Au fil de l'eau

"Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants."

01 juillet 2008

Une note par jour !

J'ai peut être perdu mon humour, mais je retrouve mon rythme.

Et voilà, hier j'ai réussi à ternir ma réputation s’il était encore possible de le faire.

A midi, je suis allée chercher le billet d’avion pour Boudeuse. Oui parce que faut que je vous dise, mon beau frère et son épouse ont eu la merveille idée de l’inviter à passer 15 jours avec eux. Ils ont appelé mercredi matin. D’ordinaire, il nous faut plusieurs jours de réflexion à Rahan et moi pour savoir comment on va s’organiser, si c’est bon pour elle ou pas, si elle MERITE ces vacances, si elle a envie ou pas … là, Rahan a raccroché, en dix secondes, Boudeuse lui a dit « oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! je veux y aller !!!!!!!!!!! »

Et moi le lendemain, j’avais déjà retenu les billets. C’est vous dire qu’on a vraiment tous besoin de souffler. Que d’ailleurs, si j’avais pu coller Timousse je l’aurais fait, mais il n’y a pas de cage à sa taille dans les soutes.

Je déconne !

Quoi que.

Non non, je déconne ! mon pauvre petit garçon quand même !

Quoi que.

Enfin bon. A midi, je file à l’aéroport pour acheter le billet. (y’a pas une petite place en soute pour un petit garçon de sept ans ? non ? bon.)

Je me gare sur leur parking, je cours au comptoir, je prends le billet (même pas une petite cagette en soute pour lui ? non ? tant pis),  m’achète un sandwich pour aujourd’hui et une salade pour aujourd'hui, passe vite à la billetterie, le tout en moins de 15 minutes, devinez pourquoi ? C’est ça, pour ne pas filer trop de fric à la chambre de commerce.

En remontant dans ma voiture, j’oublie que je me suis garée juste contre un pot de fleurs de merde. Un truc rond et bas en béton, VIDE. Ils ont collé partout des pots de fleurs ronds et bas et parfaitement inutiles !

Ah si, pour faire chier ils sont utiles. Les garagistes ont du verser un impôt pour qu’on pose ces putains de pots de fleurs ronds et bas VIDES. Et moches. Très très moches.

Vous vous doutez bien que ce n’est pas parce qu’ils sont moches que je râle. Après tout, si on a décidé de faire des parking moches, ce n’est pas mon problème. Nan, il se trouve que j’avais oublié ce machin immensément moche et inutile et que j’ai fait une marche avant pour sortir de ma place.

Le putain de pot de fleurs rond bas moche vide et parfaitement inutile s’est aussitôt rappelé à mon souvenir. L’avant de la voiture s’est soulevé, j’ai relâché l’accélérateur, l’avant s’est rabaissé dans un sourd craquement.

Oh putain j’ai cassé ma voiture, oh putain j’ai cassé ma voiture, oh putain j’ai pas le temps faut que je sorte ma voiture cassée de ce putain de parking aux pots de fleurs ronds bas moches vides et parfaitement inutiles !

J’ai roulé jusqu’au bureau. Ai fait une merveilleuse manœuvre pour me garer en marche arrière, ce qui n’est pas une mince affaire me connaissant. Ben oui, il fallait que je vois de mes yeux l’étendue des dégâts et au boulot, on se gare face à un mur.

Donc, cul au mur, je descends de ma voiture et vais timidement vérifier l’avant. Le truc en plastique du pare choc est légèrement griffé, râpé, même pas tordu, nickel rien. Pffffffffff ! l’en fait du bruit ce petit bidule pour pas grand chose lorsqu’il se frotte contre un pot de fleur rond bas moche vide et parfaitement inutile !

Soulagée, je me relève. Et que vois-je ? une tache sombre sur le sol du parking (sans pot de fleur) en béton.

Merde ! une autre tache un peu plus loin. Merde merde !

Je me baisse pour regarder sous ma voiture. Un tache bien plus grosse y’a pas de doute, ça vient de chez moi. Enfin de ma voiture. Je fais comme m’a apprit Rahan, je trempouille un index dans la tache sombre … c’est de l’eau.

Je me mets à quatre pattes (le premier qui se marre, il se prend un taquet dans la tête) et je regarde d’où provient le liquide. Et c’est là que je vois les goutes plic ploc, plic ploc s’écraser lourdement sur le sol pour élargir un peu plus la petite marre d’eau qui se forme sous mes yeux horrifiés.

Oh putain ! j’ai vraiment cassé ma voiture !

Philiiiiiiiiiiiiiiiiiiippe ! on va l’appeler comme ça mon collègue, Philiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiippe hurle-je au téléphone ! je crois que j’ai cassé ma voituuuuuuuuuuuuuuure !

Philiiiiiiiiiiiiiiiiiiippe toujours très calme, me demande de lui expliquer la situation.

-          Et bien j’ai tapé sur un putain de pot de fleurs rond bas moche vide et parfaitement inutile sur le parking de l’aéroport et là je crois que j’ai percé le radiateur, j’ai plein de taches d’eau par terre viens viiiiiiiiiiiiiite !

-          Y’a des pots de fleurs à l’aéroport ? s’inquiète Philiiiiiiiiiiiiippe

-          On s’en fou ! ma voiture est cassée !

Quelques minutes plus tard, Philiiiiiiiiiiiiiiiiiippe dégoulinant de sueur entre goguenard dans mon bureau.

-          Je m’en doutais !

-          Quoi ? j’ai cassé le radiateur c’est ça ? ça se répare ? c’est foutu ? ça coûte cher ? qu’est ce que je vais deveniiiiiiiiiiiiiiiir ! j’ai cassé ma voituuuuuuuuuuuuuuuure ! tu peux pas réparer ? colmater ? boucher ? tu peux rien faire dis ? Comment je vais faire pour rentrer chez moi ?

Philiiiiiiiiiiiiiiiiiippe est un garçon très sympathique, serviable, adorable, mais aussi très pervers qui aime à laisser durer le plaisir surtout s’il a une occasion de se payer ma tête.

-          Tu as la clim dans ta voiture ?

-          Euh … oui mais je la mets rarement, je suis contre, sauf aujourd’hui ok, je l’ai mise, il devait faire 720 ° à l’intérieur quand j’ai pris ma voiture, je n’arrivais même pas à toucher le volant. Et puis merde. J’avais la clim’ et basta. C’est quoi le rapport avec le radiateur ?

-          C’est ta clim qui goute BANANE ! ça s’appelle de la condensation ! Si un jour en été, en embouteillage, tu vois un mec perdre de l’eau sous sa voiture, surtout ne lui dis pas qu’il a une fuite à son radiateur. Tu passerais pour une blonde.

-          C’est ma clim qui a fait ces taches ? (remarquez comme j’ignore avec classe les insultes de mon collègue)

-          Ben oui, c’est ta clim. Il fait chaud, la clim c’est un circuit avec de l’eau et ça condense et puis voilà, ça goute en-dessous. J’ai regardé, tu n’as rien cassé.

J’ai attendu que Philiiiiiiiiiiiiiiiiiiippe quitte mon bureau pour appeler Rahan.

-          Rahan ? ça fait de l’eau les voitures qui ont une clim ?

-          Ben oui, ça s'appelle de la condensation.

-          Ah ? mais je n’avais jamais remarqué moi, j’ai vu une tache par terre en arrivant, et j’ai cru que j’avais cassé le radiateur !

-          Ah non, c’est ta clim. Tu as du rester longtemps sur place

-          Ben non, je me garais ! en marche arrière justement, pour vérifier.

-          Tu te garais en marche arrière ?

-          Ben oui pourquoi ?

-          Tu te garais en marche arrière sur ton parking ? tu as ma-noeu-vré pour un une marche arrière ? (pourquoi il insiste comme ça sur le verbe manœuvrer lui hein ?)

-          Euh … oui pourquoi ?

-          C’est bien ce que je dis, tu es restée longtemps à la même place.

Ca c'est tout petit, tout petit minuscule !

Posté par Kaliuccia à 11:00 - Morte de honte - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juin 2008

Des news en vrac

Hier matin devant l’école, nous parlions de la dentition de nos chérubins. J’écoutais, ahurie, les mamans parler déjà des rendez-vous chez les orthodontistes pour leurs enfants de … six ou sept ans.

Alors comme je suis déjà passée par là et que je connais toutes les procédures, j’ai expliqué à ces personnes ignares que les dents de lait n’étaient pas encore des dents définitives (sinon ça se saurait) et que tant que les dents définitives en question n’étaient pas toutes sorties et bien rien de rien ne serait fait.

Et histoire de bien leur montrer combien je sais, moi, comment les choses se passent, j’ai ajouté que de toute façon, avant toute chose, l’orthodontiste demanderait un panoramix.

Ouaich. J’ai dit ça. Et même que si elles ont une bonne assuranstourix, elles devraient bien s’en sortir financièrement.

Y’a des jours, je fatigue d’être blonde.

Hier soir avant de s’endormir, Timousse qui ne gère pas encore très bien les jours de la semaine me demande si « demain y’a école ? »

- Non mon chéri, demain c’est mercredi.

- Ah ? Alors s’il n’y a pas école, il n’y a pas grève !

Euh … bon. Faudra que je lui ré explique le principe de certaines choses.

Et aujourd’hui enfin, Timousse a eu son dernier cours de voile de l’année. Je suis partie faire un petit tour en ville et suis revenue un peu plus tôt avec l’idée de pouvoir m’installer au café afin d’y terminer mon dernier roman. Mais je n’en ai pas eu le temps, ils revenaient déjà parce que le bateau moteur du moniteur était tombé en panne.

Je vois mon Timousse manœuvrer tout seul comme un grand son unique voile pour accéder à terre. Oui parce que il n’y a pas de quai pour eux. Ils arrivent comme ça grâce à leur voile, en feuille morte sur une … euh plage faites de vieux pavés gluants.

Toute fière de la manœuvre savante de mon petit homme, je viens vers lui en le félicitant et je m’approche de sa coque pour pouvoir la tirer hors de l’eau afin de lui éviter de poser les pieds dans l’eau franchement dégueu du port.

Ce faisant, je dérape sur les pavés glissants. Et je m’étale de tout mon long, côté droit, dans la vase, les algues de pollution et l’eau franchement dégueu du port. Ca a fait un gros splash. Seul mon sac à main a échappé au massacre.

Sur le moment, j’ai surtout pensé que si un seul des mômes se marrait je lui collais la tronche dans la vase.

Mais ils étaient bien trop occupés par leur manœuvre pour me voir.

Je rassure un Timousse épouvanté « oh là là maman ! J’espère que ton téléphone n’est pas tombé à l’eau ! » …. Même pas je relève et je retourne tête haute (et vaseuse) vers le club de voile à la recherche d’un point d’eau.

Je dégouline de micro algues noires et gluantes. Dans les cheveux, sur la figure, le bras, la jambe, les pieds …. Je retiens à peine un cri en voyant mon reflet dans la glace. Je me rince comme je peux dans le lavabo et au final lorsque je ressors, non seulement je suis trempée mais en plus les marques sombres sur mon tee-shirt laissent entendre que je viens de subir de furieuses montées de lait. Sauf que je n’ai pas de montées de lait.

Dignement, je retourne vers mon fils en tentant de conserver mon équilibre dans les sandales spongieuses, chaque pas chante un doux splash humide et visqueux.

T’ain je peux vous dire que c’est super difficile de conserver sa dignité quand on est dans cet état !

Deux minutes après, le moniteur vient vers moi

- Ca va ? j’ai vu que tu étais tombée.

- Moi ? noooooooooooooooon ! pas du tout ! juste, j’aidais Timousse à ramener son bateau.

- Ah ? et tu as confondu l’optimist avec un sous-marin ?

Ah ah ! j’suis morte de rire là ! J’écarte une mèche de cheveux poisseuse … merde ! il reste encore une algue là (si le moniteur continue à se marrer comme ça, c’est sa tronche que je colle dans la vase) et c’est à ce moment là que Timousse pousse un véritable hurlement.

- Maaaaaaaaaamaaaaaaaaan ! mais tu saiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiignes !

Au total, je me retrouve avec la main droite flinguée qui ce soir a littéralement doublé de volume.

Le pire, c’est qu’il a encore fallu que je traverse la ville dans cet état. A pied.

Et que nous avons croisé des personnes que je connais très bien. Et que Timousse a raconté à tout le monde que je m’étais viandée dans le port !

Il n’y a peut être pas mort d’homme mais … putain la honte que je me tape !

Posté par Kaliuccia à 00:05 - Morte de honte - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 avril 2008

Search et moi

Y’en a un (une) il (elle) a trouvé mon blog via une recherche sur le net …. Et vous savez c’était quoi la recherche ?????

Hein ??????????

Non mais j’vous jure hein ! y’en a j’vous jure hein ! sa recherche c’était « Honte de la vie, faire caca »

NANMEO ?

Sérieux ?

Oh ?

En même temps, je me dis que c’est peut être un (une) obstinée, et qu’il (elle) va effectuer à nouveau cette recherche et tomber à nouveau chez moi.

Merde ! la prochaine fois, j’éviterais d’utiliser les mots de mon fils dans mes notes, je dirais merde, putain, bordel, connerie …ou caguer ! comme ça au moins ça m’évitera de tels chocs !

Posté par Kaliuccia à 15:13 - Morte de honte - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 décembre 2007

Dans la série ça n'arrive qu'à moi ...

Ce matin, en me réveillant, je réalise que mon frère s’en va ce soir. Bouh ! je suis triste. J’ai réussi à réunir toute ma famille pour les fêtes de Noël, et ça fait déjà une semaine. Pourquoi le temps s’écoule t-il à deux vitesses ?

Je me souviens donc qu’ils ont besoin de moi, nous devons nettoyer à fond la maison que nous avons louée et ce avant midi. Mais avant tout, j’ai une petite course à faire. Un truc tout con qui devrait me prendre cinq minutes.

Le truc tout con me prend effectivement cinq minutes, c’est ce qui arrive après qui ne va plus du tout.

Pour faire mon petit truc tout con je m’étais garée en double file. Ne commencez pas à hurler, tout le monde fait ça ici. D’ailleurs la plupart du temps, ils ne se garent même pas sur des places libres, ils se garent devant les places libres, sur la route pour être certains de ne pas être bloqués alors hein !

Je m’engouffre donc dans mon véhicule, j’ai mon portable à la main, puisque je compte appeler mon frère pour le prévenir qu’il ne panique pas, J’ARRIIIIIIIIIVE ! Je me dis à ce moment là que non, je vais attendre d’être bloquée à un feu et mettre le kit main libre pour se faire. Je démarre en vitesse. Et là, qui me dépasse ? hein hein ? qui me dépasse avec la putain de chance que j’ai moi ?

Et oui. La police. Hum hum j'ai vraiment pas de bol !

Donc, je me fais houspiller.

Ils m'engueulent que je suis en double file ; oui oui Monsieur l’agent (comme tout le monde hein !)

Et que je suis partie sans mettre ma ceinture ; oui oui Monsieur l’agent (mais bon je suis en train de le faire, j’ai la ceinture dans la main gauche ça se voit non ?)

Et que j'ai mon téléphone à la main droite oui bon ok je tournais le volant quand même hein et puis je le rangeais justement.

Bon. Ils avancent. Ouf, je m’en sors bien. Ils sont donc devant et s'arrêtent à un feu

Et non, je n’ai pas oublié de freiner !

Je suis soulagée. Vous voyez, quand on stresse un maximum (oui je sais, c’est mon quotidien mais là j’ai passé un mois particulièrement stressant) et que tout semble rentrer dans l'ordre.

Et je m'appuie un peu sur mon volant comme ça. Je me laisse aller quoi. Bon ok, je m’affale complètement dessus.

Sauf que dans ces putains de voitures, le klaxon se trouve au centre de leur putain de volant. Sur lequel je viens tout juste de m’affaler.

Ca a fait un BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP énorme, que je suis certaine que la ville n’a entendu que ça, pire qu’un plastiquage qui vous réveille à deux heures du matin. Juste quand le feu passait au vert.

Et là, je vous avoue que je ne comprends pas du tout pourquoi ils n’étaient pas contents, mais alors pas du tout. Et ils m'ont fait signe de me mettre sur le côté.

Et ils sont venus me voir. Glups !

- C'est quoi votre problème ?

Glups bis. Un problème ? Mais je n’ai pas de problème moi !

Sur un ton légèrement saccadé, parce qu’il ne faut pas oublier que le temps me filait entre les doigts, je leur ai dit que j’avais oublié de faire un petit truc tout con et que j'étais en retard pour retrouver mon frère and Co et l'aider à nettoyer la maison qu'il quittait à midi pour prendre le ferry, et qu’on devait encore passer à la laverie pour … bon ça ne doit pas les passionner ce que je dois faire à la laverie.

Donc m'ont prise pour une folle. Enfin c’est ce que j’ai pensé dans un premier temps.

- Vos papiers !

Bien sur, m'a fallu une plombe pour les trouver, j'ai eu un sac à noël et euh je n'ai pas l'habitude de fouiller dedans. Ce que j’ai aussi tenté de leur expliquer, pour les occuper tandis que je retournais ledit sac, mais ça non plus ça ne les passionnait pas.

Ils ont tout bien vérifié, me les ont rendus, puis sur un air suspicieux …. Vous savez ce qu'ils ont osé me demander ?

Jamais je ne leur pardonnerais ça ! leur visage est gravé à tout jamais dans ma mémoire !

Ils ont sorti une boite étrange de leur voiture et M'ONT DEMANDE DE SOUFFLER DANS LE BALLON ! Ca m’a scotchée !

Choquée, je leur ai dis "mais j'ai pas bu !"

- Madame, soufflez s'il vous plait

- M’enfin ! il est neuf heures du matin ! Quand même !

Ils m’ont répondu un truc du genre que si je refusais de souffler, ce n’était pas un problème, puis j’ai entendu une suite de mots qui ressemblaient à « prise de sang » … je déteste les piqûres. Je déteste les prises de sang. Je déteste et j’ai peur !

J'ai soufflé. Et c’était bon qu'ils m'ont dit mais en attendant, ils m'ont prise pour une ivrogne ! Moi !!!!!

J’étais super méga outrée ! Quand même !

- Je vous l’avais dit que je n’avais pas bu !

Merde alors ! j’en reviens pas ! ils ont cru que j’avais picolé !

Ils m’ont enfin laissée repartir en ajoutant un «rentrez chez vous et calmez vous Madame »

J’aurais aimé leur expliquer que je ne rentrais pas chez moi, que j’allais retrouver mon frère qui allait partir tout ça ET QUE J’ETAIS TRES CALME ! mais bon, le spectre d’une prise de sang dansait dans chacune de leurs pupilles.

Et en attendant, ils ont cru que j’avais picolé à neuf heures du matin !

Et au fait sinon ? vous avez passé un bon noël ?

Posté par Kaliuccia à 00:24 - Morte de honte - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 décembre 2007

Des noeuds

Mardi soir, la ville était embouteillée allez savoir pourquoi.

J’attendais comme tout le monde, cernée de voitures et de pots d’échappements fumants.

D’ordinaire, pour passer le temps, je regarde les conducteurs, je trouve ça instructif. Les expressions que nous pouvons avoir lorsque nous sommes bloqués dans les embouteillages, c’est jouissif pour les voyeurs. Je dis nous parce que je dois avoir une tête à tomber moi aussi parfois.

Les couples qui s’engueulent (j’adore ! oui je sais c’est mal, mais j’adore tenter de deviner ce qu’ils se balancent dans la tronche rien qu’au degré de colère qu’ils affichent.)

Les gosses qui s’ennuient et tirent la langue. Je leur tire aussi la langue, en général ça les laisse tout con quelques minutes.

A droite, j’offrirais bien un mouchoir à Madame, ça lui éviterait de laisser des crottes partout.

A gauche, il m’amuse à chanter à tue tête une chanson qui n’a rien à voir avec celle que je suis en train d’écouter.

Un peu plus loin, le monsieur est très énervé et ronchonne tout seul derrière son volant. Et lui là, qui envoie ses sms tranquillement … et elle là, qui descend de son véhicule pour aller discuter avec sa copine bloquée dans la file d’en face. Celui ci nettoie consciencieusement son tableau de bord. Et celui la dont j’entend toute la conversation tellement il hurle dans son micro. Alors elle, elle est vraiment gonflée à lire son journal !

Tiens, j’aimerais bien savoir ce qu’il est en train de gribouiller sur son carnet.

Parfois je me dis que si j’étais flic, je me coulerais dans un embouteillage, et j’aurais de quoi remplir mon quota de PV pour le mois en une seule soirée.

Mardi soir, victime d’une crise d’hyper activité aiguë, je me dis que tant qu’à faire, je n’ai qu’à continuer à faire mes nœuds pour les cadeaux de noël. Figurez vous que j’ai trouvé un truc géant ! J’ai acheté des bandes dorées pour la confection de nœuds décoratifs. Bon ok, comme je suis blonde, il m’a fallu une bonne demi heure pour comprendre qu’il suffisait de tirer sur une bande pour que le nœud soit fait. J’ai donc acheté 200 bandes, et il me faut environ 30 secondes pour confectionner un nœud magnifique.

Me voilà donc, entre la première et le point mort, à plonger la main dans mon sac, en extirper une bande dorée, tirer sur la languette, faire un nœud, avancer un peu, stopper, regarder les nouveaux occupants des véhicules voisins, plonger à nouveau la main dans mon sac … au dixième nœud, je me sens comment dire … observée.

Peut être quelqu’un s’adonne-t-il à la même occupation que moi. Je tourne la tête. Ah non, c’est une camionnette, ce n’est pas à ma hauteur. Tiens, elle est bleue la camionnette. Je lève les yeux. Le conducteur, aussi bleu que son véhicule, a baissé sa vitre, posé ses deux bras sur la portière, et joue au voyeur ouvertement. Des gendarmes, je suis juste à côté de gendarmes, et je ne les avais même pas remarqués ! Putain j’ai l’œil moi en ce moment, je vous le dis !

Comme une gamine prise en train de plonger son index dans le chocolat chaud recouvrant le gâteau d’anniversaire, je grimace un sourire gêné. Monsieur le gendarme n’est pas content. Il secoue doucement sa main ouverte de haut en bas comme s’il allait me coller une fessée.

Je remets les nœuds en place, honteuse. Et puis, j’ouvre ma vitre …. Parce que bon, le regard est assez insistant pour que je comprenne que j’ai quelques remontrances à subir en silence.

Et c’est le cas. Vous savez que vous n’avez pas le droit de faire ça et patati et patata que c’est dangereux et patati et patata (tu peux pas aller engueuler l’autre qui est en train d’exploser son forfait sms devant là ?)

Bon j’avoue, je n’ai pas vraiment retenu tout ce que m’a dit ce Monsieur, je me sentais un peu merdeuse et me répétais sans cesse « putain mais t’es con ma fille ! mais que t’es con toi alors ! ». Sans me défaire de mon sourire embarrassé, je tends un nœuds à Monsieur le gendarme. Cadeau.

Ben il l’a prit ! Ca ne porte pas un nom ce que nous avons fait là ?

Posté par Kaliuccia à 12:03 - Morte de honte - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 novembre 2007

Mes principes, mes enfants et tout le tralala

J’adore les enfants depuis … depuis toujours je pense. Je suis venue au monde avec au creux de mon ventre, la certitude que je serais mère, c’était mon destin, la vie ne me semblait pas concevable vide d’enfants. Qu’ils sortent de mon corps ou pas.

Et lorsqu’on venait à me poser la question, celle qui gave les tous petits parce qu’elle leur est posée systématiquement, celle qui gave les ados parce qu’ils ne savent pas vraiment quoi répondre … lorsqu’on me demandait ce que je ferais plus tard, je répondais invariablement « plus tard, je serais maîtresse et maman ! » J’ai au moins réussi l’un des deux ;-)

Longtemps, j’ai aimé les enfants des autres et ils me le rendaient bien. A dix neuf ans, j’ai rencontré le premier homme de ma vie et aussitôt mon désir d’enfanter est venu hanter mes nuits, mes jours, nos vies. Même si je n’ai réalisé mon rêve que huit ans plus tard. J’ai aimé les enfants des autres plus que tout jusqu’à ce que ma fille vienne au monde.

A son arrivée, il m’a semblé inconcevable d’aimer autant les enfants des autres que ce tout petit être que je nourrissais de ma sève. J’ai reporté tout mon amour sur elle. Et me suis contentée de « bien » aimer les enfants des autres.

J’ai reçu une éducation stricte. Qui me semblait être la seule éducation possible en ce bas monde.

Tiens toi droite à table, enlève tes coudes, ne parle pas la bouche pleine, c’est la cuillère qui va à la bouche et non la bouche qui va à la cuillère, dis merci, enlève tes doigts du nez, dis s’il te plait, bonjour au revoir, mouche ton nez, elle est si lourde ta tête ? ne mange pas avec tes doigts, termine ton assiette, essuie toi avec ta serviette et pas avec ton pull bordel !

Etc..

Et j’avais bien l’intention de prodiguer la même à ma fille, parce que je voulais qu’elle se tienne bien en société, je voulais être fière d’elle, je voulais entendre des milliers de « qu’elle est bien élevée ta fille, comme elle est sage, comme elle est polie et obéissante … » je voulais une sorte de robot surdoué et parfait.

S’il y a une chose que j’ai vraiment du mal à supporter chez les enfants des autres, c’est leur « sans gène ».

Le môme qui débarque chez moi comme s’il était chez lui, qui ne prend même pas la peine de retirer ses chaussures boueuses avant de se jeter sur mon lit, qui me dit tout juste bonjour mais tout juste hein, du bout des lèvres, quand il le dit, qui épouse du regard l’intégralité de mon intérieur en se demandant quelle connerie il pourrait bien faire (si si ! je l’entends penser ça !) qui se jette sur MES bonbons trônant sur la table sans même me demander la permission et laisser traîner leurs emballages partout où il passe, qui ouvre MON frigo pour se servir un jus de fruit et m’en fou partout, laisse le verre à moitié plein quelque part sur le table, puis le renverse, qui visite les lieux sans pudeur alors que j’ai pas encore fait les poussières, qui ouvre dix paquets de gâteaux qu’il ne finira jamais en laissant des miettes partout, qui allume la télé et se glisse un DVD alors que je me visionnais le dernier Bruce, QUI TOUCHE A TOUT ! ce môme là il m’horripile.

Mais je garde un sourire parfaitement hypocrite en retirant petit à petit de ses mains poisseuses tout ce qu’il tripote sans mon autorisation, et aux parents faussement gênés, je riposte que mais non, ce n’est pas grave, je gère (MAIS PUTAIN TU POURRAIS PAS LOBOTOMISER TON GOSSE LA ????) et je passe une très mauvaise soirée / journée, c’est selon. Je voudrais être entourée de mômes aseptisés qui ne bougent pas, ne parlent que quand on leur adresse la parole, ne touchent à rien, ne cassent rien, ne hurlent pas, ne courent pas partout et attendent que j’accepte de leur donner un gâteau que je n’aime pas pour leur goûter comme ça en même temps, ça me débarrasse.

Bon ok, je déconne un peu, mais les enfants qui se sentent partout chez eux ça me perturbe les zygomatiques.   

Dans mon éducation pleine de principes, j’avais donc décidé que MES enfants à moi seraient parfaitement parfaits et que personne n’aurait rien à redire sur leur façon d’être à l’extérieur. Surtout pas moi.

Ca c’était avant, avant que Boudeuse ne commence à marcher, avant que Timousse ne vienne au monde et … ne se sente partout chez lui. Je vous jure, je rêve d’avoir un enfant timide et silencieux. Au lieu de ça, j’ai une ado qui tire la tronche en toute circonstance (elle fait la gueule là ? nooooooooon ! là elle est bien, elle est heureuse là, elle n’a pas explosé la porte en la refermant derrière elle, donc elle est bien !) et une sorte de petit diable monté sur ressort, tempête force 15 du matin jusqu’au soir.

J’ai abandonné mes principes, depuis que mes enfants remplissent ma vie, j’ai collé mes principes dans ma poche et mon mouchoir par-dessus.

Dès que je vais quelque part avec Timousse, que ce soit chez quelqu’un ou dans un magasin, je lui fais d’abord la liste de tout ce qu’il ne doit pas faire « tu ne touches à rien, tu ne cours pas dans tous les sens, tu ne hurles pas même si tu t’arraches la moitié de la tête à la première gamelle et surtout, surtout tu ne demandes pas à faire caca ! »

Voui, parce que Timousse, dès qu’on arrive quelque part, il veut faire caca ! Même s’il n’a pas envie, c’est le principe, faut qu’il visite le petit coin. Hier soir, il m’a collé la honte du siècle.

Avec la bande d’amis rejoint par une nouvelle bande d’amis, nous avons passé la soirée au restaurant. J’ai choisi le restaurant. Genre le tenancier, il adore les gosses, il me connaît bien, il sait que je ne lui impose mon garnement qu’une fois par an, il sait que je suis organisée et que j’arrive avec un sac plein de coloriages, de jeux, de trucs à découper, de livres pour occuper mon fils et d’autres enfants s’il en est. Il me laisse installer tout ce beau monde dans un coin, sur une table à part, et il subit toute la soirée avec le sourire.

Hier soir, nous sommes arrivés avec quatre monstres du même âge. Déjà tout avait très mal commencé. Deux des trois mômes ont débarqué chez nous avant d’aller au restau, et à peine avaient ils posé un pied sur le pont que j’ai pensé « ayé ! ils arrivent, ils sont exactement tout ce que je déteste chez un gosse ! » Reportez vous au paragraphe ci-dessus si toutefois vous en avez perdu ma définition en route.

Non, tu ne te balances pas dans le vide en t’accrochant au capot de la descente. Non, tu ne montes pas sur le lit PROPRE de mon fils avec tes chaussures DEGUEU ! non tu n’iras pas manger les bonbons QUE TU M’AS PIQUE dans mon lit NON TU NE VAS PAS DANS MON LIT ! Putain mais qu’est ce qu’elle fou ta mère ??? Non tu ne rentres pas dans le frigo, tu vas écraser mon beurre ! non tu n’ouvres pas une troisième bouteille de soda, y’en a déjà deux d’entamées PAR TOI sur la table ! non non non tu ne touches pas à ça c’est fragile ! noooooooooon ! ah trop tard c’est cassé ! non tu laisses cette gameboy ce ne sont pas ces cassettes qui vont … ah tant pis elle est coincée. Et un peu plus tard sur le ponton, l’a failli foutre mon gosse a l’eau au moins quatre fois en le poussant dans la nuit noire, en lui courant après BORDEL ON NE PIQUE PAS DE SPRINT SUR CE PUTAIN DE PONTON !

Timousse, j’arrive à le tenir à peu près lorsqu’il est seul. Mais en compagnie d’un môme explosant les statistiques des hyper-actifs, il devient ingérable.

Donc, nous voilà au restau. Le restaurateur a affiché son sourire navré en découvrant les quatre bombes survoltés prendre possession des lieux. Pour passer une soirée tranquille, j’ai laissé Timousse à côté de son père. Et moi j’étais à l’autre bout de la table de vingt. Bien la première fois que je mange si loin de mon cher et tendre, mais il en allait de ma survie.

Ce faisant, j’ai tout de même commis une grave erreur. Tandis que nous sirotions nos apéro, Timousse en a profité pour dire à son père, devinez quoi ? « z’ai envie de faire caca »

A l’autre bout du restau, je n’ai rien vu, rien entendu. Sauf que le restau était encore pratiquement vide et que tout à coup …. Nous avons entendu Timousse chanter à tue tête du fond de son lieu béni, et comme ça résonne pas mal dans ces coins là, je peux vous dire que ça donnait ! Rahan s’étant contenté de montrer à son fils où se trouvait les lieux que je maudis lorsque je sors avec Timousse, Rahan étant sourd comme un pot dès qu’il y a un peu de brouhaha autour de lui, Rahan a eu besoin d’un certain temps pour réaliser que SON fils était en train de faire caca dans les WC du restau et chantait à tue tête puis hurlait « ayé papa ! z’ai fini de faire caaaaaaaaaaaaaaaaacaaaaaaaaaaaaaaaa ! »

M’en fou, c’est pas mon gosse, moi je suis loin de lui et chacun sait que toute mère qui se respecte reste à côté de son fils au restaurant pour vérifier que les bonnes manières sont acquises. Mais quand même, me suis tapée une belle honte. Le repas s’est relativement bien déroulé. Après avoir enrayé une dangereuse partie de cache-cache organisée par mon fils et l’autre petit monstre bipède, je les ai collé derrière des feuilles de dessin, des cahiers de coloriage, des feutres et crayons divers et même que quand le petit monstre bipède a commencé à m’engueuler de n’avoir apporté que deux cahiers de coloriage, je me suis contentée de le regarder de mon air bovin.

A force de patience et d’idées de jeux CALMES les enfants se sont relativement bien tenus tout au long de la soirée.

Mais moi, je vais vous dire, moi je continue à rêver d’avoir des enfants modèles, des enfants sages qui ne soient pas aux antipodes de mes principes éducatifs …. Et je continue à me taper les hontes du siècle parce que j’ai loupé un truc quelque part dans mon éducation … mais oui mais quoi ?

Posté par Kaliuccia à 17:36 - Morte de honte - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 octobre 2007

La musique et moi

Ma voiture me fait des misères ces derniers temps.

Ca a commencé par le lecteur CD qui est tombé en panne l’été dernier. C’est gavant un lecteur CD qui tombe en panne… c’est gavant. En plus, c’est dangereux qu’il tombe en panne lorsqu’on conduit ! J’écoute mon dernier CD tranquillou, la vie est belle, je tapote sur le volant, je chantonne …. Bon ok. Je donne de grands coups sur le volant, je secoue la tête en rythme et je hurle à tue tête.

Et tout à coup BUP !

Et puis le Bup pas discret hein ! vu que j’ai la musique à fond dans la voiture, je peux vous dire que le BUP il est super bruyant. D’ailleurs, à chaque fois que ce Bup ce manifestait, je faisais un bond sur mon siège accompagné en général d’un cri de surprise au moins équivalent en décibels. Donc ça fait BUP ! suivi d’un AHHHHHHHHHHHHHH ! et puis le grand silence. Mortel le silence, j’entend mon cœur battre tellement il est mortel le silence.

Comme au début c’était une panne aléatoire, le danger était que je me mettais à bidouiller mon auto radio avec rage alors que j’étais en train de conduire, sans compter la trouille que je m’étais tapée juste avant avec ce putain (oups ! pardon ! un gros mot !) de BUP.

Penser d’abord à baisser le son parce que du coup, juste après le BUP !  je tombe sur la radio et là c’est tout mon corps qui s’électrise lorsque l’habitacle mortellement silencieux se remplit du hurlement de la pub qui passe BIEN SUR ! juste à ce moment là à la radio. Enfoncer le bouton éjection. Retirer le CD, glisser à nouveau le CD.

Option 1 : tout se passe bien,  le CD repart. Et moi aussi.

Option 2 : BUP ! et au bout du quatrième BUP ! ma bonne humeur s’envole pfiut ! comme ces adorables étourneaux qui viennent envahir notre ville dès le mois de novembre.

Donc, lorsque je me trouve plongée dans l’option 2, je continue à hurler dans ma voiture, mais de rage. Tout en continuant à glisser, BUP ! retirer, re-glisser BUP ! , re-retirer, re-re-glisser BUP ! CE PUTAIN DE CD DE MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE !

Nanméo c’est vrai quoi ! je veux bien être patiente moi mais y’a des limites tout de même !

Et la rage monte, monte, monte, tandis que je m’obstine (ben oui, je suis comme ça, que voulez-vous) à glisser pour la énième fois mon CD dans le lecteur qui commence lui aussi à me chatouiller graaaaaaaaaaaaaave ! mais il me fait chi-er ce lecteur tain mais c’est pas possible que jamais rien ne fonctionne ! meeeeeeeeeeeeeeerde ! Et ça se termine en général que le lecteur, il se prend des coups.

Au début, je tapais avec la paume de la main. Un jour, je me suis tellement fait mal que, pour me venger, une fois arrêtée à un feu rouge, j’ai relevé ma jambe et ai filé un monstrueux coup de talon dans le lecteur. LAAAAAAAAAAM ! Ca a fait un bien fou à mes petits nerfs. Le lecteur, l’a pas moufté. Pas le moindre petit BUP. Je n’en reviens pas, je ne l’ai même pas explosé ! C’est du costaud ces petites bêtes là !

Par contre, l’automobiliste arrêté au même feu que moi, et juste à côté de moi, lui, il me regardait avec une de ces têtes ! Comme dans les films vous savez ? où ces crétins de second rôle s’aperçoivent qu’ils viennent de reconnaître l’ennemi numéro 1 dont la photo est placardée à tous les coins de rue. Surtout que le pauvre, il devait me regarder depuis un moment. Donc ça veut dire qu’il m’a vue en train de filer des baffes à mon lecteur, il m’a vue (et peut être même entendue) insulter mon lecteur, et il m’a vue me contorsionner derrière mon volant pour glisser ma jambe juste au-dessus du levier de vitesse pour balancer un grand coup de pied dans sa tronche à ce putain de lecteur de merde qui me fait chiiiiiiiiiiiiiier à jamais fonctionner ! (oups ! pardon ! une tonne de gros mots !)

Ce jour là, j’étais en crise. Donc, je n’ai pas du tout, mais pas du tout eue envie de lui faire mon sourire ravageur, histoire de le rassurer sur ma santé mentale. J’ai juste tourné la tête pour regarder droit devant moi, avec mon air de grande dame digne. J’ai refilé une baffe à mon lecteur pour la peine. T’AS VU CE QUE TU ME FAIS FAIRE ????? même que je crois l’avoir juste après menacé de mon index (mon lecteur, pas l’automobiliste) genre « tu vas t’en prendre une autre à me gaver comme ça ! »

Ca vous est déjà arrivé de vous sentir observé ? J’ai eu ce picotement dans la nuque juste après avoir de nouveau invectivé mon lecteur CD. J’ai tourné la tête vers l’automobiliste. Et il n’avait pas bougé d’un cil, il me dévisageait toujours, lèvres entrouvertes. Alors j’ai baissé ma vitre, et je lui ai conseillé « ferme ta bouche ! tu vas gober une mouche ! » l’a refermée aussitôt le monsieur, comme s’il avait reçu une baffe. Et puis il a démarré, et je ne l’ai plus jamais revu.

C’est là qu’une toute petite voix me susurre « maman ? pourquoi tu dis au monsieur qu’il va gober une mousse ? ». Meeeeeeeeeeeeeerde ! j’avais oublié la présence ultra méga silencieuse de mon fils, qui lui n’avait pas loupé une miette de la scène. Caressant le fol espoir qu’il oublie très vite le fait d’avoir vu sa mère dans un état tertiaire, je lui ai demandé de me chanter une petite chanson, et l’affaire était close.

Jusqu’à ce que Rahan prenne la voiture un matin avec nous, et qu’une fois installé derrière le volant à ma place, Rahan glisse un CD dans le lecteur qui nous dégueule aussitôt son terrible BUP ! et Timousse d’intervenir « T’as qu’à faire comme maman ! tu lèves ta zambe et tu donnes un grand coup de pied dedans en disant des gros mots et après des fois ça marse »

Rahan a laissé ses mains en suspens, a trèèèèèèèèèèèèèès doucement tourné ses yeux pour les poser sur moi, attendant certainement une explication de ma part.

Ben quoi ? il est pas cassé ! la radio fonctionne toujours !

Ce matin, j’ai fait poser un nouvel auto radio. M’a coûté la peau des fesses, mais au moins il fonctionne. Et au premier BUP, vu le prix que je l’ai payé, c’est le vendeur qui se le prend dans la tête.

Posté par Kaliuccia à 15:12 - Morte de honte - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juillet 2007

Le monde à l'envers

Hier, au boulot, je me suis rendue compte d’une connerie (oups ! pardon un gros mot ! … mais je vous préviens, je suis pas d’humeur pour déconner (oups ! pardon un gros mot !) sur le nombre de gros mots que je vais dire ou écrire aujourd’hui.) que j’ai fait au boulot.

Alors oui je sais, tout le monde va dire que c’est humain, qu’il n’y a que celui qui ne fait rien à qui il n’arrive rien, que c’est normal avec la pression, la surcharge de boulot, le stress, la fatigue avant les vacances …. Ouaich. Ben n’empêche que la connerie, je l’ai faite, et que s’il y a une chose que je déteste, c’est bien de faire une connerie, et tout particulièrement au boulot. Et en plus, elle est monstrueuse, cette connerie (et merde aux gros mot !)

Autant, si mon collègue vient me voir en me parlant d’une bourde qu’il a commise, je vais relativiser pour lui, chercher la solution pour rattraper la bourde, le calmer, dédramatiser, et même lui trouver des tonnes de circonstances atténuantes, jouer au détective pour voir comment il a pu en arriver à faire cette bourde, et si je suis en forme, trouver un(e) autre responsable. Ca, je le fais super bien. Si un jour vous faites une bourde, laissez un com sur mon blog, et moi je vous retourne la situation que vous repartez soulagé d’un poids.

Quand il s’agit de moi, j’en suis totalement incapable. Je ne me trouve aucune circonstance atténuante. Je suis déstabilisée.

Enfin bref, on ne va pas se lamenter mon son lamentable petit sort de lamentable faiseuse de conneries.

Ca me rappelle une connerie que j’avais fait une année sur notre déclaration d’impôts à Rahan et moi. J’avais fait un joli cumul en plus. J’avais oublié de déclarer ses indemnités journalières. Bon ça à la limite, y’en a même qui font exprès d’oublier de les déclarer. Mais j’avais fait mieux, j’avais pris ma dernière fiche de paie, vous savez, là où il y a le montant net cumulé à déclarer. Sauf que je m’étais trompée de ligne, et même pas ça m’a traumatisée quand j’ai recopié les montants hein ! j’avais déclaré mon salaire du mois de décembre en Francs au lieu de déclarer le net imposable cumulé de l’année en €uros. Je crois que même en le faisant exprès, je n’y serais pas arrivée.

Et ça, c’est comme les enfants malades qui vous font un 40° de fièvre le samedi soir hein ! je m’en suis rendue compte le vendredi soir, en classant mes papiers de ma connerie. Donc, j’ai passé un week-end horrible. Le lundi matin, tout était réglé (normal, j’avais plus à déclarer que ce que j’avais déclaré initialement).

M’enfin bon, j’ai un sérieux problème avec le regard que j’ai sur mes erreurs.

Hier soir, j’étais dans un piteux état. Et j’ai un Rahan extraordinaire qui a su m’écouter et me rassurer (enfin essayer). Même qu’il m’a parlé. Et je peux vous dire que pour arracher à Rahan plus de deux mots, sortis du contexte du « oui, non, ah bon ? je sais pas » faut se lever de bonne heure.

Même boudeuse était toute retournée de me voir comme ça, sauf que je n’aime pas parler de mes problèmes de boulot avec elle. Je suis un peu comme les enfants qui ne racontent rien de ce qu’ils ont fait de la journée à l’école. Il y a mon monde avec les miens, et mon monde en dehors des miens. Et je fais tout ce que je peux pour qu’aucun des mondes ne vienne empiéter sur l’autre. Sauf hier soir, hier soir j’étais défaite.

Donc, j’ai une famille extraordinaire, qu’on se le dise, qui a su me soutenir hier, mieux que je ne l’aurais pensé. Et ça fait du bien. Mais j’étais dans un piteux état.

Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit.

Alors pourquoi parle-je de monde à l’envers ?

J’avais rendez-vous avec Boss ce matin, pour exposer ma connerie.

Boss m’a payé un café avant l’exposition de la connerie.

Boss a réglé la connerie avec moi.

Boss m’a payé un café après le règlement de la connerie.

Et Boss m’a remonté le moral.

Boss est un amour de Boss.

Et moi, j’ai fait une énorme connerie.

Posté par Kaliuccia à 12:43 - Morte de honte - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juillet 2007

Histoire de coupures

Allez, une tite anecdote boulot pour bien terminer la semaine.

Nous avons un client qui est aussi notre fournisseur. Nous les appellerons client X et fournisseur X.

Sauf que nous sommes plus gros fournisseurs pour eux qu’ils ne le sont pour nous.

Et voilà ty pas que je me retrouve avec une grooooooooosses facture qu’il leur reste à nous payer.

Sauf que c’est une très grosse boite composée de milliers de services et que même Astérix serait heureux de retourner dans sa BD et se battre avec ses formulaires, plutôt que vivre ce que je vis en ce moment.

Sauf que moi je n’ai pas d’Obelix  pour remettre les pendules à l’heure.

Donc, je relance inlassablement client X et me laisse balader d’un service à l’autre « c’est pas moi c’est lui » pour en revenir à chaque fois au point de départ, avec Monsieur-qui-passe-la-commande-mais-qui-n-a-rien-à-voir-avec-le-service-financier.

En parallèle, comme je vous le disais donc, Client X est aussi Fournisseur X.

Et Fournisseur X nous délivre une prestation mensuelle que nous réglons mensuellement. Fournisseur X ne tolère pas le plus petit problème de règlement. Et le mois dernier, nous avons eu un changement de rib qui n’a pas été pris en compte chez Fournisseur X.

Notre prélèvement a donc été refusé.

Aussitôt, Fournisseur X c’est emballé et m’a assignée au paiement immédiat, sous peine de coupure de prestations.

Je me suis donc exécutée, non sans lui rappeler que la connerie (oups ! un gros mot ! pardon !) venait quand même de ses services. M’enfin bon, le risque de la coupure étant trop important, je me suis exécutée et basta.

Entre temps, j’ai de nouveau Monsieur-qui-passe-la-commande-mais-qui-n-a-rien-à-voir-avec-le-service-financier au téléphone, et lui fais part de l’anecdote que je trouve somme toute amusante.

-         Vous rendez vous compte ? Je dois à votre entreprise un misérable petit montant de trois chiffres, alors que la somme que vous nous devez ne comporte que trois zéro de plus …. Et votre entreprise, Fournisseur X, menace de couper si je ne régularise pas sur le champ !

-         Oui, oui , j’entend bien, mais voyez vous moi je suis juste responsable des achats, je n’ai rien à voir avec le service financier, encore moins avec le service financier de Fournisseur X !

-         Certes, certes, mais voyez vous, je trouve amusant qu’on menace de couper les prestations pour une somme aussi ridicule, comparée à celle que vous nous devez. Et donc, je me demandais ce que je pouvais bien vous couper si vous persistez à ne pas nous payer.

Comme toujours, je n’ai réalisé la portée de mes mots (parfaitement innocents à l’origine) qu’une fois sortis de ma bouche.

Il y eut un grand blanc.

Putain (oups ! un gros mot, pardon) j’ai menacé un client de lui couper quelque chose !!!

J’espère que Monsieur-qui-passe-la-commande-mais-qui-n-a-rien-à-voir-avec-le-service-financier n’a aucune imagination, ou mieux n’a plus rien à couper, sinon ma réputation est faite.

C’est décidé, je me recycle !

Dès demain, je me fais fleuriste sur les marchés. Là j’aurais de quoi couper.

Posté par Kaliuccia à 18:08 - Morte de honte - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1