan qui a poussé le vice, vendredi dernier, pour m’appeler à 18h30, alors que je suis encore au boulot, alors qu’il est avec son fils …

-          Il termine à quel heure son cours Timousse ?

-          Ben maintenant, à 18h30. (là, une seconde, j’ai eu peur qu’il ne me dise un truc genre meeeeeeerde ! je suis à l’autre bout de la ville, j’avais oublié ! Là, j’ai eu peur pour Rahan. Pour sa vie. Parce que là, Rahan était foudroyé direct par mes soins si c’était le cas.)

-          Ah. Ben c’est pas terminé, ils n’ont même pas fait le salut

-          Ah.

Je fais quoi ? je me propulse ? je traverse l’espace enveloppée dans la jolie cape de supergirl je viens casser la gueule au prof de Timousse parce que merde quoi ! IL EST 18H30 ET T’AS TOUJOURS PAS FAIT LE SALUT QUI PROCLAME LA FIN DU COURS ?????

Voilà, ça c’est du Rahan tout craché. Alors qu’il me demande les dates des vacances qui arrivent là … ben pardon mais ça me troue. Il a une idée derrière la tête, Rahan et je dois la connaître.

Rahan a décidé de poser une semaine de congés sans solde pour partir en Bretagne. Pendant les vacances scolaires. Et Rahan me demande

-          Ca t’embêterait que j’y aille avec Timousse ?

Il faut savoir qu’il y a …. Deux ans ? un an ? j’aurais sacrément été triste de me retrouver toute seule. Je suis de ces mamans qui ont du mal à être séparée de leurs enfants. Je suis de ces compagnes qui n’aiment pas dormir dans un lit vide.

Là, j’ai retenu un hurlement de joie. Parce que ma joie, ce n’était pas seulement que Timousse parte enfin avec son père découvrir la région dont il est de moitié originaire. Ma joie, ce n’était pas seulement que mon demi-breton de fils allait enfin savoir à quoi ressemblait une marée. Ma joie, c’était aussi de me dire oh putain !!!! une semaine pour moi ! Oui parce qu’en plus, Boudeuse a absolument tenu à y aller. Une semaine !!!! Ca ne m’est jamais arrivé !

Ces jours ci, je suis tellement surmenée, fatiguée de tout gérer  à la force de mes bras musclés, certes, mais minus tout de même, fatiguée de courir dans tous les sens pour tout le monde, qu’une pause (même en bossant) ne pourrait pas me faire de mal.

Alors j’ai retenu mon hurlement de joie, j’ai même payé les billets moi-même. Pour être certaine qu’ils partent. Et en même temps, je trouve ça génial que Rahan ait envie d’offrir une semaine de vacances et de promenades à ses enfants. Et quelque part, ça me fait quand même chier de ne pas y être, mais ce sera pour une autre fois.

Alors j’ai retenu mon hurlement de joie. Et dès le lendemain, tandis que Rahan dépliait sous les yeux excités des enfants la carte de Bretagne pour leur montrer où ils iraient, tandis que Timousse notait les kilomètres à parcourir en s’écriant « oh ben ça va ! c’est gagné, là c’est sur que ze vais dégobiller si on fait tout ça en voiture ! » j’appelais discrètement toutes mes copines pour leur annoncer la nouvelle. ILS PARTENT LE 30 !!!! T’IMAGINES ?????????? UNE SEMAINE MON CHEZ MOI RIEN QUE POUR MOI ! Ils partent le 30 !!!! On se fait une soirée fille  ???? CHEZ MOIIIIIIIIIIII !!!!!!!! LE 30 ! OUI ! OUI !

C’est seulement lorsque j’ai raccroché que j’ai surpris le trio de regards posés sur moi. Rahan s’est alors fendu d’une phrase plus longue que celles dont il est d’ordinaire friand.

-          Ca va, tu perds pas le Nord !

Posté par Kaliuccia à 12:25 - Nous - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2009

Révélations

20h30. J’entasse mes courses dans le coffre, la semaine se termine enfin ce vendredi soir : je rentre chez moi. Sur le trajet, j’ai du mal à porter toute mon attention sur ma conduite tant le ciel est magnifique. Noir d’encre, zébré d’éclairs, l’orage se rapproche. A moins que ce ne soit moi qui me rapproche de lui. Je gare ma voiture sur le parking du port, les premières rafales humides s’abattent sur la ville, j’entasse tous mes paquets sur le trottoir en souhaitant arriver chez moi avant le déluge.

Trop tard. A peine le dernier paquet sorti de ma voiture, il me tombe la saucée du siècle.

En moins de temps qu’il ne m’en a fallu pour les sortir, je re-balance en vrac tous mes paquets dans ma voiture et m’y engouffre trempée jusqu’aux os. Un coup de fil à Rahan pour lui dire que oui, j’ai quitté le boulot tard encore une fois cette semaine, oui les courses sont faites, oui je suis arrivée mais je n’ai pas pu aller plus loin que le parking.

Rahan me conseille d’attendre une accalmie, parce que d’ordinaire ce type d’orage ne dure pas longtemps. Rahan n’avait pas prévu dans ses sages conseils que nous allions nous taper trois orages d’affilé. Les minutes s’égrainent lentement, tout s’illumine autour de moi et le tonner ne cesse de gronder. Que dis-je gronder ? Je fais des bonds de plus en plus épouvantés à chaque fois que ça explose au-dessus du toit de la voiture. En bref, je flippe sec sans jeux de mots. Pas que l’orage me fasse peur, pas que mes non-origines gauloises me fasse craindre que le ciel ne me tombe sur la tête, mais je préfère être chez moi quand la nature se déchaine comme ça. Plutôt que dans une voiture où l’air commence sérieusement à me manquer.

Au bout de je ne sais combien de temps, soyons honnêtes, j’en ai plein le cul d’attendre que ça se calme. J’ouvre la portière, en deux secondes je me retrouve trempée et je traverse le ponton en emportant le maximum de paquets avec moi, merde alors !

J’arrive chez moi dans un état indescriptible et Rahan commence à me demander pourquoi je n’ai pas attendu mais il se ravise très vite rien qu’à cause du regard noir, aussi noir que le ciel entre deux éclairs, que je lui jette. Pas le moment de me chatouiller.

Entre deux nouveaux orages, nous nous extirpons de chez nous pour aller chercher le reste de mes achats et le premier qui n’est pas content à cause de la marque de céréales que j’ai choisie, il va entendre parler du pays.

Soirée d’orage, soirée sans télé ni Internet. Une fois tout le monde repus et séché (surtout moi) nous nous installons (pour ne pas dire nous vautrons) chacun dans un coin du carré. Rahan avec sa musique, Boudeuse et moi nos derniers romans en main et Timousse qui cherchait absolument un « truc intellizent à faire » se lance dans un dessin. Sachez le mais ne le dites jamais à Timousse, Timousse en dessin, ce n’est pas Boudeuse. Disons qu’elle a du prendre pour elle toute seule tout le don qu’il pouvait y avoir dans cette activité. Les dessins de Timousse sont donc particulièrement uniques. Le genre de souvenir qu’on va garder longtemps non pas pour s’extasier, mais pour rigoler plus tard …. Quand il aura acquis assez de sens de l’humour.

Timousse quand il dessine, ce n’est pas Boudeuse non plus. Il n’est absolument pas captivé par ce qu’il fait. Il bouge et il cause. T’ain qu’est ce qu’il cause ! A tel point que Rahan et Boudeuse posent un casque sur leur tête, me laissant seule face au bavardage incessant de mon fils. Les traitres.

Sur le ton de la confidence, Timousse se livre alors à de grandes révélations.

-          Tu sais maman, maintenant ze sais c’est quoi la différence entre les filles et les garçons.

Ce genre de remarque, ça vous fait le même effet que le fameux « comment on fait les bébés ? » Le mieux est de cesser toute activité pour écouter la suite et se préparer à quelques questions plus délicates. Boudeuse me voit poser mon livre et libère une de ses oreilles, toujours à l’affut d’un petit secret volé.

-          Ah oui ? et c’est quoi la différence ?

-          Ben en fait, y’en a deux des différences entre les filles et les garçons.

Boudeuse lève à mon attention un sourcil parfaitement épilé et interrogateur. Et oh ça va hein ! pas moi que l’ai branché sur le sujet ! Je lis un livre qui fiche la pétoche là ! rien de sexuel là-dedans hein !

-          En fait, la première différence (et là, il prend un air méga sérieux du môme qui va faire découvrir à sa vieille mère les secrets de la vie) c’est que les filles et ben elles ont deux maillots de bain. Un en haut (et il montre sa poitrine) et un en bas (et il montre ses hanches).

Alors que les garçons, ben ils z’ont que un seul maillot de bain. Là (et il montre ses hanches).

Eh, je vous jure, c’est super dur de garder son sérieux quand la conversation prend cette tournure.

-          Oui ben y’a des filles, elles ne mettent pas le haut hein !

-          Boudeuse, retourne dans ta musique, commence pas à compliquer les choses s’il te plait.

-          Oh ben non, j’attends la suite moi !

-          Alors la deuxième différence …. (puis il prend sa voix la plus grave pour bien appuyer la gravité de la révélation qui va suivre) la deuxième différence, eh ben c’est que les garçons, ils peuvent faire pipi debout !!!! mais pas les filles ! les filles, elles font pipi assises parce que c’est lozique, elles z’ont pas de zizi !

Ben je vous le dis, les soirs d’orage, c’est vachement instructif par chez nous.

Posté par Kaliuccia à 15:35 - Nous - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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