Au fil de l'eau

"Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants."

15 juin 2008

Les jeunes aujourd'hui

Suite logique de la note juste avant. Tiens, juste des petits extraits de conversation pour vous montrer combien ça peut être dur, aussi, pour les gosses, de choisir leur voix.

Faire des études ? pourquoi ? sa fille, elle a obtenu une licence en communication. Après une année à galérer sur le marché du travail, elle a opté pour un poste de vendeuse dans une boutique de souvenirs.

Ah ben maintenant, même pour être caissière, il faut un BTS

BEP ? ouais. Voix de garage quoi.

Il a sa maîtrise en informatique ? y’a pas de débouchés là-dedans, tout le monde fait ça.

CAP coiffure ? tain elle est folle ta fille ! c’est super dur comme boulot ! T’es debout tout le temps !

BEP sanitaire et sociale ? tu rêves de t’occuper des gosses ? ben faudra d’abord avoir ton diplôme d’infirmière ma belle, t’es pas rendue. En attendant, tu iras torcher les vieux.

Elle veut faire des études cinématographiques ? aucune chance y’a aucun débouché là-dedans !

Ou-là ! BTS Prout-prout  ? c’est super dur l’admission se fait sur dossier de candidature, et après entretiens. En plus, le nombre de candidature est super limité ou alors école privée méga chère !

IUT ? wha !!!! le nombre de place est limité ! et tous ceux que je connais qui ont fait ça, ils galèrent !

Ah tu veux faire un BTS tourisme ? Mouarf ! tu te retrouveras à changer les draps dans des hôtels miteux !

Un CAP vente ? Ma pauvre ! avec internet, les gens n’iront plus acheter quoi que ce soit !

Il a prit option art plastique ? Ben y’a pas de boulot avec ça !

Photographe ??? il est photographe ??? avec le numérique, il peut direct commencer à pointer au chômage !

CAP mécanique ? ah bon il foutait rien à l’école ?

BEP architecture ? pffffffffff si t’as pas ton cabinet, même surdiplômés les architectes sont payés au lance pierre

Ahhhhhhhhhhhhhhhhh elle a eu sa maîtrise de droit ? elle veut devenir juge ??? pfiu ! étant donné le nombre réduit des places et la difficulté du concours, elle n’y arrivera jamais !

Tu veux faire des études de médecines ? ah mais elle peut déjà dire adieu à sa vie de famille !

Elle a tout sacrifié pour devenir danseuse ???? mais jamais jamais elle ne trouvera un boulot là dedans !

Tu veux devenir notaire ? ben déjà faudra que t’es du piston !

CAP cuisine ? mouarf ! tu bouffes avant les autres et tu bosses quand ils font la fête.

Prof ? ben déjà si il réussit le concours, vu qu’ils réduisent …

La liste ne s’arrête hélas pas là, mais déjà je suis super énervée.

Ne vous en faites pas, je n’ai entendu aucune de ces remarques pour Boudeuse, encore faudrait-il qu’elle ait une idée de ce qu’elle fera plus tard. Mais sérieux, je plains les mômes, sérieux je les plains.

C’est quoi ce délire aussi de demander à un gosse de décrocher son bac avec mention, d’avoir un putain de dossier en béton et de passer un concours avec nombre de places ultra réduites pour rentrer dans une école de dessin ??????

Ou de dire à un autre que s’il veut faire carrière dans l’audio visuel, faut qu’il soit super bon en math ????

La plupart des cons sont tellement pétris de conneries qu’ils parlent de métier qu’ils ne connaissent même pas. Tiens, je vais vous en apprendre une bonne. Pour être comptable (je dis pas opérateur de saisie, hein, je dis comptable) comptable unique d’entreprise, avec toute la gestion de la boite, à faire les paies, à savoir  pondre et commenter un bilan, ben y’a pas besoin d’être doué en math. Et non ! Les comptables ne sont pas des matheux !

J’ai eu 4/20 en math au bac, c’est vous dire le niveau et j’ai obtenu mon BTS de compta avec mention très bien (17/20) , number trois sur la liste s’il vous plait. ET JE SUIS NULLISSIME EN MATH !

Déjà quand j’étais gosse, j’entendais mes parents dire que « avant » on pouvait trouver un boulot facilement et que maintenant, même avec un diplôme, il n’y a pas de travail.

Dingue, c’est exactement la même chose que j’entends aujourd’hui ! Qu’est ce que c’est que ces façons de dénigrer un boulot comme ça déjà ?

En plus, les mômes ils ont quinze ans, pour eux l’avenir se résume à ce qu’ils vont faire ce soir avec les potes et on leur parle du boulot qu’il ne trouveront pas vu que c’est la crise et vu qu’il n’y a pas de débouchés … alors un gamin qui sait pas trop ce qu’il veut faire à la base, comment voulez vous qu’il soit un minima motivé ? C’est quoi ces façons de peindre un tableau aussi noir ? C’est quoi ces façons de leur dire que de toute façon, quoi qu’ils fassent, ils vont droit à la catastrophe ?

Alors ceux qui savent pas mais qui disent tout, les négatifs, les frustrés, les cons, les jamais contents, les critiques-à-la-bouche-dès-le-saut-du-lit, les dépressifs du bulbe, ce serait bien que vous gardiez pour vous vos remarques débiles et non  constructives qui ne servent qu’à faire du mal aux enfants (et à leurs parents).

Ah si, j’ai une question pour eux quand même, parce que ils sont vraiment super nombreux hélas :

Dites … et votre connerie ? faut un diplôme pour l’obtenir ?

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16 avril 2008

Minimiser

Il m’arrive d’être en colère parce qu’un crétin de petite zézette à grosse voiture m’a fait une queue de poisson, me mettant en danger.

Je suis en colère à ce moment là parce que la peur me fait réagir ainsi. Parce que je me sens humiliée (je sais, c’ est ridicule, mais c’est ainsi) et impuissante.

Les trois combinés, la peur, l’humiliation, l’impuissance, me font rentrer dans une rage folle. Que j’ai du mal à contrôler. Je tremble jusqu’au bout des ongles, je sens en moi une sorte de fureur préhistorique. Je ne peux pas dire animale, parce que je doute que les animaux puissent ressentir ce genre de sensation négative. Je me vois pousser des crocs et des griffes, lacérer l’impudent jusqu’à ce qu’il ne reste de son corps qu’une informe bouillie d’os et de chair. Cette image est fugitive mais si forte qu’elle me bouleverse.

C’est là que l’on voit que la barrière est mince pour passer du côté de la folie. J’ai l’image, furtive, je ne passe pas à l’acte, ma fureur retombe.

Je voudrais que dans ces moments d’immense colère, il me soit reconnu le droit de l’être. Que l’on cesse de chercher à amenuiser mon ressenti par des « c’est pas grave, y’a pas mort d’homme … ». Je voudrais qu’on me laisse le droit d’être en colère et que si l’on veut absolument intervenir sur le sujet, qu’il me soit simplement dit que oui, effectivement, ce pauvre con a de quoi foutre les gens hors d’eux. Pas pour ça qu’il va se transformer en bouillie pour de vrai.

Juste, que l’on cesse de minimiser. Cette pratique peut être dangereuse, minimiser ne règle pas le problème, ça l’étouffe. On s’en débarrasse, il est trop gênant.

J’ai passé quelques jours avec une personne chère à mon cœur et j’ai encaissé sa souffrance et sa colère puissance mille en quelques heures. En temps normal, je fuis ce genre de situation parce que la colère de l’autre me vampirise. Mais je partageais ces souvenirs et cette colère. Des années de non-dit se sont déversées à nos pieds, nos non-dits. Nos souffrances, notre colère. Enorme.

Ca m’a fait du bien de la partager, nous étions deux. Ca m’a fait du bien de la mettre en mots, à deux. Ca m’a fait du bien de ne plus me sentir seule. Ca m’a fait du bien de lui apporter ma présence et mon amour. Même si j’ai oublié de lui dire que je l’aime.

Durant des années, j’ai entassé dans une petite pièce étroite des souvenirs dérangeants et ma colère par-dessus, j’ai refermé sagement la porte, et j’ai oublié. Je croyais être la seule à avoir ces souvenirs, je me trompais. Nous avons les mêmes, exactement les mêmes. Comme si nous étions des clones qui se rencontraient.

J’ai cru avoir oublié. Parce que c’est beaucoup plus facile de vivre ainsi. Dans l’oublie. Mais bon, la colère est une petite chose vicieuse qui a réussi à passer par le trou de la serrure.

Les souvenirs étaient bâillonnés, mais la colère était toujours là, en moi. Je suis un monstre de colère, prête à exploser au moindre incident. Je la dirige vers les mauvaises personnes parce que j’étais jusqu’alors incapable d’identifier les origines de cette colère, puisque celle qui était censée me ronger était enfermée dans la petite pièce aveugle.

Nos souffrances et notre colère ont été étouffées parce que minimisée. Un peu comme on dira à la petite fille qui se cache du regard un peu trop mâle de son père « oui mais tu ne peux pas être traumatisée, il ne t’a jamais violée ! ». Faut être con pour sortir une connerie pareille hein ? Et bien pourtant, on l’a dit cette connerie, beaucoup la disent.

Alors que si, le monstre l’a souillée. Avec ses mains trainantes, ses yeux, ses mots.

Mais il nous faut toujours minimiser. Il y a toujours pire.

C’est étrange, je m’aperçois que je me bats depuis toujours pour que ne soit pas minimisée la souffrance. Je refuse de lui donner une note sur une quelconque échelle. Et pourtant, j’ai oublié de me battre contre tout le reste.

Je voudrais que l’on me reconnaisse le droit d’être en colère. Que l’on partage même cette colère même un court instant avec moi, qu’on la comprenne, qu’on ne cherche pas systématiquement à la faire tomber. Pas tout de suite. S’il vous plait, elle finira par tomber. Mais laissez-moi la vivre. Ne cherchez pas à adoucir l’horreur, ça fait tellement mal.

Je voudrais que l’on me reconnaisse le droit d’être triste, même si ma vie prétend à l’inverse. Même si tout semble me sourire, je voudrais qu’on me laisse vivre ma tristesse lorsqu’elle vient m’envahir, j’en ai besoin, j’ai besoin d’aller au bout de cette tristesse pour mieux me réconforter après. Je ne veux plus flotter entre deux eaux, je m’y noies sans fin entre deux eaux, je veux toucher le fond pour pouvoir remonter.

Je voudrais qu’on me laisse vivre ma souffrance, qu’on me suive sur ce chemin plutôt qu’on ne cherche à m’en éloigner trop tôt. J’ai besoin de cette reconnaissance.

Mon droit d’être en colère, mon droit d’être triste, mon droit de souffrir et bien d’autres droits encore, tout en ayant le droit d’être heureuse.

Je voudrais avoir le droit d’être heureuse, avec des moments de doute et de déprime.

Je voudrais juste qu’on m’écoute, en hochant la tête, qu’on me couve d’un regard bienveillant, en posant une main douce et chaude sur la mienne, qu’on me dise que oui, c’est injuste, oui c’est dégueulasse, et surtout pas de mais. Je déteste les avocats du diable.

Qu’on aille dans ma direction tant que j’ai besoin de me lamenter sur mon sort et que l’on se lamente avec moi. Qu’on vienne essuyer une larme qui finit sa course sans chercher à tarir la source, qu’on ne détourne pas le regard quand je cherche à y plonger, qu’on me parle quand j’en ai besoin, mais surtout pas pour m’apporter une solution. Qu’on ne me dise pas comment faire ce que je me refuse à faire, qu’on comprenne que je m’y refuse. Qu’on m’accepte.

Je voudrais que l’on console l’inconsolable petite fille qu’il y a en moi,  qu’on la rassure et qu’on l’aime.

Et surtout, lorsqu’un connard de petite zézette à grosse voiture me coupe la route, qu’on ne vienne pas me dire que ça ne sert à rien de s’époumoner, que « moi je reste calme, quoi qu’on me fasse, derrière mon volant » ça me fait une belle jambe ! Je voudrais qu’on hurle avec moi que c’est vraiment un gros connard !

Après, une fois que c’est dit, ça va beaucoup mieux.

Posté par Kaliuccia à 13:03 - Coup de gueule - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 avril 2008

JO ké bo'del !

En introduction, je voudrais juste qu’on ne fasse pas l’amalgame entre un peuple et son gouvernement. Chez nous à la limite, la majorité des français ont voté pour Sarquozizi, donc cette majorité là doit assumer les choix on peut dire ça. Mais ce n’est pas représentatif de tous les Français. Pour ce qui se passe actuellement en Chine. J’en ai après ceux qui mènent le pays, pas ceux qui y vivent. Vu que je déteste généraliser.

J’ai lu ici et là, certaines réactions face à ce qui se passe sur le parcours de la pauvre petite flamme olympique qu’est bien mise à mal ces jours-ci.

A ceux qui s’offusquent, « La flamme olympique, symbole de liberté entre autre aurait dû continuer à brûler, il faut surtout utiliser les J.O. pour montrer qu’il s’agit de jeux de paix et pas de guerre et pour rappeler les droits de l’homme. (ils avaient aussi le droit de traverser Paris pour amener la flamme au bon endroit) »

Je leur demande juste de s’écouter parler. « symbole de liberté , rappeler les droits de l’homme». Ouaich. Ben justement ! On a choisi un pays où le gouvernement ne respecte rien de tout à la base hein ! y’a rien qui vous chiffonne ?

Et je partage à 100% «Mais où est la violence ? Chez ceux qui perturbent le long fleuve tranquille de la flamme ? Ou ceux qui répriment dans le sang (plus de 100 morts tibétains) ? »

J’ajouterais que ça ne date pas d’hier. Que le Tibet, c’est médiatisé, on en cause on se révolte et c’est très bien. Mais j’ai le souvenir d’une certaine place, et de certains étudiants il y a quelques années …. Et de tout ce qui c’est passé avant et après …

J’ajoute aussi que faut bien qu’on se serve d’un événement mondial pour se révolter contre les injustices.

C’est toujours le même régime politique, la même répression, je n’irais jamais dire à truc ou machin comment il doit mener sa barque, mais bon, si on donne aux JO une valeur, un symbole de liberté, ben à la base, fallait pas accepter que la Chine, avec le gouvernement actuellement en place, soit choisie.

« Je suis attristé qu'un symbole aussi beau que la flamme, qui unit des personnes de religions, d'origines ethniques, de systèmes politiques, de cultures et de langues différents, ait été attaqué » « qu'elles politisent de façon injustifiée un événement sportif qui devrait au contraire célébrer le développement de la Chine et son ouverture au monde. Je pense que les Jeux olympiques sont importants pour l'engagement de la Chine dans la communauté internationale»

Ouais, je trouve que particulièrement dernièrement, le gouvernement l’a bien prouvé qu’il avait l’intention de s’ouvrir au monde et de s’engager dans la communauté internationale, t’as raison. C’est notre faute tout ça. C’est parce qu’on fout le bordel un peu partout que le gouvernement chinois bafoue les droits de l’homme et la liberté, t’as raison merde c’est notre faute tout ça merde.

Et puis j’texplique, on ne politise rien du tout. Enfin moi en tout cas, je ne relève aucune couleur politique. Les droits de l’homme, la liberté ça n’a rien de politique. Si ? ah bon. Alors on va dire qu’on politise. Donne moi juste le nom du parti, et je prends ma carte.

A ceux qui vont venir me faire chier ici en me disant que oui mais bon, y’a plein d’autres endroits où les droits de l’homme sont bafoués, je vais dire d’avance que oui ok, c’est vrai, mais que pour le moment on cause de ça. Parce que c’est là-bas qu’on va faire les JO (et je précise au passage que je m’en bats les genoux avec une coquille d’œuf des JO.) Donc on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Et quand on peut avoir le soutient des médias, ben je dis tant mieux. Et merde aux jamais contents.

Enfin, pour essayer de faire comprendre mon point de vue sur la question, je vais juste mettre ça au niveau de notre quotidien. Imaginez que vous organisiez une rencontre entre plusieurs familles tous les x années. Vous vivez tous aux quatre coins du monde, et à chaque rencontre, c’est une famille différente qui reçoit. Imaginez que cette année, vous avez une adorable petite fille de 5 ans, un bébé rondouillard avec un putain de caractère, et que retour de couche oblige, vous attendez un heureux événement. Imaginez que la famille qui reçoit cette année aussi, tout le monde sait que le père viole et bats ses trois gamines depuis toutes petites, que la mère congèle les nouveaux nés, que la tante torture les femmes enceintes et que l’oncle égorge les bébés braillards. Imaginez que tout le monde sait ça, mais que cette famille jouit d’une protection diplomatique et tout le monde a besoin de cette famille financièrement et que tout le monde ferme les yeux pour ne surtout pas être emmerdé dans son petit quotidien.

Vous iriez toujours faire la fête chez eux ? hum ? ou (censuré)

Allez hop, les prochains JO, on les fait en Colombie.

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21 mars 2008

Toujours en grève mais ...

A l’issue du catastrophique conseil de classe de Boudeuse de lundi dernier, il m’a été fortement conseillé par les profs de lui faire subir un test pour l’aider dans son orientation. Parce que bien entendu, ils refusent le passage en seconde.

La discussion, je vous la résume y’a rien de plus simple (même pour moi). Boudeuse veut passer en seconde. « Oui mais Boudeuse n’a pas le niveau pour passer en seconde, elle doit faire un CAP ou un BEP ». Oui mais Boudeuse n’a aucune idée et aucun CAP ou BEP ne l’attire. « Oui mais Boudeuse DOIT faire un choix pour un CAP ou un BEP ». Oui mais Boudeuse n’a aucune idée et aucun CAP ou BEP ne l’attire « Oui mais Boudeuse DOIT faire un choix pour un CAP ou un BEP ». …. Oui mais … PUTAIN T’ECOUTES CE QUE JE TE DIS LA ? Partis comme on était, la discussion pouvait durer touuuuuuuuuuuuuuute la nuit.

Et moi quelque part, je voudrais que quelqu’un se mette trente seconde à ma place et imagine le malaise que j’ai pu ressentir en ces terribles minutes durant lesquels vingt paires d’yeux étaient fixés sur moi, m’obligeant à prendre la parole, vingt paires d’oreilles attentives à mon intervention que j’ai eu l’impression que j’allais exploser quand j’ai senti la vague de chaleur rougir mon visage jusqu’à la racine des cheveux. JE DETESTE PARLER EN PUBLIC (avis aux âmes sensibles : quand j’écris en majuscule, c’est pas que je hurle hein, c’est que je parle juste un peu plus fort.)

Bref, ils ont fini par me dire que bon, elle peut subir un test pour l’aider dans ses choix (ah ah !) en matière d’orientation.

Mardi matin, (le roi sa femme et le tit prince) j’appelle le collège pour prendre rendez-vous avec ledit conseiller d’orientation. Réponse du collège :  Ah oui mais il n’est là que deux matinées par semaine mais de toute façon les tests se déroulent dans un organisme spécialisé à l’extérieur du collège, mais en fait je ne sais pas si les tests qu’il fait concernent aussi les élèves en sortie de troisième, parce que cet organisme en fait travaille essentiellement avec les terminales (mais zalors, pourquoi travaille-t-il dans un collège ce Monsieur ?) tenez voici le numéro merci Madame, au revoir Madame.

Mercredi matin, (le roi sa femme et le tit prince) j’appelle l’organisme spécialisé dans l’étude et la recherche de matière cérébrale d’ados ou si vous préférez, spécialisé dans la traduction de la langue ado génération yop avant la prise du yop, ou si vous préférez spécialisé dans la traduction de la langue ado génération j’ai pas d’mains, ou si vous préférez spécialisé dans la maîtrise de soi face à un ado répondant à toute sorte de questions par « ben j’chais pas » ou si vous préférez …

Enfin bref, institut spécialisé dans l’orientation des jeunes …

Réponse d’une voix trainante (un moment, j’ai cru que j’avais Boudeuse au bout du fil BOUDEUSE QU’EST CE QUE TU FAIS LA ???? mais non, ce n’était pas Boudeuse) mais il n’y a aucun conseiller d’orientation aujourd’hui, rappelez jeudi.  Je demande tout de même s’il est possible de me renseigner.

-          Demandez toujours (Waow ! où j’suis tombée moi encore ?)

-          Bien, les tests qui sont effectués par les élèves concernent ils les élèves de troisième aussi ? 

-          AAAAAAAAAAAh Ah ça je sais pas, seul le conseiller d’orientation pourra vous répondre.

???

Jeudi matin (le roi sa femme et le tit prince) j’appelle l’organisme, voix robotique «il-n’y-aucun-conseiller-d’orientation-aujourd’hui-rappelez-vendredi-après-midi ».

Moi (voix euh …. Pressée) : Est-il possible tout de même de prendre rendez-vous ?

-          Ah non, moi je ne peux pas prendre de rendez vous Madame, ma collègue s’occupe de ça et c’est elle qui vous répondra demain après-midi.

Cet après-midi, j’appelle ce putain d’organisme d’orientation … ah non Madame, le conseiller d’orientation est en rendez-vous.

Ah ! (donc, il est là. Y’a du progrès) Dooooooooooooonc, je demande à la dame si je peux prendre rendez-vous avec le conseiller d’orientation. Ah non Madame, il n’y a pas de rendez-vous.

???

Je passe sur le fait que sa collègue m’a affirmé le contraire la veille. Mais alors comment doit-on faire pour rencontrer un conseiller d’orientation ?

-          (bâillement si si, je vous jure, elle a baillé !) Et bien elle (c’est moi elle hein !) vient sur place et elle attend son tour, sauf s’il y a déjà quatre ou cinq personnes en ce cas elle revient le lendemain, si le conseiller est là.

-          Et les parents qui travaillent ils font comment ?

-          Ah ben ça j’sais pô.

Est-ce que vous croyez qu’il est possible d’envisager l’éventualité que les ados aient déteint sur eux ?

C’est décidé, lundi matin (le roi, sa femme et le tit prince) je rappelle le collège.

Euh  non. Mardi matin ! Lundi, c'est la journée des cloches.

Mais je suis toujours en grève.

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13 mars 2008

L'impasse

J’ai eu un coup de fil du collège ce matin. Sur le coup, j’ai pensé qu’ils m’appelaient pour l’absence de Boudeuse et je m’apprêtais à leur rire au nez parce que Boudeuse, elle est en stage entreprise pour trois jours …

Mais non, je n’ai même pas eu ce plaisir parce qu’ils savent ce qu’ils font EUX ! alors que moi je me pose parfois beaucoup de questions …

M’enfin bon. Le coup de fil, c’était pour me dire que Boudeuse n’avait toujours pas rendu sa demande d’orientation pour l’après troisième. Et pour cause que j’ai répondu. C’est moi qui l’ai, nous sommes en désaccord pour la réponse.

Oui parce que croyez pas, le fait que je lâche prise avec ma fille ne veut pas dire que je fais n’importe quoi non plus.

Le désaccord est simple. Boudeuse, qui plane toujours autant, m’a demandé de cocher la case « passage en seconde générale ». Je m’apprêtais à ne pas le faire quand une question m’a semblée évidente.

-          Moi je veux bien (menteuse !) mais est ce que tu as travaillé ce trimestre pour obtenir ce passage en seconde ?

-          Ben non.

-          Ah.

-          Mais je vais me ressaisir.

Inspiration, expiration.

Surtout ne pas lui dire que c’est un peu tard  pour se ressaisir, que ce n’est pas au troisième trimestre de deux années de troisième qu’il faut songer à se ressaisir, mais peut être un peu avant (vu que là, ce serait stérile).

-          Oui mais ça tes profs ne le savent pas que tu vas te ressaisir donc d’après le niveau que tu as, ça va pas le faire si je coche le passage en seconde générale.

Que je vous explique. J’assiste aux conseils de classe. Et l’an dernier, j’ai coché la case demandée par Boudeuse et j’ai été la victime de la raillerie des profs. Qui n’avaient pas vraiment percuté que j’étais la maman de Boudeuse … qui l’ont percuté un peu tard.

Alors vous allez me dire qu’ils n’ont pas à faire ça, se moquer (parce qu’ils l’ont fait) qu’on ne peut pas demander à tous les gosses de 14 ans ou même 15 ans de savoir ce qu’ils veulent faire plus tard, qu’on ne peut pas leur demander si jeune de faire un choix … je suis entièrement d’accord. D’autant que je le vis à 100%. Mais c’est comme ça. Et je peux râler comme je veux contre un système qui  ne nous convient pas, c’est comme ça. Et donc, je fais avec ce c’est comme ça.

Donc je sais que si je coche la case pour la seconde générale, ils vont exploser de rire, et ils vont le faire devant les deux élèves délégués qui vont s’empresser de rapporter ça après … non merci bien, évitons les conneries.

Le problème, c’est que si la seconde générale peut convenir à un élève qui ne sait pas encore quoi faire et qui bosse bien, elle est fermée à un élève qui ne sait pas quoi faire et qui ne bosse pas.

Bien.

Reste les CAP ou BEP. Ok. Le hic pour Boudeuse, c’est qu’elle ne sait pas ce qu’elle veut faire. Mais alors pas du tout. Aucun CAP ou BEP ne l’attire. Et je m’attends à ce que les profs me disent de choisir pour elle mais … ça la mettra encore plus en échec. D’autant qu’avec son niveau, elle sera collée dans un CAP ou BEP dit poubelle. Et ça désolée, pas question. Ma fille n’est pas un déchet dont on se débarrasse parce qu’il perturbe les statistiques merde ! (oups ! faut que je garde mon calme).

Je suis donc dans une impasse, je ne peux pas remplir ce putain (oups pardon ! un gros mot !) de document. C’est ce que j’ai expliqué au CPE qu’est bien content que je me confie à lui comme ça mais qui ne peut pas grand chose pour moi. Sinon réitérer sa demande « il nous faut le document ». Ben oui mais je vais le rendre vierge moi. Ben non, il faut donner des réponses. Ben oui mais je n’ai pas de réponses moi. Ben oui mais …. Ben oui mais non. Je suis dans une impasse.

Le sympathique CPE m’a conseillé de le faxer demain en mettant mes observations. Je sens que si le prof les lit en conseil de classe en s’esclaffant, je sens que je risque de perdre mon calme.

Toutes ces années à me taire, ça commence à me monter à la gorge. Et il faut que je me contienne, ma colère n’apportera rien et je serais toujours dans une impasse. Je dis je parce que en tant que parent, je dois signer les documents. Boudeuse, je ne sais pas où elle est, je ne connais pas le nom de sa planète.

D’habitude en creusant, nous finissons par trouver des solutions. Mais là non, aucune. Non parce que faut savoir que maintenant, c’est au second trimestre qu’on prend les décisions importantes. Le troisième, je ne sais pas trop à quoi il sert vu que de toute façon, les cours s’arrêtent en mai … Et moi, j’avoue que j’ai un peu joué l’autruche tout ce temps tellement j’étais prise par mes propres études … c’est peut être ce qui me perturbe le plus.

J’ai voulu avoir un rendez vous avec le prof principal de Boudeuse, depuis un mois. Sauf qu’il est absent depuis un mois. (Et pas toujours remplacé). Les rendez-vous étaient pris et annulés. J’ai rencontré le conseiller d’orientation avec Boudeuse … le pauvre, il m’a fait pitié. Mais faut qu’il change de métier hein ! Je voulais rencontrer le principal mais le brave homme a été absent le premier trimestre et c’était moi qui étais ailleurs le second …

Alors voilà, je suis au bout de l’impasse et je n’ai même pas le moyen de faire demi tour.

Et je ne sais même pas si ça me fait du bien de le dire …

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15 février 2008

Vivement mars !

IL FAIT 67 PAGES DE TAIN DE MEMOIRE !!!!

67 pages, avec une conclusion qui en fait trois … J’AI PAS REUSSI A RESUMER !

Et je ne compte pas les annexes ….

Et je ne regarde pas le bordel ambiant dans la pièce qui me sert de bureau …

Et je  n’ai pas encore terminé la préparation power point.

IL FAIT 67 PAGES ! ils ne vont jamais le lire ! je vais me faire descendre. Il n’y a que la conclusion qui me plait. Je suis fière de ma conclusion. Mais le reste, ça ne va pas le faire. TOUT EST NUL !

Et dire que je voulais tout laisser tomber le mois dernier. J’aurais du tout laisser tomber. Si j’avais laissé tomber, là, vous savez ce qui m’arriverait ? je vais vous le dire :

-          je dormirais la nuit,

-          je mangerais matin midi et soir,

-          je ne ficherais pas les dimanches après midi de mes copines en l’air pour corriger mon mémoire,

-          j’irais boire des cafés avec les copines,

-          je m’occuperais de mes enfants (j’ai la haine, j’ai du choisir entre accompagner Timousse à une pièce de théâtre mercredi et aller le voir défiler avec ses copains cet après midi. Nous étions à la pièce de théâtre, mercredi et cet après midi-aucun de ses parents ne pourra être avec lui parce que ses parents ils travaillent plus pour gagner (à peine) )

-          je discuterais sur msn avec mes ami(e)s

-          j’aurais même le temps de lire leurs blogs (et déjà de répondre aux com de MON blog).

Tain mais pourquoi je ne me suis pas écoutée moi ???? je ne peux pas ET pondre un mémoire, ET préparer une soutenance ET m’occuper de mes gosses ET bosser correctement (parce que mon aide, l’est pas venu de tout le mois, commence à revenir lundi QUAND J’EN AI PLUS RIEN A FOUTRE !)

J’aurais du tout laisser tomber quand il était encore temps. La semaine prochaine je vais passer une horrible putain de semaine de merde !

Au fait Père Aimé, je vais le faire ton jeu. Pas tout de suite parce que là, j’ai pas la tête du tout là où il faut. Mais je vais le faire.

JE DETESTE LE MOIS DE FEVRIER !!!!!!!!!!!!!!

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08 janvier 2008

Histoire de TrucBox

Rien de rien chez nous ne se passe tout seul. Remarquez, parfois je me dis tant mieux, sinon quel ennui !

Nous avions jusqu’à ce jour, chez nous, une petit connexion via puce bas débit, qui de surcroît nous coûtait horriblement cher. Très vite accro au net tous les trois (Timousse ne réalisant pas encore, fort heureusement, l’intérêt de la chose) nous ne pouvions même pas nous connecter en même temps, et parfois l’attente était longue.

Privés aussi de filaire, le port n’était pas équipé (déjà avons nous l’eau et l’électricité, ne râlons pas trop fort hein !) seuls nos téléphones portables nous permettaient de rester reliés au reste du monde, ce qui avant que la chose ne se vulgarise, nous a causé quelques soucis avec l’administration.

-         Il me faut un numéro de téléphone fixe

-         Je n’ai pas de fixe je vous donne mon numéro professionnel

-         Ah mais c’est pendant les heures de travail, il me faut un autre fixe

-         Ben oui mais j’ai pas de fixe

-         Le numéro professionnel ne suffit pas et nous ne prenons pas les numéros de portable, il me faut un numéro de téléphone fixe

-         PUTAIN MAIS JE VAIS PAS TE LE PONDRE LE NUMERO JE L’AI PAS !

Fallait que ça change.

La révolte grondait au creux du navire, nous avons décidé de bouger les choses. Et comme nous sommes des rapides, ça nous a prit du temps. Nous nous sommes occupés de l’installation du câblage. Nous nous sommes ensuite présentés dans une agence, avons opté pour la TrucBox, et avons lancé l’abonnement. (Enfin je dis nous, mais c’est Rahan qu’a tout fait. Ben oui, comme dirait l’autre, c’est lui qui fait tout, c’est de notoriété publique).

F***** T****** nous a envoyé, ce 19 décembre de l’an passé, deux charmants techniciens qui sont venus tester la ligne, la brancher, la relier à la TrucBox, puis sont repartis après avoir annoncer à Rahan que la chose ne fonctionnerait qu’une fois que F***** T****** nous aurait envoyé un, je cite  « putain de code d’un million de chiffres » fin de citation …. Par courrier.

Ben je vais vous dire, le « putain de code d’un million de chiffres », Rahan le connaît par cœur depuis !

Alors que nous avions lancé l’abonnement début décembre, le courrier a encore mit une bonne semaine à nous parvenir. Donc le 19, nous étions contents, nous avions une jolie boi-boite, un booooooooooooooo téléphone filaire, mais rien ne fonctionnait.

Lorsque le fameux code arriva, l’émotion était à son comble. Elle a très vite tourné à l’agacement. Rahan a tenté toute une journée de faire rentrer, je cite, « ce putain de code de merde dans ce putain de bordel d’ordinateur de merde » fin de citation, en vain.

J’ai passé la soirée suivante sur msn avec Gilsoub qui a désespérément tenté de me faire comprendre certains thermes techniques qui me dépassaient, et qui a fini par me demander

-         Mais est ce que vous avez bien branché la TrucBox avec le câble rjkghertiuty’iu ?????

-         Ah bon ? faut un câble ?

-         ….

-         JE DECOOOOOOOONNE !

Arrive à la rescousse dame Jath qui eut l’immense bonté de me donner toute la marche à suivre depuis le début, chaque étape étant parfaitement détaillée. On voit que dame Jath a l’habitude de parler aux débiles profonds de l’informatique (la pauvre des jours, ce doit vraiment être dur pour elle). Enfin bon, grâce à dame Jath, si au bout de la manipulation qu’elle me proposait rien ne se passait, cela voulait dire que l’ADSL n’était tout simplement pas branchée (t’affole pas Jath, je résume mais on a tout fait comme tu nous as dit). Et bien entendu, ça ne fonctionnait pas.

Très très très remonté, Rahan passait en parallèle beaucoup de temps au téléphone avec, je cite « cette putain de hotline qui coûte une fortune ! » fin de citation. D’autant que Rahan restait persuadé que l’ADSL arrivait bien puisque lorsqu’il décrochait le filaire, il avait un message pré-enregistré de F***** T******. Chacun sa logique.

Chaque conversation avec la hotline se terminait de plus en plus mal. L’impression d’être, je cite « prit pour un con » fin de citation, de perdre du temps, de tourner en rond … à chaque fois la hotline proposait de nous envoyer un technicien qui nous serait facturé 50 € si la panne venait de la TrucBox. Je me souviens de la dernière conversation légèrement animée d’un Rahan pourtant d’ordinaire doté d’un calme olympien.

-         Vous ne m’écoutez pas, je vous parle mais vous ne m’écoutez pas !

-         ….. (ben oui, je n’entendais pas ce que disait l’autre au bout du fil hein !)

-         Je vous dis que j’ai déjà testé tous les branchements

-         …..

-         Je vous dis que j’ai la tonalité

-         ….

-         Putain mais j’ai déjà expliqué tout ça !

-         ….

-         Vérifiez si l’ADSL arrive bien chez nous

-         ….

-         JE NE VEUX PAS DE VOS TECHNICIENS

-         ….

-         Bon, ils viendraient quand vos techniciens ?

-         ….

-         Non, ça m’arrange pas, je travaille moi, ils viennent après 16h

-         ….

-         Bon alors quel jour vous proposez ?

-         ….

-         A quelle heure ?

-         ….

-         MAIS JE VOUS DIS QUE JE PEUX PAS DANS CES TRANCHES HORAIRES !

-         

-         MAIS VOUS POUVEZ ME DONNER TOUS LES JOURS DU CALENDRIER JE VOUS AI DIT PAS AVANT 16 H !

-         

-         MAIS NON JE M’ENERVE PAS JE SUIS TRRRRRRRRRRRRREEEEEEEEEES CALME LA ! (et il me regarde Rahan, l’air de dire « je te les passe pour leur montrer ce que ça donne quelqu’un qui s’énerve ? »)

-         ….

-         9 heures ! on croit rêver ! Donc, vous  ne voulez pas m’envoyer quelqu’un après 16 h ?

-         ….

-         Alors vous savez ce que je vais faire ? je vais aller arracher tous vos putains de câbles de merde, et je vais les foutre dans la tronche du premier technicien qui passera. Et la TrucBox là, votre grosse merde qui coûte une fortune, je vais la rapporter à l’agence parce que en plus je sais que c’est une grosse merde, et je vais la balancer à la gueule du mec de l’agence, voilà ce que je vais faire !

-         ….

-         NON JE VEUX PAS DE VOS TECHNICIENS !

Rahan à bout, à bout de passer pour un illettré à chaque fois qu’il demandait de l’aide. Bon le mec de la hotline, doit avoir les nerfs solides quelque part, m’est avis qu’il doit passer son temps à se faire hurler dessus.

Bien entendu, Rahan n’a arraché aucun câble, ne l’a foutu à la tronche d’aucun technicien, et n’a pas non plus balancé la TrucBox à la tronche du pauvre commercial de l’agence…. Rahan était juste à cran et je pouvais le comprendre.

J’ai attendu qu’il se calme.

-         Accepte le technicien, je me libèrerais et au moins l’affaire avancera.

Après de longues discutailles, Rahan a accepté le technicien.

Il devait passer la semaine dernière, un jeudi …. à 16h30. Rahan avait raison, le mec de la hotline se foutait bien de lui. En attendant, nous n’avions toujours rien à bord, pas plus d’ADSL que de filaire. Par contre, l’abonnement était débité, de même que les appels à la hotline (qui sont gratuits d’un filaire, mais pas de notre portable, et comme le filaire ne fonctionnait pas … ah ah ah c’te bonne blague !).

De même, lorsque nous tentions d’appeler notre numéro, un disque nous informait qu’il n’était pas attribué. Eh oh ? ils se sont tous réunis pour nous rendre dingue ?

Jeudi dernier donc, les techniciens devaient passer pour vérifier la connexion. Je rappelle pour la petite histoire que leur prestation nous serait facturée si la panne provenait de la TrucBox, qu’elle serait facturée à F***** T****** si elle était due au non branchement de l’ADSL.

Ce même jeudi, à 11 heures du matin, F***** T****** contactait Rahan pour lui dire que … qu’ils s’occupaient aujourd’hui même du branchement de la ligne ADSL, et que nous devions pouvoir l’utiliser le jour même. Ca vous troue pas le c.. ça ?

A 16h, Rahan m’appelait pour pousser son hurlement de victoire « RAHHHHHHHHHAAAAAAAAAAAA  ça maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarche ! » et avait tout juste le temps d’annuler l’intervention des techniciens.

En gros, la politique de F***** T******, c’est de rendre ses clients complètement dingues, et de leur facturer une prestation qu’ils ne fournissent pas avant trois semaines, alors qu’il suffit de faire une petite manip de rien du tout qui leur prend une minute. Moi je trouve ça super commercial !

M’en fou, vais me venger, je vais pouvoir appeler toutes mes copines gratos ….. pourvu qu’elles aient un filaire !

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04 janvier 2008

Des femmes et des hommes

Je ne suis ni féministe ni machotte ni anti mec ni anti nana …. Mais y’a des attitudes qui me gonflent prodigieusement.

Il y a des gens, et ils sont bien plus nombreux qu’on ne pense, qui feraient mieux de fermer leur gueule plutôt que balancer des conneries aussi monstrueuses qu’eux.

Je suis vulgaire ? tant pis ! c’est mon coup de gueule à moi.

Bon croyez pas, j’ai reçu une éducation stricte. L’homme travaille, la femme tient son foyer. Mais mes parents ont fini par se faire à l’idée qu’aujourd’hui les deux travaillent, et que donc les deux se partagent les tâches quotidiennes. Enfin ça, c’est dans la théorie. La pratique ne suit pas obligatoirement.

Et mieux, je ne vois pas comment la chose pourrait s’appliquer si les mentalités de la plupart des gens n’évoluent pas. Parce que beaucoup ont beau se targuer d’être des personnes « libérées » ils n’en restent pas moins limités dans leur vision de la vie.

J’ai des couples d’amis qui font jaser de part leur mode de vie. Lui ne travaille pas et préfère s’occuper de sa fille. C’est leur choix de couple, un choix qu’ils ont fait ensemble, ça les regarde non ? Ben non, il est catalogué de fainéant. Parce que chez ces gens là, l’homme doit subvenir aux besoins matériels du ménage. Ca me troue le cul, passez moi l’expression, ce type de remarques.

J’ai autour de moi aussi beaucoup de couples qui ont pris une femme de ménage pour les soulager dans leur tâches quotidiennes. (Je vais vous dire, si nous avions les moyens et si nous vivions à terre, je crois bien que nous craquerions pour la chose, histoire de passer notre temps « libre » à autre chose qu’à astiquer. (ça va en énerver plus d’un, j’ai dis NOUS) ).

Là, c’est la femme qui récupère la palme de la fainéantise, « pas capable d’assumer son rôle, il lui faut de l’aide ».

Expliquez moi pourquoi lorsqu’un homme débarrasse la table, fait la vaisselle ou passe l’aspirateur, expliquez moi pourquoi certaines femelles bavent d’envie en s’exclamant que « oh quelle chance tu as !!!! ce mec est une perle !!! » (et surtout ne me dites pas que ça ne sous entend pas « et toi pendant ce temps là, tu ne fous rien") Qu’est ce que vous trouvez de si extraordinaire à voir un homme cuisiner ou passer la lavette dites ? Pourquoi s’extasier devant la chose, lorsqu’on la trouve NORMALE si c’est une femme qui s’y adonne ????

Pourquoi est ce que quand la nana bosse pendant que son mec discute avec les invités, peu s’en offusquent, mais si c’est l’inverse, y’en a qui relèvent ????

Et aussi combien de fois ai-je envie de hurler lorsque j’ai passé la journée à prodiguer des soins à mon bébé, à le vêtir, à lui moucher le nez, lui donner son bain, lui chanter une berceuse, nettoyer ses oreilles, lui couper les ongles, lui changer mille fois sa couche, lui appliquer la crème sur ses petites fesses dodues, vérifier si sa petite dent ne le fait pas trop souffrir, et que je fini par le coller dans les bras de son père pour qu’il lui donne le biberon que j’ai préparé, et que j’entende des petits cris de souris énamourés « ohhhhhhhhhhhh que c’est beau à voir, comme il s’occupe bien de son petit ! »

??????

Il lui donne juste un biberon que J’AI préparé !!!!! Il va s’en remettre hein ! vous affolez pas surtout !

C’est quoi ces putains d’idées reçues là ? Comment voulez-vous que les choses bougent et que le monde évolue avec une attitude pareille ????

De même, il y a une expression que je ne supporte pas d’entendre. C’est lorsqu’on me dit « oh ben toi tu as de la chance, Rahan t’aide ».

???

Y’a rien qui vous choque ? Rahan m’aide. Rahan M’AIDE !!!

Et pourquoi Rahan m’AIDERAIT il ? attendez voir …. Ahhhhhhhhhhhhh ! j’ai compris ! Donc ça veut dire que moi je bosse, lui il bosse, mais c’est tout à fait normal qu’en rentrant chez moi, je gère les tâches ménagères. Puisque je suis issue du sexe faible, ce travail me revient. Puisque je ne pisse pas debout, je dois tenir mon intérieur. Et quand le mec le fait, ce n’est pas qu’il fait sa part de boulot, c’est qu’il AIDE.

Ben non, si j’ai de la chance avec Rahan, c’est parce qu’il me rend heureuse. Et il n’aide pas. Je vais vous faire énormément de mal là je crois, je vais détruire vos plus beaux rêves, personne n’aide personne. Pour la bonne raison que chacun participe à sa vie de tous les jours en fonction de sa disponibilité, ses moyens et ses envies une fois les obligations dépassées. Incroyable non ?

Ca commence à me chatouiller sévère ce type de remarques. Surtout que la plupart du temps, elles sortent de la bouche de personnes qui pratiquent le « fais ce que je dis, pas ce que je fais »

Je connais des gens qui font tout ensemble dans leur quotidien, mais qui ne supportent pas de voir leur fiston chéri lever son cul du siège pour débarrasser SON assiette. Cette chose leur est insupportable, ça les rend malade de voir leur chouchou TOUT faire pendant que sa connasse de nana reste assise. Et même si c’était vrai, qu’est ce que ça peut vous foutre ?

Mais c’est quoi ces gens qui ont toujours un avis sur tout, qui décortiquent la vie des autres et qui la jugent avec un mépris que je leur collerais bien une baffe. Quoi je suis violente ?

J’ai connu des êtres au moins aussi mauvais que Tatie Danielle (et encore, Tatie Danielle arrive à me faire rire) qui commentaient chacun de vos faits et gestes, à longueur de temps. Vous pourrez toujours faire appel à votre sacro sainte éducation qui vous interdit d’envoyer chier les plus vieux, vous coller un casque virtuel sur les oreilles, vous convaincre que ça rentre d’un côté, ça ressort de l’autre, y’a un moment moi j’vous dis, ça sature.

Et puis ces gens là, lorsqu’ils s’adressent à vous, ils sont incapables d’employer la bonne personne, allez savoir pourquoi. Ils ne disent pas « tu », ils disent « elle ». PUTAIN JE DETESTE LES GENS QUI PARLENT COMME CA ! Mais qu’est ce qu’elle fait ? elle met des blettes dans sa soupe ? mais comment elle coupe les tomates ? elle pourrait pas donner un cachet à son Jules là ? mais pourquoi elle se couche ? Mais où elle va ? Il lui faut combien de temps pour faire une lessive ? Deux heures ? mais pourquoi elle est partie trois heures alors ?

MAIS QU’EST CE QUE CA PEUT TE FOUTRE ?????

Remarquez, lorsque ces mêmes personnes arrivent enfin à utiliser le « tu », ça donne du « tu ne donnes pas le bain à ton fils ? tu ne prépares pas à manger ? tu ne le mets pas en pyjama ? tu n’éteints pas la lumière ? »

Putain ça m’insupporte ces ordres voilés, même pas les couilles d’assumer son autoritarisme. Remarquez, comme ça, si jamais vous vous risquez à les envoyer chier, il leur reste une marge de manœuvre « oh mais je posais juste une question moi ! » Ben oui, y’en a qui s’instruisent quoi. Ils vous regardent vivre au microscope, et s’ils ne pigent pas tout, ils s’informent sur vos façons de faire. Et en plus, ils se foutent de votre gueule !

Y’a des cons, ils vous voient passer votre temps à courir dans tous les sens, à faire la bouffe, les devoirs des gosses, le ménage à fond, le repassage, la lessive, la vaisselle, pendant que votre mec reste vautrer devant son ordi, y’a rien qui les choque. C’est normal. C’est le rôle de la femme de se taper tout le boulot, parce que son homme, le pauvre, ce n’est qu’un homme, il travaille dur (entendez par là que votre boulot à vous c’est de la merde) et il a besoin de repos. Par contre, ces même cons, s’ils voient le même mec se lever de table pour faire la vaisselle pendant que vous vous remettez difficilement de votre journée de dingue, ils vous auront cataloguée en deux coups de cuillère à pot. « Quelle fainéante celle là ! dans cette baraque, ce sont les hommes qui bossent ! »

Quand j’étais gamine, les copines qui couchaient étaient cataloguées de putes. Par contre, les mecs avec lesquels ces copines couchaient, ben c’était des mecs.

Tout compte fait, rien n’a vraiment changé. Et le pire, c’est que ce type de pensées, la plupart du temps, ce sont des femmes qui les expriment !

Posté par Kaliuccia à 11:53 - Coup de gueule - Commentaires [48] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 janvier 2008

Le droit de lire

« D'autant plus inconcevable, cette aversion pour la lecture, si nous sommes d'une génération, d'un temps, d'un milieu, d'une famille où la tendance était plutôt à nous empêcher de lire.

- Mais arrête de lire, voyons, tu vas te crever les yeux !

- Sors plutôt jouer, il fait un temps superbe !

- Eteins ! il est tard !

Oui, il faisait toujours trop beau pour lire, alors, et trop sombre la nuit. (...) En sorte que lire était alors un acte subversif. »

Ces quelques lignes de Daniel Pennac me sont revenues en mémoire, j'ai fouillé ma minuscule bibliothèque pour retrouver le texte intégral et le coller ici, en introduction de mon nouveau coup de gueule.

Petite, déjà, si l’on me cherchait, il suffisait de repérer la première bibliothèque du coin et j’y étais. J’y passais mes mercredis après midi, après la gym et mes samedis, avec ma petite sœur que je collais dans le coin des « petits ». Lorsque l’adolescence est venue frapper à ma porte, mon père était persuadé que mes escapades ne pouvaient être que l’occasion pour moi de retrouver en cachette de mauvais garçons. Merci, c’est toi qui m’a fait réaliser que les garçons pouvaient être autre chose que des cornichons qui passaient leur temps à soulever les jupes des filles.

Je me souviens de ces étés de mon enfance où nous étions invités chez ma tante. Après les politesses d’usage, je m’éclipsais pour me glisser à l’étage de la maison, et m’engouffrer dans la petite pièce aveugle qui leur servait de bibliothèque. C’est là que j’ai lu mes premiers Pearl Buck, et mes premiers Vian, assise à même le sol et hors de ce monde d’adulte qui ne m’attirait guère.

Ces mêmes été au camping, j’étais incapable de débarrasser la table d’une seule traite. Entre le va et viens d’une pile d’assiettes et de verres sales, mes yeux étaient sans cesse attirés par un livre qui dormait sur une chaise pliante. Je l’entendais m’appeler, il n’attendait que moi. Les assiettes d’une main, le livre d’une autre, entre la table et la cuisine, je restais plantée là, debout, plongée en quelques secondes dans la trame de ce roman, isolée du reste du monde. Les conversations alentours n’étaient alors que brouhaha et il fallait me secouer pour me ramener à la réalité, pour que je me décide à poser à contre cœur mon nouvel ami et que je termine mon travail.

Combien de fois ai-je été arrachée à ma lecture par des « comment peux tu rester enfermée par ce beau temps ? »

J’ai donc grandi avec la sensation que lire, c’était mal. En tout cas dans la journée. Parce qu’il y a tant à faire dans la journée qu’il ne peut y avoir de moments de calme pour s’offrir ce petit bonheur. Je n’étais autorisée à lire (autorisée dans le sens où je n’avais aucune réflexion si je le faisais) que le soir, entre 20 h et 21 h, avant l’extinction des feux.

Je n’ai pas eu de chance par la suite, les hommes qui ont occupé une partie de ma vie ont eu beaucoup de mal à me voir avec un livre entre les mains. Le premier parce qu’il était bien trop rustre pour comprendre quel plaisir on pouvait éprouver à lire un truc sans images. Le second … parce que je ne faisais pas ce qu’il voulait. C’était un peu plus compliqué avec lui. Un garçon érudit, friand de lectures, toujours un livre entre les mains, passant ses journées inactives à dévorer les habitants de sa bibliothèque. Il avait un type de lecture et ne supportait pas qu’on y déroge. Les miennes de lectures le dérangeaient terriblement. D’abord parce qu’il lui était inconcevable qu’en rentrant du travail je me glisse dans mon roman (quoi ???? une histoire inventée ??? comment peux tu lire ça ?????) au lieu de faire le ménage, faire la vaisselle, préparer le repas. Ensuite parce que je lisais des livres qu’il cataloguait de débiles et inutiles. Il m’achetait des dizaines de biographies dont un dixième seulement m’intéressaient, mais il n’a jamais réussi à m’imposer son style de lecture. A son grand désarroi.

Ainsi, il pouvait lire quand bon lui semblait. Mais moi, il ne supportait de me voir lire que si  je ne pouvais pas faire autrement. C’est à dire jamais. Puisque à ses yeux, les seuls moments « perdus » que je pouvais m’octroyer étaient ceux passés dans les transports.

Jusqu’à mes trente ans, je peux dire que lire était pour moi un combat de chaque jour. Fort heureusement, mes trois heures de transports journaliers me permettaient me m’adonner à mon vice préféré sans rendre de compte à personne. J’étais même capable de lire en marchant dans la rue, et ce tant que je n’avais pas terminé mon chapitre. Mais je restais frustrée, ces trois heures de lecture quotidienne ne me comblaient pas.

Parce que chez moi, dès que l’autre me voyait avec un livre entre les mains, les réflexions fusaient.

Putain de bordel de merde ! c’est quoi cette obsession à emmerder le monde dites ?

Jusqu’à mes trente ans donc, j’ai été traitée comme une gamine. Et je me comportais en gamine avec mes lectures, alliant le plaisir de lire à celui son interdit. Mais si ce plaisir de l’interdit m’émoustillait enfant, il m’est devenu pénible à l’âge adulte.

Il est devenu pénible au point de me faire culpabiliser. Et j’en ai perdu mon plaisir. Ils avaient gagné, c’était mal de lire. C’est une perte de temps lorsqu’on a des milliers de choses à faire.

Et puis je suis devenue maman. Et tout mon temps libre a été employé à ce rôle de maman.

Et puis j’ai connu Rahan. Rahan qui pouvait passer des heures à mes côtés, plongés dans un roman sans complexe. Parfois, je lui en voulais de s’éloigner de moi de la sorte. La vie est incroyable. Une fois que j’avais enfin admis l’inutilité de la lecture, vl’a t’y pas que je tombe sur un bonhomme qui passe des heures un bouquin entre les mains !

Des années de bourrage de crâne ne s’effacent pas d’un revers de la main. Ce n’est pas parce que tout à coup on vit avec un garçon qui nous laisse vivre que l’on peut revenir sans problème à ses premiers amours.

Je me suis interdit de lire pendant des années, et l’arrivée de Timousse force 10 (les marins apprécieront) n’a rien arrangé en la matière. La culpabilité était la plus forte. Dès que je prenais un roman, dès que je sentais le délicieux parfum de ses pages, dès que je commençais à le feuilleter, Dame culpabilité venait me tenailler le ventre, et je reposais ce plaisir interdit la mort dans l’âme.

Mon passage à la quarantaine a rimé avec crise d’ado. Ben oui. Me suis fait ma crise d’ado. Et j’ai commencé à vivre pour moi aussi. Mon quotidien n’est plus dirigé à 100% par mes enfants et mon compagnon. Mon quotidien est aussi agrémenté de moments à moi et à moi seule. Et j’ai retrouvé mon meilleur ami. Chez moi, trois ou quatre romans traînent ici et là, en cours de lecture suivant mon humeur. Et Dame culpabilité s’en allée emmerder d’autres cons assez faibles pour la laisser les dévorer.

Je ne culpabilise plus et vis enfin ce plaisir pleinement, sans complexe et sans interdit. Bien souvent, mes enfants s’installent à mes côtés pour lire eux aussi. Que du bonheur.

Si je pouvais leur donner cette liberté, le combat serait définitivement gagné pour moi.

Durant mes vacances pourtant, les vieux démons sont réapparus. J’ai de nouveau subis les assauts répétés de certaines personnes ne supportant pas de me voir assise, un truc plein de lignes entre les mains, au lieu de m’activer. « notre compagnie t’emmerde à ce point que tu t’isoles pour lire ? » « ah ça je ne comprends pas ! lire, c’est pour se changer les idées, si c’est pour pleurer, y’a pas d’intérêt ! » « mais qu’est ce qu’elle fait ??? oh !!!! mais elle est en train de lire !!! ah ben ça alors ! » « Ah ben c’est certain qu’elle ne peut pas lire et s’occuper de ses enfants ! » « et si au lieu de lire tu t’occupais de ton Jules ? »

Et ne croyez pas, ces remarques ont fusé aussi bien de la bouche de personnes âgées que de bien plus jeunes.

J’ai retenu l’explosion plus d’une fois. Bordel ! à mon âge ! j’aurais encore des comptes à rendre ?????

Parents, par pitié. Si un soir vous surprenez votre enfant un peu rêveur, un livre entre les mains, à une heure indue, alors qu’il a école le lendemain …. Ne lui volez pas cette liberté. Laissez le s’endormir un peu plus tard, sur son dernier roman, ses rêves n’en seront que plus doux.

Le droit de lire, pour un rêveur, c’est le plus beau cadeau que vous puissiez lui faire.